
Il y a ceux qui font
quelque chose
Ils sont trois qui font quelque chose
Il y a ceux qui ne font rien
Ils sont dix qui font des conférences
Il y a ceux qui croient faire quelque
chose
Et ils sont cent qui font des conférences
Sur ce que disent les dix
De ce que font les trois qui font quelque chose
Et il arrive que l'un des cent dix
vienne expliquer
La manière de faire à l'un des trois qui font quelque chose
Alors l'un des trois intérieurement
s'exaspère
Et extérieurement sourit
Mais il se tait car il n'a pas la parole
D'ailleurs, il a quelque chose à faire

Mis à la disposition
des sportifs par le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Vous pourrez
dialoguer avec un psychologue connaissant parfaitement le dopage sportif. Vous
pourrez lui exposer vos problèmes ou poser vos questions. Vous pourrez
aussi obtenir les coordonnées d'un docteur, près de chez vous,
capable de vous aider médicalement sous couvert de l'anonymat.
Normalement, vous serez immédiatement
en communication avec un psychologue. Votre nom ne vous sera pas demandé
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LE
DOPAGE
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Le dopage est l’utilisation de substances chimiques et autres moyens propres à augmenter artificiellement le rendement, en vue, ou à l’occasion, de la compétition sportive, au risque de porter préjudice à l’éthique et à l’intégrité physique et psychique de l’athlète.
Cette définition a inspiré la plupart des lois qui interdisent actuellement la pratique du dopage lors des compétitions sportives. Autrefois, la pratique du dopage était le fait de sportifs professionnels, coureurs cyclistes en particulier. À partir de 1955, l’exemple des cyclistes professionnels fut suivi en France par une grande partie d’athlètes de toutes disciplines et notamment par les jeunes. La situation ainsi créée était telle qu’à la demande du corps médical les pouvoirs publics durent se saisir de la question, ce qui aboutit à faire promulguer (1er juin 1965) une législation interdisant le dopage, fixant les modalités de sa détection, les pénalités encourues non seulement par les utilisateurs de substances dopantes, mais aussi par les fournisseurs de ces substances.
Le dopage est condamnable parce qu’il peut être dangereux. S’il est presque toujours difficile, pour ne pas dire impossible, de prouver l’efficacité réelle d’une substance dopante, il est par contre facile de démontrer que le rôle essentiel du dopage est de masquer les signes naturels de fatigue provoqués par les activités physiques. Ces signes conduisent le sportif à diminuer son effort ou à l’arrêter. S’il est dopé, il ne perçoit plus l’avertissement et peut alors dépasser ses limites physiologiques. Pour peu que la substance employée ait une action susceptible de perturber les équilibres nerveux de l’individu, l’effet toxique de la drogue s’ajoutera aux effets toxiques de la fatigue.
Schématiquement, on peut distinguer trois grandes catégories de dopants: les substances chimiques, les substances hormonales et les autotransfusions.
Dopage chimique . Une liste des spécialités pharmaceutiques interdites au cours des compétitions sportives est établie et tenue à jour par le ministère des Sports. L’usage de ces spécialités tombe sous le coup de la loi. Elles sont classées en neuf groupes (A à I): les groupes A, B et C comprennent les spécialités à base d’amines sympathomimétiques à action psychostimulante, chimiquement dérivées de l’amphétamine ou s’en rapprochant, soit par leur structure chimique, soit par leur activité pharmacologique; les groupes D et E intitulés «alcaloïdes stimulants» se limitent pratiquement aux spécialités à base de strychnine; le groupe F est représenté par l’éphédrine et ses dérivés; les groupes G et H concernent l’Heptaminol et la Coramine, considérés comme tonicardiaques et stimulants vasculaires. Cette liste, qui vise près de deux cents produits, peut paraître étonnante si l’on ne sait pas que la méthode de détection utilisée à partir des urines des sportifs ne permet qu’un dépistage qualitatif. Il est donc facile au sportif d’alléguer qu’il a pris par erreur et en toute bonne foi un produit contenant des substances interdites: d’où la nécessité pour les pouvoirs publics d’éclairer les esprits. Mis à part la strychnine, peu utilisée en raison de son maniement délicat, l’Heptaminol et la Coramine, peu toxiques, les autres substances visées sont essentiellement les amphétamines et les éphédriniques. L’emploi de ces substances est dangereux en raison de leur effet sur le système cardio-vasculaire, et notamment sur la tension artérielle, sur les centres régulateurs de la température, en particulier dans le cas des amphétamines, et sur le psychisme. Non seulement leur emploi ponctuel lors d’une compétition peut être à l’origine d’hémorragies pouvant entraîner des hémiparésies et des hémiparesthésies, d’un accident brutal ventriculaire gauche avec œdème aigu du poumon, d’un coma hyperthermique entraînant la mort, mais leur utilisation prolongée peut également déclencher des psychoses paranoïdes pouvant persister plusieurs jours après la cessation de la médication. On conçoit donc que tout l’effort répressif se soit porté sur le dépistage des amphétamines, essentiellement responsables de tous ces accidents, et des éphédriniques, dont l’effet est cependant beaucoup moins pernicieux.
Le groupe I comporte l’ensemble des produits anabolisants, et avec lui nous entrons dans le dopage par substances hormonales.
Dopage hormonal . Les glyco-corticoïdes (essentiellement le cortisol) sont des hormones de la dépense, du catabolisme, et à ce titre elles sont par définition des substances dopantes. L’effort provoque une élévation importante des glycocorticoïdes. La réaction surrénalienne ne paraît pas s’épuiser lors d’un effort prolongé de trois jours. Si, pour des efforts encore plus prolongés, la surrénale paraît ne plus répondre, c’est le signe certain que physiologiquement l’effort doit être arrêté. Non seulement inutile, mais aussi illogique, l’introduction dans l’organisme d’une cortisone exogène ne peut que freiner la sécrétion spontanée de l’ACTH hypophysaire qui provoque la sécrétion naturelle du cortisol surrénalien. De plus, l’emploi prolongé de corticoïdes est dangereux, car il accentue le déséquilibre endocrinien produit par l’effort au profit des hormones catabolisantes et aux dépens des hormones anabolisantes qui, elles, diminuent au cours de l’effort. La protection de la fibre musculaire n’est plus assurée, et des lésions musculaires peuvent apparaître. L’usage de corticoïdes vient seulement d’être interdit.
Les stéroïdes anabolisants dérivés de l’hormone mâle connaissent actuellement une grande faveur dans le monde sportif. Dans certaines spécialités, comme les lancers, près de 50% à 70% des athlètes y ont recours. Sont surtout employés les anabolisants de synthèse à des doses impressionnantes, ce qui entraîne une augmentation du poids et de la masse musculaire. Mais cette augmentation morphologique ne s’accompagne d’une augmentation des performances qu’à la condition que le sujet augmente sa ration protidique et intensifie son entraînement. L’emploi prolongé de ces substances arrive à créer des êtres monstrueux. Par ailleurs, ces anabolisants de synthèse pris par voie buccale entraînent des perturbations du métabolisme glucido-lipidique et peuvent entraîner des altérations hépatiques pouvant être cancéreuses. Les anabolisants ayant été inscrits sur la liste des substances dopantes, les sportifs n’ont pas tardé à savoir que seuls les anabolisants de synthèse pouvaient être détectés par les dosages antidopages. Aussi se sont-ils adressés aux anabolisants hormonaux naturels (testostérone et dihydrotestostérone). Il est en effet très difficile de dire si un taux de testostérone sanguin est physiologique ou non en raison des grandes variations individuelles. D’autre part, il a été récemment démontré que les taux de testostérone et de dihydrotestostérone s’abaissaient d’un jour à l’autre lors des efforts prolongés, malgré l’élévation de l’hormone hypophysaire excitant la sécrétion testiculaire. Ce déficit androgénique apparaît donc comme un danger en regard de la sécrétion accrue des glycocorticoïdes. Il y a là un problème que la poursuite des recherches permettra d’élucider. La surveillance hormonale des athlètes de haut niveau s’impose du point de vue médical. Elle pourra amener à établir des périodes de travail et de repos alternées et en certains cas, peut-être, à tenter de compenser le déficit androgénique sans créer une augmentation du pool androgénique et sans bloquer la sécrétion de la gonadostimuline hypophysaire (LH).
Dopage par autotransfusion . Il consiste à prélever du sang à un athlète, à conserver ses globules et à le lui réinjecter avant une compétition, afin de créer une surcharge globulaire instantanée et, partant, une fixation plus grande d’oxygène. Une expérimentation faite aux États-Unis a montré l’inefficacité habituelle de cette pratique. Par contre, tout le monde est d’accord sur les dangers qu’elle comporte: en modifiant la viscosité sanguine, la tendance agrégeant des plaquettes, elle favorise le risque de thrombose vasculaire.
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I – CLASSES DE SUBSTANCES INTERDITES A
– Stimulants NOTE : Toutes les préparations des dérivés de l'imidazole sont acceptables en application locale, par exemple l'oxymétazoline. Les vasoconstricteurs (par exemple, l'adrénaline) peuvent être administrés avec des agents anesthésiques locaux. Les préparations locales (par exemple nasales, ophtalmologiques) de phenyléphrine sont autorisées. NOTE : La codéine, le dextrométhorphan, le dextropropoxyphène, la dihydrocodéine, le diphénoxylate, l'éthylmorphine, la pholcodine et le propoxyphène sont autorisés. C-
Agents anabolisants 1 -
Stéroïde Anabolisants Androgènes (SAA) : 2 -
Bêta-2 agoniste : D
- Diurétiques E
– Hormones peptidiques et glycoprotéiniques et analogues 1 – Gonadotrophine chorionique (hCG – gonadotrophine chorionique humaine) 2 – Corticotrophine (ACTH) 3 – Hormone de croissance (hGH, somatotrophine) Tous les facteurs de libération respectifs des substances susmentionnées sont également interdits 4 – Erythropoïétine (EPO)
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II – METHODES INTERDITES
B
– Manipulation pharmacologique, chimique ou physique
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III – CLASSE DE SUBSTANCES SOUMISES A CERTAINES RESTRICTIONS B
– Marijuana C
– Injection d’anesthésiques locaux 1 – utiliser la bupivacaïne, la lidocaïne, la mépivacaïne, la procaïne etc.. mais pas la cocaïne 2 – ne pratiquer que des injections locales ou intra-articulaires 3 – uniquement lorsque l’application est médicalement justifiée ; le dossier incluant le diagnostic, la dose, la méthode d’administration doit-être soumise, par écrit, à l’autorité médicale compétente avant la compétition ou immédiatement après si la substance a été administrée durant la compétition. D
– Corticostéroïdes 1 – en application locale (auriculaire, dermatologique ou ophtalmologique) mais non par voie rectale ; 2 – par inhalation 3- par injection intra-articulaire ou locale La commission médicale du C.I.O. a introduit une notification obligatoire des athlètes demandant des corticostéroïdes par inhalation durant les compétitions. Vraiment n'importe quoi ! ! ! La créatine est interdite à la vente en France, non pas en raison de son inscription sur la liste des dopants, mais parce qu'elle n'est pas considérée comme nécessaire par la législation des "produits diététiques de l'effort". Son interdiction n'a donc rien à voir avec un problème de dopage. Limites des controles
Tous droits réservés pour les auteurs et Sciences Avenir A chaque sport son doping
Tous droits réservés pour les auteurs et Sciences Avenir Force,
Sprint, Boxe, Cyclisme Concentration,
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Sprint, Escrime, Aviron Tous droits réservés pour les auteurs et Sciences Avenir
Jacques Piasenta Entraîneur
national d'athlétisme "Je ne crois pas aux simples menaces sur la santé comme action de prévention du dopage. Mais je pense que l'on peut trouver les mots pour expliquer les risques encourus et les prévenir. Car il existe des entraîneurs, des dirigeants, des parents ou des soigneurs qui puisent dans la pharmacie pour que les sportifs réalisent des prouesses. Il faut que ces sportifs sachent que ce genre de personnes n'assument pas les effets secondaires."
Philippe Lamblin Président de
la FFA "Le combat contre le dopage est selon moi un
combat majeur à l'occasion duquel le
sport joue son avenir. Ma grande crainte, c'est qu'un jour une mère
de famille hésite à inscrire ses enfants dans
un club sportif à cause de tout ce qu'elle aura entendu sur
le dopage. C'est pour cette raison que j'ai immédiatement
accepté quand Henri Sérandour m'a demandé de
réfléchir à une action de prévention
sur le dopage. Notre 1ere démarche à été
de définir un sigle qui signifie à la fois "faire
du sport contribue à mon épanouissement" et "j'ai
connaissance de la liste des produits interdits. Nous voudrions
que tous les sportifs puissent se le procurer et le porter. Nous
réalisons en même temps un document pédagogique
pour les enfants, qui sera mis à la rentrée à
disposition des fédérations, CROS et CDOS. L'étape
suivante sera de faire savoir au mouvement sportif qu'il existe
une rubrique dopage sur le serveur minitel et le serveur internet
du CNOSF. Puis nous nous attaquerons à la confection d'une
mallette pédagogique à l'intention des éducateurs
et formateurs. La fin de l'année verra enfin l'organisation
d'assises locales, départementales ou régionales sur
la prévention sportive. Nous apporterons également
un soutien aux fédérations au travers d'un comité
scientifique, d'un appui dans le domaine de la
Henri Sérandour "Depuis de nombreuses années, l'Etat et
le mouvement sportif français sont impliqués dans la lutte
contre le dopage. Le CNOSF a participé à l'élaboration
des différents dispositifs mis en place. Mais les affaires
récentes et leur surmédiatisation nous ont amené
à nous engager de manière encore plus active que précédemment
pour ce qui relève de notre compétence majeure : la
formation et l'éducation du monde sportif. Ce combat majeur
contre le dopage doit être mené avec conviction et
Marie-George Buffet
Ministre de la Jeunesse
et Sports "Le dispositif législatif actuel relève
de la loi de 1989. Il a été et continue d'être
efficace. Mais depuis que le dopage touche de plus
en plus de disciplines, à tous les niveaux de pratique et
à tous les âges, le dispositif de 89 a atteint ses
limites. Pour y pallier nous avons 3 objectifs : D'une part affirmer
clairement l'objectif de santé publique pour mieux protéger
l'intégrité physique de l'ensemble des pratiquants.
Priorité à la prévention, à l'information
et à une surveillance médicale renforcée.
David Douillet Judoka Français "Le dopage c'est comme la drogue. La drogue
est une tricherie face à la dureté de la vie. Le dopage
est une tricherie face à la concurrence sportive."
Certains se croient obligés de faire pression afin de retirer les pages sur le dopage. Le seul but de ces pages est de dénoncer et condamner cette délinquance. Censeurs passez votre chemin. Vous avez des informations, des scoops, des listes de tricheurs, envoyez.....nous publierons. Vous voulez faire pression, écrivez.... nous publierons.
La liste complète des produits pharmaceutiques français contenants des produits dopants ! ! ! Copyright ©1999-2000 by Gérard Prades
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