JOSYANE DE JESUS BERGEY
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SI...
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Rien ne se refuserait au silence
le dos du jour
Conserverait l'abri des draps
une quiétude passerait à l'envers
étonnée de ne sentir poindre
que la même histoire .
Il suffirait qu'un cri
troue le matin
un chant de coq
pour que se renouvelle
la grande question .
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Preston UK
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Aller plus vite
vers ce temps
où la peur de l'âge
S'arrête
le dernier mur escaladé .
On a nettoyé la terre
de ses effrois
vienne la liberté
d'aller vers toi
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The Croft Lake District UK 96
.Poèmes inédits ( 1996 )
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Extraits du recueil inédit :
Ne me raccompagnez pas
Je suis pressée .
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Depuis que je n'ai plus sommeil
parce qu'il faut bien quelquefois
exagérer les choses
les détacher du mouvement
à force de tout cela
chaque pas avance
j'y pense
depuis que je n'ai plus sommeil .
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A Serge Brindeau A Jean-Pierre Rassez mon ami
I.M. à sa mémoire
Qui criait à l'aube Chaque brassée de terre
on ne s'en souvient plus soulève un voile
seulement le silence des os
depuis son départ s'empare du sol
on sait les petits matins se dilue dans les pleurs
où le vent court il ne reste au temps
sur les luzernes que le souvenir
qu'un goût de brisure et plus rien à croire
habite ou à souffrir
toute cette capacité du jour un exil commence
Les saisons prises dans le temps je ne crains plus
et tout ce bruit que le silence des oiseaux.
pour le silence .
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Toujours le vent passe
je ne doute plus de son galop La fuite se devine
j'écoute à l'absence du regard
cherchant ce qui va arriver quelque chose s'est déréglé
lassée du même geste le temps épouse l'ombre
à tâtons sur le masque de l'hiver .
je n'ai plus peur Le granit attend .
j'attends simplement
que la porte s'ouvre .
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Déjà quelque temps A l'abri, il nous manque
que se profile les oiseaux
entre ombre et jardin c'est toujours l'immédiat
l'odeur du géranium qui se livre .
peut-être que la rivière L'on ne revient jamais
noie ses reflets de ses limites
dès que la fenêtre à peine avons-nous
devient le regard de la nuit . le temps d'y penser
. . avant que le grand vol
Tu veilles ne nous recouvre .
à l'ombre de tes mots Il faut laisser l'arc-en-ciel
jusqu'à ce que poursuivi nous étonner encore .
naisse le poème .
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A part cela
il suffit de s'en tenir à l'ordinaire
on continue
et l'on salue l'ombre qui passe
la fuite est prévue depuis longtemps
on ramasse ses mots pour former passerelle
et,
lorsqu'il n'a plus rien à dire
l'homme traverse le gué
et complote avec le temps
comme s'il lui appartenait .
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Ces poèmes ont été reproduits avec l'autorisation de Josiane de Jésus-Bergey,
que je remercie.
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JOSIANE DE JESUS-BERGEY, notice bio-bibliographique
Née à La Rochelle.Commence à écrire dès son enfance.
Ses rencontres avec Jean Bouhier et Serge Wellens sont décisives ( conseils et
critiques lui permettent une nouvelle approche de l'écriture ).
Participation à plusieurs revues et anthologies.
Publie six recueils de 1993 à 1997 et , en 95, participe à l'édition d'une cassette
de Patrick Préjean et Guy Grosso " Il faut reboiser l'âme humaine ".
A paraître aux Editions Océanes avec une présentation de Jean Bouhier : Ciel dé-
gagé, mer calme
En projet : édition de cinq recueils inédits.
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