N°84-Décembre 1982 (82 pages) 5 F
Couverture de Gallieno Ferri
Alors que Mister No s'avance vers son piper, les gardes surgissent pour le menacer de leurs armes. Ramon sort
alors de sa cache et les menace à son tour. L'un des gauchos lui balance son fusil et s'ensuit une mêlée
générale qui s'achève par le KO des deux gardes. Le pilote a donc récupéré
son bien, mais il tient à emmener dans ses bagages le señor Manero. Pénétrant sans
un bruit dans l'estancia, l'américain espère surprendre Manero, mais celui-ci l'attendait et l'assomme
d'un coup de crosse de révolver. Il s'apprête à le livre à la police quand Ramon intervient
et assomme son ex-patron. Une fois attaché, il est transporté dans l'avion de Mister No qui décolle
avec Ramon en direction de Manaus.
A l'aéroport, le sergent Oliveira l'attend de pieds fermes et tombe des nues quand l'américain lui
présente Manero comme l'assassin. Au Q.G. de la police, l'affaire est éclaircie et Manero conduit
dans sa cellule. Seulement Mister No s'est rendu coupable d'actes répréhensibles par la loi en brutalisant
plusieurs policiers. Il écope donc de 3 mois de prison, aussitôt réduit à néant
par une amnestie présidentielle au grand dam du sergent Wanderley Oliveira.
Mister No arrive à l'aéroport de Manicoré en compagnie de son client : Mister Tsalikis venu ouvrir un hôtel qu'il espère rapidement voir envahi par les touristes. Une fois descendu de l'avion, ils sont accueillis par un clone de Tarzan : Camilo alias Turax. Comme l'américain rit en le voyant, Turax veut le rosser devant un parterre de gens hilares. Pour faire plaisir à l'idiot du village, l'américain fait semblant de s'écrouler sous un de ses crochets. Du coup, il s'en fait un ami. Ensemble, ils se rendent à l'hôtel de Tsalikis. Une équipe de tournage d'un film les attend déjà. Le réalisateur : Burns entame la conversation d'un ton odieux en traitant tout le monde comme des moins que rien. Tsalikis qui a des origines grecques ne le supporte pas et le remet à sa place. Il accepte toutefois de le guider durant le tournage de leur film autant pour les guider que pour avoir un oeil sur eux. A peine arrivé, Walker, un des acteurs se plaint de la médiocre qualité de l'hôtel. Il est rapidement rabroué par Tsalikis. Pendant ce temps, Mister No qui écume les bars rencontre Al Castle, le scénariste du film, saoûl comme un cochon. Sur le chemin du retour, il croise Suzan Stevens, la vedette féminine de "Holocauste indien", le film de Burns. Le soir, Tsalikis expose ses conditions dont l'une d'entre elles est de confier un rôle à son ami Turax. Comme il confie publiquement ses soupçons par rapport aux réelles intentions de Burns, celui-ci s'énerve et lui envoie un coup de poings. Tsalikis riposte et aurait massacrer le réalisateur si Mister No n'était pas intervenu. Malheureusement, il se casse la main en tombant et le pilote accepte de le remplacer... aux mêmes conditions. Pendant ce temps, le colonel Camargo, chargé de superviser le film, arrive à l'hôtel. Le lendemain, l'équipe prend place dans une pirogue pour se rendre sur le lieu de tournage du film. L'ambiance est exécrable et seule Suzan Stevens éclaire d'un sourire le visage du pilote.
© D. Vallet le 13/05/99