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Un départ difficile

 

 

 

 

 

 

 

Navire : C’est en fait avec trois navires que Jacques Cartier mena son deuxième voyage d’exploration, de 1535 à 1536, celui sur lequel nous avons le plus de renseignements. Il s’agissait de la Grande Hermine, la nef générale sur laquelle se trouvait Cartier lui-même, (100 à 120 tonneaux), de la Petite Hermine (60 tonneaux) et de l’Hémerillon (40 tonneaux). Retour Récit

 

 

Mécontents : Notre minette a été embarquée de force, un peu à l’image des marins avec lesquels Cartier traversa l’Atlantique : il a eu visiblement beaucoup de mal à recruter des équipages pour mener à bien ses expéditions :  d’après les  indications données  par Monsieur  Charles-André JULIEN, qui a  édité les relations de CARTIER, les  armateurs de  Saint-Malo étaient hostiles à son voyage et l’empêchèrent de recruter des marins.

 

 

C’est seulement un arrêt du 28 mars 1534 fermant le port jusqu’à ce qu’il eût réussi à équiper ses navires, qui mit fin à cette opposition.

A la fin du XV° siècle, Christophe Colomb avait rencontré les mêmes difficultés, et il avait fallu faire appel à des prisonniers pour recruter l’équipage ; les voyages de Cartier, à la différence de celui de Colomb en 1492 ne sont cependant pas des voyages de découverte, mais des voyages d’exploration, la route étant connue et fréquentée, ainsi que le mentionne lui-même Cartier à la fin du récit de son deuxième voyage. Il semble cependant que les marins n’étaient guère enthousiastes devant ce genre d’expédition qui ne leur rapportait aucun profit, et qu’ils préféraient de loin continuer à pratiquer la pêche dans l’Atlantique, activité qui était pour eux beaucoup plus rentable.

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