A - PERIODE ROMAINE
Rome faisait suivre ses armées par les "Calci Coctores" et les carriers bâtisseurs, laissant leurs œuvres encore visibles sur leur longue route d'invasion. La main d'œuvre facile fut fournie par les populations autochtones pour l'édification des Châteaux. Et c'est de l'état de serviteurs et d'esclaves que les Lordès passèrent maîtres dans leur art.
B - AU MOYEN AGE
Au début du XXème s., Ernest Seyrès, architecte communal, remarque, lors de la destruction de l'ancienne église Saint Pierre, les fondations d'un édifice paléochrétien et d'une nécropole à sarcophages, creusés dans des blocs de pierre du pays, datés de l'époque mérovingienne – VIème et VIIème s. – conservés aujourd'hui au cimetière médiéval du Château Fort. Ces ouvrages attestent d'une intense activité de carriers, car de nombreuses nécropoles irradient jusqu'à vingt kilom. de LOURDES. L'usage d'inhumer en sarcophage se perdant à l'époque carolingienne, les carrières seront abandonnées, faute de débouchés commerciaux. D'où leur sommeil jusqu'à l'époque récente.
Néanmoins, avant la Révolution, les Archives antérieures à 1790 faisant foi, on peut lire au Chapitre des Recettes de la Ville de LOURDES les redevances des exploitants :
C - APRES LA REVOLUTION
Une des premières familles de tailleurs de pierre de LOURDES semble être les Castérot. Exploitant déjà depuis 1730 la carrière de l'Arbéret, située quartier de l'Arrouza, un des leurs, Jacques Castérot, devient adjudicataire d'une carrière au Ger Mayou (Sud du Pic du Ger) le 31 Octobre 1811, suite à la fin d'exploitation de Bégarie Carme. Le bail sera de 9 ans, au prix de 160 F par an, et fourniture d'un char d'ardoises à la Ville. Un cahier de charges très strict devra être respecté. Il en sera de même pour toutes les adjudications à venir, qui seront approuvées par l'autorité de tutelle, Préfet ou Sous-Préfet.
Exploitants et ouvriers ont senti très vite le besoin d'union et de protection, car les conditions de travail sont pénibles : journée longue (10 heures), travail d'extérieur sous des périodes climatiques variables, mais souvent extrêmes, épidémies, chômage, accidents.
D'où l'organisation en corporation issue de l'Ancien Régime. Les bases en ont été établies par les pionniers de 1810-1820, qui lui donneront le nom de Confrérie des Tailleurs de pierre.