Vincent di Sanzo : poèmes et notice bio-bibliographique



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                  Vincent di Sanzo

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Labyrinthe ( S.Arabo)

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Trio

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Mon coeur se vide et vient inonder

cette page

D'un tendre et curieux délire

Et se plaît à rendre hommage

A votre beauté et à vos sourires.

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De ses yeux à son regard je ne sais

quel tendre chemin

De ses lèvres à sa bouche emprunter

doucement au hasard

De ses cheveux à sa nuque caresser

lentement enfin

De ses doigts à sa main n'embrasser

que du regard.

***

Un sourire

Un chagrin

Un désir

Une main

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Un reflet

 Un soleil

 Un secret

  Un sommeil

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Un au revoir

Un lendemain

Un espoir

Un jardin

Un amour

Une rêverie

Un retour

Une folie

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Un toujours

Un regard

Un bonjour

Un retard

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Un baiser

Un jour

Une pensée

Un détour.

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Solitude

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Solitude, éternelle solitude, depuis combien de temps es-tu ma seule compagnie ?

N'est-ce-pas depuis ce jour où ce coeur chéri s'est éloigné de moi, depuis ce jour où

il s'est mis à voguer laissant derrière lui quelques flamèches tournoyer au-dessus

d'un bonheur fraîchement né.

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Oh solitude, solitude de mon âme au milieu de cette immense foule, solitude de cette

foule écrasante et indifférente, combien de temps encore devrai-je souffrir ton joug?

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Je voudrais

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Je voudrais voir ton visage me sourire

Et répondre à ce sourire par un baiser

Je voudrais que mon corps effleure ton corps

Me blottir tout contre toi

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Je voudrais m'évanouir dans tes bras ...

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Qu'il fait bon à l'ombre de ce coeur adoré

Quel bonheur de se sentir aimé

Je me sens léger, léger comme si j'étais porté

Par ton parfum qu'une légère brise emporterait

Je voudrais ... mais mon rêve s'est dissipé.

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La nuit

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Le déclin du jour exile les bruits vers l'inconnu

Il étouffe les cris et les voix

Seuls le soupir d'une légère brise et le bruissement

des feuilles troublent ce silence subtil

Un noir profond envahit le ciel et s'abat sur les maisons

Les arbres, masses obscures, se détachent encore de l'horizon

C'est alors que tu apparais, beauté divine, toute vêtue de blanc

Tu t'engouffres dans cette insondable opacité

Le murmure des ténèbres s'empare de ton corps

Le monde des pensées n'est plus

La solitude t'envahit, la sérénité pénètre ton esprit

Un silence intérieur s'étend sur ton âme, silence des illusions,

silence des désirs

Dans un froissement de robe, tu émerges de l'obscurité

oh frisson de la vie

Vainqueur de cette énigme qu'est la nuit.

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   Vincent di Sanzo est habité par la passion du voyage...La géographie (l'intérieure

et "l'extérieure") ne fait-elle pas partie intégrante de la poésie ?N'en est-elle pas l'un

des hauts-lieux? Ne la révèle t'-elle pas ?

   "Le Signe et La Trace ": c'est sous ce titre qu'un jour je publiai l'un de mes recueils

de poèmes...Ce pourrait-être celui des poétiques carnets de bord que tint Vincent de ses

nombreux voyages : là où mondes extérieurs et intérieurs se rejoignent...De la géogra-

phie sacrée...

   Mais Chut ! Vincent  raconte...

                                             S.Arabo

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   Les Mexicains semblent très pieux, à l'image des Italiens du sud, on trouve dans

leur voiture maints chapelets et images dévotes. L'autobus qui nous menait à la basilique

de Guadalupe ne dérogeait pas à la règle, une image de la Vierge à la peau brune or-

nait le tableau de bord. Il se trouvait que la vierge représentée sur cette image et celle

de la basilique était la même.

   Chemin faisant, nous nous arrêtons dans un endroit situé près d'un grand axe rou-

tier, appelé place des Trois Cultures. Là nous trouvons les soubassements de pyramides

précortésiennes, une église datant de l'époque coloniale et des immeubles modernes.

Quittant cette place, nous passons près d'une école primaire. Un coup d'oeil indiscret

aux fenêtres nous permit de découvrir de sympathiques bambins sur leurs pupitres de

classe.

   L'ancienne basilique, surmontée de quatre tours et d'une coupole dorées, offre un pièt-

re visage. Murs sales et fissurés,façades inclinées. On aurait dit un vaste chantier. La ba-

silique, ayant tendance à s'enfoncer dans le sol, était fermée au public et une basilique

toute moderne a été construite juste à côté pour accueillir les pèlerins. A l'intérieur de

celle-ci un prêtre et de nombreux fidèles priaient dans une clarté éblouissante qui contras-

tait avec la pénombre à laquelle nous habituent nos églises plus anciennes. Il fallait vrai-

ment que l'appel à la prière, auprès de la Vierge, fût très fort pour arriver à se recueillir

dans ce lieu si fréquenté.

   Aux environs des basiliques de nombreux jardins, que l'on atteint par des escaliers

décorés de céramiques, nous exposent une grande variété de plantes locales dont les

fameux cactus, magueys et candélabres. La végétation y est verdoyante. Nous arrivons

près d'un amas rocheux duquel une cascade jaillit pour se déverser dans un point d'eau.

Des indigènes accompagnés d'un prêtre tendaient des offrandes à la Vierge de Guadalupe.

Les nombreuses statues étaient vraiment très expressives, mais quelle curiosité que ces In-

diens , Aztèques peut-être, se prosternant devant la Vierge.

   Cet après-midi allait être consacré au site préhispanique de Teotihuacan dans les envi-

rons de Mexico. Sur la route nous nous arrêtons près d'un atelier artisanal qui vivait des

agaves et du travail de l'obsidienne. Là en une étonnante démonstration on nous explique

tout ce que l'on peut tirer de ces cactus. Lorsqu'il a accompli sa croissance et que son

tronc a toute sa grosseur, on en coupe le coeur en enlevant 5 ou 6 feuilles centrales. On

creuse une cavité dans le tronc et pendant 2 ou 3 mois on recueille dans ce creux un liqui-

de qui chaque jour y afflue. Quand on le fait bouillir il se transforme en un vin douceâtre.

Lorsqu'il est livré à la fermentation il forme une forte liqueur, la fameuse tequila ou le

metzcatl qui fait tant de ravages parmi les Indiens. On retire des feuilles de cette plante du

fil à coudre, les pointes dures peuvent servir d'aiguilles.

   On en fait aussi de la ficelle et des textiles.

   Teotihuacan était une ville immense habitée successivement par les Olmèques puis pas

les Aztèques. L'arrivée au centre cérémonial provoque un choc incroyable. Comment ne

pas songer à Cortès pénétrant dans cette cité extraordinaire encore habitée sous le règne

de Montezuma. Quelle impression de remonter l'immense avenue des Morts bordée de ces

nombreuses pyramides. D'abord la pyramide de la Lune constituée de trois plate-formes

successives et d'un sommet. Nous décidons de gravir les escaliers creusés dans la face

sud. L'ascension est pénible car les escaliers sont raides et très endommagés. De plus la

hauteur des marches est inhabituelle.

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   Toutes ces émotions nous ont creusé l'appétit et un bon repas s'impose. Au terme de

celui-ci nous gouttons au metzcaltl,fort mais délicieux alcool malgré les non moins délici-

euses cochenilles qui flottaient dans la bouteille !

   Nous poursuivons notre découverte du site par le temple de Quetzacoatl. Si jusqu' ici

les monuments nous étaient apparus pauvres en décorations et sculptures, ici abondaient

les sculptures représentant les têtes du serpent à plumes et les masques symbolisant Tlaloc

le dieu de la pluie. Les frises sont ornées de coquillages et il reste de nombreux vestiges

de polychromie.C'est d'ici que nous ramènerons les deux statuettes reproduisant les dieux

du panthéon aztèque. Préalablement destinées à des cadeaux de familles nous avons

finalement cédé à leur exotisme.

   Sur la route du retour nous faisons une courte visite au charmant monastère Augustin

d'Acolman. Sa curieuse façade est de styles roman et renaissance.Le patio est entouré

d'une belle galerie et est ornementé d'orangers. Sur un des côtés du monastère un plaisant

escalier en S nous a particulièrement charmés .

   De retour à Mexico et en se promenant dans les jardins de l'Alameda nous dégustons de

savoureuses crêpes cuites par des marchands ambulants qui préparent aussi du maïs grillé.

La nuit enveloppant Mexico nous décidons de nous rendre à la tour Latino-américano toute

proche. Du haut de ces 44 étages, soit 150 mètres, nous jouissons d'une belle vue sur la

capitale qui semble se dessiner là, sous nos yeux émerveillés,avec ses myriades de petits

points lumineux ...

                      V. di Sanzo " Carnets de Voyage " ( le Mexique )

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              Merci àVincent di Sanzo de m'avoir autorisée à reproduire ces textes

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Notice bio-bibliographique :

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   Vincent di Sanzo est né le 8 Juillet 1960. D'origine italienne ,

Auvergnat d'adoption.

   Il avoue porter en lui l'ambiguité de cette racine double : un " coeur

italien" et une " âme rêveuse ", attachée aux paysages de son enfance.

Désir et mélancolie ponctuent tour à tour son inspiration.

   Vincent ne s'en cache pas : il est un romantique, amoureux des romantiques.

On retrouve parfois dans ses poèmes des réminiscences de Chateaubriand ou

de Lamartine...Comme le premier,il est hanté par le mythe de la "Sylphide", femme

idéale, inaccessible, convoitée : tantôt perdue, tantôt retrouvée.

   Vincent di Sanzo est aussi un amoureux des voyages : ce qui l'intéresse en réalité,

quelqu'en soit le support et pour en faire l'alchimie, c'est son propre imaginaire.

                                         Silvaine Arabo

                       .

On peut lire des poèmes de Vincent Di Sanzo sur les sites Internet suivants:

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 -Les Boréalités : < http://www.franco.ca/glizotte/ >

-Gertrude Millaire : <http:11206.47.102.2/usagers/gmillaire >

-Espace poétique d'Huguette Bertrand:

 < http://www.francomedia.qc.ca/~s.o.s.fr//Poesie/poete.html >

-La société des Poètes Naissants : < http://rhea.uqah.uquebec.ca:8081>

-Hétéroclite no 7 <http ://www.worldnet.fr/~villemon/het7.shtml >

On pourra compléter cette biographie par l'interview donné à Paroles

d'écrivains  < http://www.imaginet.fr/~hguinard >

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Site de Vincent di Sanzo : voir page des liens

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Ecrire à Vincent di Sanzo :

"Vincent di Sanzo"<vdisanzo@teaser.fr>

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