Mais d'où
viennent les rêves?
Comme chaque dimanche vous vous promenez en famille dans la forêt pas très loin de Strasbourg. Après une heure de marche harassante vous décidez de vous asseoir cinq minutes pour vous reposer. Puis soudain le petit chaperon rouge sorti d'on ne sait où vous accoste: "Pourriez vous m'indiquer le chemin qui mène à la maison de Grand-mère?" Effaré vous bafouillez un semblant de réponse. A peine remis vous apercevez au loin votre prof de français, tronçonneuse en main qui se rue vers vous. Affolé vous-vous réveillez en sursaut.
Et oui ! Vous venez de rêver. Mais quelles sont ces étranges histoires
qui chaque nuit se déroulent dans votre tête ? Gros plan sur cet
univers parallèle qui occupe près d'un tiers de votre vie.
Durant l'antiquité, nos ancêtres pensaient que les rêves
étaient des messages divins. Une bague par exemple annonçait un
mariage proche ou encore une rivière symbolisait la fertilité,
la richesse.
Freud
Aujourd'hui tous les scientifiques sont d'accord pour dire que nos rêves
sont les fruits du travail de notre cerveau. Au début du siècle,
un médecin autrichien du nom de Sigmund Freud (père de la psychanalyse)
tenta de déchiffrer le sens de ces songes.
Pour lui, notre cerveau serait comme une scène de théâtre.
Sur scène il y aurait toutes les émotions, les sentiments dont
nous avons conscience. Dans les coulisses se cacheraient tous nos instincts,
nos pensées que nous avons réfutées t dont nous ne sommes
plus conscients. Durant un rêve la porte des coulisses s'ouvrirait pour
faire ressurgir ces souvenirs. C'est au travers de ce mélange d'histoire
farfelu que nos instincts les plus primitifs (joies, peurs, pulsions sexuelles...)
réapparaîtraient.
Prenons un exemple:
Vous-vous promenez dans le parc de l'Orangerie, vous rencontrez une de vos
amies qui gentiment et sans savoir pourquoi vous offre deux ballons. Interprété
à la sauce freudienne les ballons désigneraient les seins de votre
amie .Ainsi ce rêve incarne un désir sexuel sûrement enfoui
dans votre existence.
Le sommeil:
Mais depuis les années 50, l'hypothèse de Freud est remise en cause par les biologistes. Ceux-ci assurent découvrir le fin mot de l'histoire en étudiant le sommeil. En 1953 deux américains (Eugen Azerinski et Nathaniel Kleitman) découvrent qu'il existe deux différents types de sommeil. Le premier se caractérise par une émission électrique de l'encéphale et lente. On appelle cette léthargie le sommeil lent. Le deuxième typer qui apparaît toutes les 90 minutes et qui dure entre 10 et 20 minutes se caractérise par une activité électrique du cerveau proche de celle d'une personne éveillée. C'est le sommeil paradoxal.Plus tard, d'autres biologistes ont refait l'expérience mais cette fois en demandant à chaque réveil non plus: "Décrivez-moi vos rêves?" comme Dement le faisait, mais en demandant : "A quoi pensiez-vous?". Ainsi ces chercheurs ont obtenu près de 70% de rêves dans le sommeil lent.
Plus tard, Mark Solms découvre que sur 112 patients qui après
une lésion cérébrale ont perdu la faculté de rêver,
à observé que 9 ont le réseau de cellules appelées
"voie du plaisir" (qui contrôlent en outre l'appétit et l'envie
sexuelle) défectueux.
La théorie de Dement est fortement ébranlée. Mais 9 cas
sur 112 est bien peu. Solms décide alors de fouiller dans les archives
médicales. On rapporte en effet beaucoup de cas similaires aux 112 patients
de Solms, beaucoup après leurs lésions sont devenus apathiques.
L'avènement de Freud:
Aujourd'hui la théorie de Freud est revenue au goût du jour, mais le fin mot de l'histoire reste encore mystérieux.Raphaël de Blay 2°1
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