( 701 - 761
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PENTASYLLABES
Plage aux galets blancs
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Limpide, peu profonde, l'arène aux cailloux blancs sous l'eau
Les verts roseaux, on pourrait les saisir
Des familles habitaient aux rives du ruisseau
Elles lavaient la soie grège au clair de lune
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Du torrent aux épineux
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Du torrent aux épineux émergent des rocs blancs
L'espace est froid, les feuilles rougies se font rares
Sentier de montagne : plus de pluie
Le ciel devenu bleu, mes habits encore humides
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Sans titre
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Un frêle esquif amène l'invité
Au loin le voilà qui arrive voguant sur le lac
Face à face dans la véranda nous trinquons
Aux quatre coins les hibiscus s'épanouissent
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HEXASYLLABES
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Les pêchers aux fleurs rouges gardent encore la pluie de la nuit
Les saules verts retiennent les brouillards du printemps
Fleurs tombées,le jeune domestique ne les a pas encore balayées
L'oriole a beau crier, le montagnard invité reste endormi
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On boit du vin devant la fontaine voisine
J'embrasse ma harpe appuyé contre un grand pin
Dans le jardin sud, à l'aube,je cueille des tournesols mouillés de rosée
Dans le vallon est,le soir, je pile le sorgho jaune
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QUATRAINS ( hexasyllabes )
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Extraits de " Sept poèmes sur les joies d'un jardin campagnard"
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On visite les mille portes et dix milles demeures ( 1 )
On passe dans les quartiers du nord et les blocs du sud
On trotte faisant résonner les agates pendues aux harnais
Aux monts des Immortels, parait un être aux cheveux flottants.
Qui est-ce ?
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A la seconde audience, ou t'a fait marquis de dix mille foyers
Parlant debout, on t'a offert une paire de jades
Vraiment excellents, ces deux sages ( 2 ) cultivant le champ du sud !
Mieux vaut reposer sur un lit haut près de la fenêtre de l'est !
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1- Titres de noblesse, correspondant si l'on veut à " comte " et " marquis ".
2 - Ces deux sages sont Chang Ju et Jie Ni, deux contemporains de Confucius,
qui se retirèrent à la campagne.
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On cueille des macres à l'embarcadère ; rafales de vent
On s'appuie sur sa canne ; à l'ouest du village, soleil couchant
Au bord de la terrasse aux abricotiers, un vieux pêcheur
À la source aux fleurs de pêcher, des gens habitent
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Touffue et odorante l'herbe au printemps verdoie
La pinède qui grandit, en été frissonne au frais
Vaches moutons rentrent tout seuls au village
Le garçon naïf ne reconnait pas la veste et le bonnet mandarinal
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HEPTASYLLABE
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Envoyé à un moine du monastère Chong fan
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Moine de Chong fan ! ( bis )
L'automne est revenu sur le mont Fufu, le printemps ne revient pas
Les feuilles tombent, les oiseaux crient, désordre confus
Le ruisseau devant ma porte, les monts à ma fenêtre, j'écoute le silence
Dans cette gorge, qui se soucie des tracas humains ?
Dans la commanderie, on regarde les montagnes vides
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Poèmes extraits de ANTHOLOGIE DE LA POESIE CHINOISE CLASSIQUE,
Edit. LES BELLES LETTRES, avec la traduction et les annotations de
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Merci aux éditions des BELLES LETTRES et à Maurice Coyaud de m'avoir
aimablement autorisée à reproduire ces textes.
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