Poèmes de Serge Wellens



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                              Serge Wellens

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[Image].

Vents et canaux ( Silvaine Arabo )

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HIER VIVAIT D'AILLEURS

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   Hier vivait d'Ailleurs . Il nous était donné de faire chanter la lèpre, d'entretenir

les ruines. On dormait dans le lit des rivières, dans le froid des cressons. On don-

nait une conscience à des terres incultes : cadastres transparents, vastes projets

d'irrigation et de détournement des vents .

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   Notre pouvoir s'éclairait du dedans. Une forêt d'astres humiliait la nuit .

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DU SEC ET DE L'INCOLORE

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 Il fallait avoir raison du sec et de l'incolore, donner aux mots le courage de la

sève et l'obstination des racines . Mais les sauterelles venaient toujours avant la

feuille, avant l'oiseau . La pluie suivait de loin la foudre .

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NOTRE PAIN DE CHAQUE JOUR

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   Notre pain de chaque jour a bien le goût du miracle. La sève dissout l'écorce,

la voix punit l'écriture, la lumière corrompt le boisseau.

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   Une main passe. C'est l'ombre d'un oiseau sur la neige de la page où bientôt

paraît quelque flaque d'eau sale .

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CRAQUELURES

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   Les reflets se dépareillent dans les eaux confuses de la famine. Les étoiles s'entre-

dévorent . La lune est un cratère de glace, un mufle de charogne ...Une fois encore

il faut marcher parmi ces futaies de lave, se fier aux balises de l'irrévocable, trouver

un sens . Avancer. Avancer vers quoi ?

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CONFIANCE AU TEMPS

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   J'aurais trop fait confiance au temps, trop espéré du sommeil.

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   Je n'ai pas vu la mer prendre le large, les crêtes cingler vers des horizons, ceux-là

vraiment inaccessibles . Désormais nul poème ne me renvoie l'image de celui qui lo-

geait dans les plis du vent, qui rêvait de mener de vieilles catastrophes dans la demeu-

re des princes ...

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   J'interroge en vain les miroirs et les flaques.

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Poèmes extraits de " MÉDUSES " ( 1967 ),recueil dédié à José Millas-Martin

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Un nid tombe en poussière entraînant dans sa chute

la Grande Muraille de Chine tout entière

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De son côté la mer fait des corbeaux boiteux

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Vous avez dit pétrel ? Vous avez dit pétrole ?

Il n'y a pas que les oiseaux

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et les érables qu'on opère à coeur ouvert en pure

perte

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De sources bien informées nos rivières vont mourir

La pluie affame les chevaux  La terre nous quitte

S'en va tournant vers quelque soleil froid

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Et moi je vais dans l'autre sens   conduit par une

rumeur de racines

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par des odeurs de pommes mûres   de lait bourru  de

feu de bois

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vers l'amont   l'enfance de l'art    la désuétude

une maison qui n'est qu'un seuil où tu m'attends

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Ma belle au dormant de la porte

Je n'ai de demeure qu'en toi .

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Extrait de L'ORDINAIRE DES JOURS, pour Annie

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L'ÉPOUVANTAIL

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Entre l'étoffe déchirée

et la doublure décousue

il portait une espèce

de manteau de lumière

qui déroutait la foudre

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L'hiver l'ayant traversé

il n'en demeure

que bois mort mis en croix

dont les oiseaux chantent la gloire

dans le petit matin précoce .

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LES JARDINS DE L'ARTHROSE

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Van Gogh a peint ce soleil qui répand

son soufre sur les jardins de l'arthrose

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Comment en verrions-nous la lumière aveuglante

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Mais nous savons que c'est ici

à des fractures mal scellées

à des divorces de jointures

à de froides incandescences

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Il m'arrive l'image noire

de buissons retournant contre eux-mêmes

leurs épines

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greffes de la folie

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Les oiseaux ne se posent pas

ils s'accrochent

à quelque défaut de paroi

à quelque frottement

de branches contrefaites

ils ne jouent de la flûte ni du violon

mais du bec

             cela fait

un bruit d'horloge

inconsolable

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Il m'arrive la rumeur

de racines forant

la calamine et le cambouis

comme des doigts de sculpteur fou

d'équarisseur

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et le feu prend figure

d'un geste qui délie des gerbes de vipère

d'un mouvement qui fait

jaillir des roses de scorpions

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sommeil cardé par

de rugueuses vertèbres

survol vertical

de lignes à haute tension

.

une épeire y dessine

sans fin mon labyrinthe

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Cependant

il m'arrive

d'apercevoir l'estuaire

au-dessus des jardins

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Ce peut être du gris en son épuisement

lavé au bleu de la Genèse

et peut être un corbeau

désemparé plongeant

dans le touffu d'un vol de mouettes

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c'est l'estuaire

.

l'estuaire

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au-delà se tient

l'au-delà de tout

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Je n'habiterai pas toujours l'hiver du temps

à l'insu de ce corps mal devenu

les eaux profondes

élèvent leur lumière de psaume

jusqu'au-dessus des cieux

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Gloire sans épaisseur

ô souveraine apesanteur de la grâce

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Je suis en ces jardins

et je suis ces jardins

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Je m'éloigne

j'avance .

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UNE MATINÉE FRANCISCAINE

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                           Pour Marguerite-Marie Neel

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Quand le temps se met aux abeilles

Seigneur je reconnais en toi

le seigneur des abeilles

et de leurs environs infinis

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Dans la fournaise de l'essaim

dans le grégorien de la ruche

il me revient de percevoir

le bourdonnement des planètes

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Vienne alors la pluie

déchirer nos vitres

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la folie vêtue

de balle d'avoine

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l'or des saisons

qui dans nos arbres fructifie

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et que le temps s'y mette

et que le temps s'y fasse

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vienne ce qu'il advient

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c'est toujours comme une poignée

de clous incandescents

qu'on me jette à la face

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toujours dans l'éblouissement

ton apparence la plus sûre .

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Poèmes extraits de " LA CONCORDANCE DES TEMPS " ( 1986 )

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SCARABÉE

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Dans la carrosserie

d'un moins que rien de scarabée

traînant dans moins que rien

sa moins que rien de vie

la lune

se trouve belle

et tremble.

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CHENILLE

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Si peu que rien

à peine un souffle

l'image si possible

d'un bruissement dans la poussière

entre deux touffes calcinées

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Du doigt nous en suivons la trace

qui dément toute pesanteur

jusqu'au bord d'une flaque

sans imagination .

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ABEILLE

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D'un trait de diamant l'abeille

a fêlé la rêverie

du vieil homme en son désert

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A présent il la suit des yeux

jusqu'à ce buisson d'abeilles ardentes

qui sans se détruire déploie

de dards et de miel son incandescence

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Marche pieds nus car tu foules ici

une terre dont la poussière

n'a pas de prix

l'or du temps à l'or du sable confondu

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Alors

ce qui se tient dans le buisson

répand alentour un silence

qui couvre les bruits du monde .

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Poèmes extraits du recueil " LES RÉSIDENTS " ( 1990 )

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VERRE D'EAU PRÈS DE LA FENÊTRE

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Le jour

qui traverse l'eau contenue

dans ce verre non moins limpide

en voit sa lumière augmentée

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Il n'y a rien à comprendre à cela

sinon que l'eau

atteint l'excès de dignité

qui donne l'illusion de l'absence et du vide

en ce verre posé très haut sur son pied

comme le butor étoilé dont sans doute

je foulai la méditation

ce matin sur la rivière

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Le verre

l'eau

la lumière

et rien d'autre surtout

L'ombre d'une feuille y serait emphase

le reflet d'un trait de guêpe

détournement

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Etranger

il est grand temps

que tu t'en ailles .

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L'ARBRE AU FOND DE LA RIVIÈRE

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La forme d'un poisson se pose

sur la branche la plus lointaine

et tremblante d'un reflet

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Passe l'ombre d'un homme

un instant retenue

par de vagues remous

d'écorces

de racines

.

( C'est ainsi

les hommes sont mortels

Ils meurent

on dit qu'ils passent )

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Et puis s'en vient l'apparence d'un chien

désoeuvré cherchant dans son propre rêve

un coin de nuit pour dormir

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Alors l'oiseau

très haut dans le ciel

désert jusqu'à l'absence

étant seul à voir cela

se prend à douter de ses ailes

et tombe .

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Extraits de " VIVRE NOUS TENTE "

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Tous ces poèmes ( de 1952 à 1992 ) ont été regroupés par Serge Wellens

sous le titre " LA CONCORDANCE DES TEMPS "( Edit . FOLLE AVOINE )

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Je remercie SERGE WELLENS et les Editions FOLLE AVOINE de m'avoir

autorisée à reproduire les textes ci-dessus.

                                   Silvaine Arabo

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Serge Wellens, notice bio-bibliographique :

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- Né à Aulnay-sous-Bois le 11 Août 1927. Parents artistes de cirque (mère française, père belge).

- Ecole primaire puis buissonnière dans un Paris sinistre où l'armée d'occupation a effectivement

la couleur des buissons.

- Lecteur boulimique, autodidacte à plein temps. Premiers poèmes vers la quinzième année.

- Commis libraire.

- Se lie d'amitié avec les poètes de "l'Ecole de Rochefort" : Jean Rousselot, Jean Bouhier,

Michel Manoll, Luc Bérimont, Marcel Béalu .

- Fonde en 1954, avec quelques amis, un mouvement farceur baptisé "l'Orphéon " qui, de canular

en canular, finit  par organiser de vrais récitals de poésie sous des préaux d'écoles,avec de grands

poètes contemporains, devant un public populaire.

- Ne s'est guère éloigné des métiers du livre.

- Ecrit parce qu'il ne peut faire autrement, parce que la poésie est un langage qui permet d'en dire plus.

- Son écriture doit beaucoup aux paysages rencontrés: Grèce, Yougoslavie, Italie, les îles

Féroë, Laponie, Sahara, Islande, Haute - Provence ...

- Passions : entre autres... jazz, peinture abstraite...

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BIBLIOGRAPHIE

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       * Recueils de poèmes :

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- "J'écris pour te donner de mes nouvelles " ( Cahiers de Rochefort, 1952 )

- " A la Mémoire des Vivants " ( Cahiers de Rochefort, 1955 )

- " Marguerite " ( Cahiers de l'Orphéon, 1957 )

- " Les Dieux Existent " ( Editions " Iô ", 1965 )

- " Méduses " ( Editions " Iô ", 1967 )

- " Santé des Ruines " ( Librairie St. Germain-des-Prés, 1972 )

- " La Pâque Dispersée " ( L'Arbre, 1981 )

- " La Concordance des Temps " ( Folle Avoine, 1986 )

- " Les Résidents " ( Folle Avoine, 1990 )

- " La Concordance des Temps " II ( Folle Avoine, 1997 )

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          * Essai :

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" Rutebeuf "( Ed. St Germain-des-Prés )

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        * Souvenirs :

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" Ni le Jardin de son Eclat " ( Revue Noah )

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Lire sur ce site l'exposé de serge WELLENS : " HISTORIQUE DE L'ECOLE DE ROCHEFORT "

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