Les travaux de maçonnerie exigent un liant pour joindre les pierres. Pour cela, de grandes quantités de chaux sont nécessaires. D'où l'importance de cette fabrication, à partir des pierres non utilisables comme marbre, dans des fours à chaux qui vont être installés près des centres d'extraction. Les nuisances créées par les fumées exigeront des normes d'installation : une certaine distance devra être respectée entre les fours et les habitations, et aussi avec la route nationale. Les autorisations d'exploitation seront délivrées après enquête.
- Le 5 Décembre 1818, Mathieu Lamathe installe son four à l'ouest du Champ commun, mais il aura bien des ennuis qui l'obligeront à le fermer.
- Le 14 Février 1828, Antoine Pontico Barrau l'installe à la Forêt de Subercarrère, à 300 m. de la route.
- Le 19 Août 1837, Antoine Castérot Marto l'installe à l'ouest de son champ à Darré Espoueys.
- Le 9 Mars 1843, Joseph Mégeville installe deux fours à la Forêt de Mourle, quartier Hourna.
- Le 2 Avril 1853, Jean Fontan l'installe à la forêt de Trescrouts, quartier Coume deths Arrats, en limite de St Pé.
- Le 29 Avril 1855, Etienne Théas Ménigou l'installe à la Forêt de Subercarrère, quartier de Lidrac.
- Le 16 Février 1859, Victor Lacrampe veut l'installer au Garnavie, mais devant l'opposition des voisins, l'autorisation lui sera refusée.
- Le 3 Juillet 1859, Antoine Coumet l'installe à Lannedessus sur sa tourbière, à un kilomètre des habitations et à 50 m de la route impériale.
- Le 6 Mai 1878, Théodore Clos achète pour 3 000 F la parcelle où fonctionnent deux fours à chaux, située à l'entrée du chemin de l'Arrouza.
- Le 5 Novembre 1912, Félix Arquié installe deux fours à la Couradette à Anclades.
Le 26 Mai 1933, M. Cazaux Moutou installe ses deux fours à Darré Espoueys. Ils seront les derniers à fonctionner dans la Ville.