La tragédie de la Minerve







L'Eurydice au bassin le 22 février 1963


Avant 1968, les sous-marins du type DAPHNE paraissaient réussis et nos services techniques en étaient fiers. On allait même jusqu'à dire, bien imprudemment, qu'ils étaient parfaitement sûrs en plongée.

Lorsque Ia MINERVE disparut cette confiance ne fut pas ébranlée. On voulut croire à un abordage en plongée avec un mystérieux sous-marin, peut-être soviétique, ou encore à une faute de l'équipage. Cette sorte de blocage intellectuel fit qu'on n'étudia pas sérieusement l'hypothèse d'une défaillance du matériel ou celle d'une erreur de conception, et qu'on ne prit par conséquent aucune mesure préventive ni curative.

Deux ans après, le 4 mars 1970, l'EURYDICE disparaissait à son tour, corps et biens, prêt de St Tropez, au large du cap Camarat, ( une quinzaine de kilomètres ). Cette fois, ce fut comme un coup de tonnerre qui débloqua les esprits les plus verrouillés dans leurs certitudes.

Après repérage de l'épave ( Latitude : 43.16 N ,Longitude : 6.80 E ) , une enquête approfondie et des simulations sur ordinateur révélèrent plusieurs causes techniques possibles des deux accidents, et on y porta enfin remède.

Depuis, les DAPHNE sont effectivement des sous-marins sûrs, mais pour les 57 hommes de L'EURYDICE, c'était trop tard.




La série Daphnée posséde deux lignes d'arbres.

Le nombre de tubes est porté à douze, dont 4 à l'arrière, parfaitement visible sur la photographie.

< Page Précédente

Page Suivante >