Les canaux de diffusion

Le SMRTI utilise de multiples canaux pour diffuser la doctrine du Sahaj Marg. Nous en retiendrons seulement trois principaux pour exemples : la psychiatrie, le développement personnel et l'infiltration de certaines entreprises.

 
La psychiatrie spirituelle
   
Depuis longtemps, les psychiatres ont tenté d'expliquer le but suprême du Sahaj Marg au travers de leur discipline. On connaissait déjà le courant transpersonnel, voici maintenant la psychiatrie spirituelle.
Donnons la parole à Ferdinand Wulliemier, l'un de leurs meilleurs représentants. Il se présente lui-même au cours d'un congrès sur la "Médecine du troisième millénaire" organisé par Stratégique (Conférence du 19/01/97 à Paris) :

"Mon nom est Ferdinand Wulliemier, je suis établi comme psychiatre dans une pratique privée à Lausanne, j'enseigne à la faculté de médecine de Lausanne et également au Centre d'études de la famille, qui dépend du département de psychiatrie adulte. J'organise des séminaires et participe à cette conférence en tant que membre de l'AIPS [Association Internationale de Psychiatrie Spirituelle]. Je pratique la méditation depuis environ 12 ans et j'essaie d'intégrer ma pratique spirituelle dans ma vie quotidienne, entre autres professionnelle."

Lors de cette conférence, il rapporte les résultats d'une étude qu'il a réalisée : "elle porte sur une population de 54 personnes, pendant une période de 8 ans, entre 1988 et 1996. Ces 54 personnes étaient des patients que j'ai suivi personnellement en tant que psychothérapeute et qui soit se sont mis à méditer ou méditaient déjà selon le système du Sahaj Marg yoga (...). Parmi les 54 personnes étudiées, qui ont fait l'objet d'une psychothérapie et qui se sont mises à méditer (...), on ne constate ni problème psychologique ni somatique notoire lorsque les personnes font une psychothérapie avant de se mettre à méditer."

"(...) Qui sont les gens qui sont impliqués dans une pratique spirituelle d'un point de vue sociologique ? Presque les trois quarts sont des femmes. Ils ont entre 18 et 80 ans, rarement plus, avec un maximum entre 35 et 50 ans. Cela permet de faire un lien avec la "crise du milieu de la vie" dont parlait CG Jung, qu'il situait autour de 35 ans. Quels sont leurs milieux socioculturels et professionnels ? A peu près tous semblent représentés, mais on y trouve une sur-représentation des soignants, des enseignants également mais dans une moindre mesure, et peut-être des artistes."

"Quel est leur niveau évolutif, c'est-à-dire à quel niveau de fonctionnement psychologique peut-on les rattacher lorsqu'ils commencent à méditer ? Disons tout d'abord que selon cette estimation, presque un quart ont fait une psychothérapie avant de commencer une pratique spirituelle. Une bonne minorité d'entre eux, environ 30%, sont des personnes dites "peu structurées" : si je prends la classification psychiatrique usuelle on y inclura des personnalités borderline, borderline-névrotiques et borderline pré-psychotiques (...)".

Prosélytisme psychiatrique ou pas, la Shri Ram Chandra Mission recrute allègrement parmi les personnes psychologiquement fragiles. A tel point que Chari lui-même s'en est ému :

"(...) nos précepteurs doivent être très prudents quand ils admettent de nouveaux abhyasis, afin de veiller à ne pas avoir ici des gens qui ne peuvent être aidés. Je fais tout spécialement allusion aux personnes qui ont des problèmes mentaux, et qui ont subi une thérapie dans des hopitaux ou cabinets psychiatriques. Les cas de ce genre sont de plus en plus fréquents (...)" (Discours du 31/12/92).

 
Le développement personnel
   
Quoique disent les psychiatres de la Shri Ram Chandra Mission, force est de reconnaître que leurs titres sont reconnus et sanctionnent un cursus d'études supérieures.
Mais il n'en va pas de même pour les multiples psychothérapeutes et psychanalystes qui fleurissent au sein de la Mission. N'importe qui peut devenir "psy" pourvu qu'il ait suivi une formation (dispensée par n'importe qui).
Ainsi apparaissent de nombreux thérapeutes qui surfent sur la vague des nouvelles thérapies orientées vers l'approche corporelle et le mieux-être (analyse transactionnelle, PNL, sophrologie, etc.).
Leur seul objectif, hormis l'aspect financier, est de trouver de nouvelles recrues assez fragiles pour être facilement déstabilisées...

Autre stratégie très voisine, ce sont les formations en développement personnel, très à la mode dans le monde du travail, où l'on exige toujours plus de l'individu au détriment de son stress.

Là encore, n'importe qui peut devenir formateur ou créer un centre de formation. Il n'existe aucun diplôme obligatoire pour ce genre d'activités.

Dans ces stages de formation, on retrouve donc des techniques à dominante "psy" (gestalt, bioénergie,...), des techniques à dominante sportive (shiatsu, kinésie) ou de communication (analyse transactionnelle, PNL) ou bien proprement issues du Sahaj Marg (yoga, méditation) dont les abhyasis se disent facilement spécialistes.

Au sein de cabinets privés, d'instituts ou de centres de formation, les abhyasis exercent leurs talents de prosélytes spirituels sous les étiquettes les plus variées. Jusqu'à ceux qui, en Inde, interviennent auprès des forces de police ou dans les établissements d'enseignement supérieur.

 
Infiltration d'entreprises
   
De nombreux abhyasis sont aussi chefs d'entreprises dans tous les domaines d'activités. Et leur prosélytisme s'exerce dans le monde professionnel comme ailleurs. Ainsi la Sahaj Sasyadi Ltd, entreprise médicinale, n'hésitait pas à revendiquer son adhésion aux principes du Sahaj Marg, en affichant le portrait du Maître sur la première page de son site web.
Plus insidieux sont les abhyasis infiltrés dans la fonction publique ou l'armée, qui n'hésitent pas à utiliser leur fonction aux meilleures fins de la Shri Ram Chandra Mission.

     
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