Entente Nimoise Athletisme - Dopage


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Il y a ceux qui font quelque chose
Ils sont trois qui font quelque chose


Il y a ceux qui ne font rien
Ils sont dix qui font des conférence
s

Il y a ceux qui croient faire quelque chose
Et ils sont cent qui font des conférences
Sur ce que disent les dix
De ce que font les trois qui font quelque chose

Et il arrive que l'un des cent dix vienne expliquer
La manière de faire à l'un des trois qui font quelque chose


Alors l'un des trois intérieurement s'exaspère
Et extérieurement sourit
Mais il se tait car il n'a pas la parole
D'ailleurs, il a quelque chose à faire



    Mis à la disposition des sportifs par le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Vous pourrez dialoguer avec un psychologue connaissant parfaitement le dopage sportif. Vous pourrez lui exposer vos problèmes ou poser vos questions. Vous pourrez aussi obtenir les coordonnées d'un docteur, près de chez vous, capable de vous aider médicalement sous couvert de l'anonymat.
Normalement, vous serez immédiatement en communication avec un psychologue. Votre nom ne vous sera pas demandé et il n'y aucun temps d'attente.

Ecoute Dopage: 0 800 15 2000
N°Vert


  LE DOPAGE  

Le dopage est l’utilisation de substances chimiques et autres moyens propres à augmenter artificiellement le rendement, en vue, ou à l’occasion, de la compétition sportive, au risque de porter préjudice à l’éthique et à l’intégrité physique et psychique de l’athlète.

Cette définition a inspiré la plupart des lois qui interdisent actuellement la pratique du dopage lors des compétitions sportives. Autrefois, la pratique du dopage était le fait de sportifs professionnels, coureurs cyclistes en particulier. À partir de 1955, l’exemple des cyclistes professionnels fut suivi en France par une grande partie d’athlètes de toutes disciplines et notamment par les jeunes. La situation ainsi créée était telle qu’à la demande du corps médical les pouvoirs publics durent se saisir de la question, ce qui aboutit à faire promulguer (1er juin 1965) une législation interdisant le dopage, fixant les modalités de sa détection, les pénalités encourues non seulement par les utilisateurs de substances dopantes, mais aussi par les fournisseurs de ces substances.

Le dopage est condamnable parce qu’il peut être dangereux. S’il est presque toujours difficile, pour ne pas dire impossible, de prouver l’efficacité réelle d’une substance dopante, il est par contre facile de démontrer que le rôle essentiel du dopage est de masquer les signes naturels de fatigue provoqués par les activités physiques. Ces signes conduisent le sportif à diminuer son effort ou à l’arrêter. S’il est dopé, il ne perçoit plus l’avertissement et peut alors dépasser ses limites physiologiques. Pour peu que la substance employée ait une action susceptible de perturber les équilibres nerveux de l’individu, l’effet toxique de la drogue s’ajoutera aux effets toxiques de la fatigue.

Schématiquement, on peut distinguer trois grandes catégories de dopants: les substances chimiques, les substances hormonales et les autotransfusions.

Dopage chimique . Une liste des spécialités pharmaceutiques interdites au cours des compétitions sportives est établie et tenue à jour par le ministère des Sports. L’usage de ces spécialités tombe sous le coup de la loi. Elles sont classées en neuf groupes (A à I): les groupes A, B et C comprennent les spécialités à base d’amines sympathomimétiques à action psychostimulante, chimiquement dérivées de l’amphétamine ou s’en rapprochant, soit par leur structure chimique, soit par leur activité pharmacologique; les groupes D et E intitulés «alcaloïdes stimulants» se limitent pratiquement aux spécialités à base de strychnine; le groupe F est représenté par l’éphédrine et ses dérivés; les groupes G et H concernent l’Heptaminol et la Coramine, considérés comme tonicardiaques et stimulants vasculaires. Cette liste, qui vise près de deux cents produits, peut paraître étonnante si l’on ne sait pas que la méthode de détection utilisée à partir des urines des sportifs ne permet qu’un dépistage qualitatif. Il est donc facile au sportif d’alléguer qu’il a pris par erreur et en toute bonne foi un produit contenant des substances interdites: d’où la nécessité pour les pouvoirs publics d’éclairer les esprits. Mis à part la strychnine, peu utilisée en raison de son maniement délicat, l’Heptaminol et la Coramine, peu toxiques, les autres substances visées sont essentiellement les amphétamines et les éphédriniques. L’emploi de ces substances est dangereux en raison de leur effet sur le système cardio-vasculaire, et notamment sur la tension artérielle, sur les centres régulateurs de la température, en particulier dans le cas des amphétamines, et sur le psychisme. Non seulement leur emploi ponctuel lors d’une compétition peut être à l’origine d’hémorragies pouvant entraîner des hémiparésies et des hémiparesthésies, d’un accident brutal ventriculaire gauche avec œdème aigu du poumon, d’un coma hyperthermique entraînant la mort, mais leur utilisation prolongée peut également déclencher des psychoses paranoïdes pouvant persister plusieurs jours après la cessation de la médication. On conçoit donc que tout l’effort répressif se soit porté sur le dépistage des amphétamines, essentiellement responsables de tous ces accidents, et des éphédriniques, dont l’effet est cependant beaucoup moins pernicieux.

Le groupe I comporte l’ensemble des produits anabolisants, et avec lui nous entrons dans le dopage par substances hormonales.

Dopage hormonal . Les glyco-corticoïdes (essentiellement le cortisol) sont des hormones de la dépense, du catabolisme, et à ce titre elles sont par définition des substances dopantes. L’effort provoque une élévation importante des glycocorticoïdes. La réaction surrénalienne ne paraît pas s’épuiser lors d’un effort prolongé de trois jours. Si, pour des efforts encore plus prolongés, la surrénale paraît ne plus répondre, c’est le signe certain que physiologiquement l’effort doit être arrêté. Non seulement inutile, mais aussi illogique, l’introduction dans l’organisme d’une cortisone exogène ne peut que freiner la sécrétion spontanée de l’ACTH hypophysaire qui provoque la sécrétion naturelle du cortisol surrénalien. De plus, l’emploi prolongé de corticoïdes est dangereux, car il accentue le déséquilibre endocrinien produit par l’effort au profit des hormones catabolisantes et aux dépens des hormones anabolisantes qui, elles, diminuent au cours de l’effort. La protection de la fibre musculaire n’est plus assurée, et des lésions musculaires peuvent apparaître. L’usage de corticoïdes vient seulement d’être interdit.

Les stéroïdes anabolisants dérivés de l’hormone mâle connaissent actuellement une grande faveur dans le monde sportif. Dans certaines spécialités, comme les lancers, près de 50% à 70% des athlètes y ont recours. Sont surtout employés les anabolisants de synthèse à des doses impressionnantes, ce qui entraîne une augmentation du poids et de la masse musculaire. Mais cette augmentation morphologique ne s’accompagne d’une augmentation des performances qu’à la condition que le sujet augmente sa ration protidique et intensifie son entraînement. L’emploi prolongé de ces substances arrive à créer des êtres monstrueux. Par ailleurs, ces anabolisants de synthèse pris par voie buccale entraînent des perturbations du métabolisme glucido-lipidique et peuvent entraîner des altérations hépatiques pouvant être cancéreuses. Les anabolisants ayant été inscrits sur la liste des substances dopantes, les sportifs n’ont pas tardé à savoir que seuls les anabolisants de synthèse pouvaient être détectés par les dosages antidopages. Aussi se sont-ils adressés aux anabolisants hormonaux naturels (testostérone et dihydrotestostérone). Il est en effet très difficile de dire si un taux de testostérone sanguin est physiologique ou non en raison des grandes variations individuelles. D’autre part, il a été récemment démontré que les taux de testostérone et de dihydrotestostérone s’abaissaient d’un jour à l’autre lors des efforts prolongés, malgré l’élévation de l’hormone hypophysaire excitant la sécrétion testiculaire. Ce déficit androgénique apparaît donc comme un danger en regard de la sécrétion accrue des glycocorticoïdes. Il y a là un problème que la poursuite des recherches permettra d’élucider. La surveillance hormonale des athlètes de haut niveau s’impose du point de vue médical. Elle pourra amener à établir des périodes de travail et de repos alternées et en certains cas, peut-être, à tenter de compenser le déficit androgénique sans créer une augmentation du pool androgénique et sans bloquer la sécrétion de la gonadostimuline hypophysaire (LH).

Dopage par autotransfusion . Il consiste à prélever du sang à un athlète, à conserver ses globules et à le lui réinjecter avant une compétition, afin de créer une surcharge globulaire instantanée et, partant, une fixation plus grande d’oxygène. Une expérimentation faite aux États-Unis a montré l’inefficacité habituelle de cette pratique. Par contre, tout le monde est d’accord sur les dangers qu’elle comporte: en modifiant la viscosité sanguine, la tendance agrégeant des plaquettes, elle favorise le risque de thrombose vasculaire.


 LES PRODUITS DOPANTS  

 

 

I – CLASSES DE SUBSTANCES INTERDITES

A – Stimulants
Les substances interdites appartenant à la classe (A) comprennent les exemples suivants : amineptine, amiphénazole, amphétamines, bromantan, caféine, cocaïne, éphédrine, fencamfamine, mésocarbe, pentétrazol, pipradol, salbutamol, salmétérol, terbutaline,… et substances apparentées.
Pour la caféine la définition d'un résultat positif dépend de la concentration de caféine dans l'urine. La concentration dans l'urine ne peut dépasser 12 microgrammes par millilitre.
Salbutamol, salmétérol, terbutaline sont des substances autorisées par inhalation uniquement et devant être déclarée par écrit à l'autorité médicale compétente avant la compétition.

NOTE : Toutes les préparations des dérivés de l'imidazole sont acceptables en application locale, par exemple l'oxymétazoline. Les vasoconstricteurs (par exemple, l'adrénaline) peuvent être administrés avec des agents anesthésiques locaux. Les préparations locales (par exemple nasales, ophtalmologiques) de phenyléphrine sont autorisées.

B- Narcotiques
Les substances interdites appartenant à la classe (B) comprennent les exemples suivants : dextromoramide, diamorphine (héroïne), méthadone, morphine, pentazocine, péthine, … et substances apparentées.

NOTE : La codéine, le dextrométhorphan, le dextropropoxyphène, la dihydrocodéine, le diphénoxylate, l'éthylmorphine, la pholcodine et le propoxyphène sont autorisés.

C- Agents anabolisants
Les substances interdites appartenant à la classe (C) comprennent les exemples suivants :

1 - Stéroïde Anabolisants Androgènes (SAA) :
clostébol, déhydroépiandrostérone (DHEA), fluoxymestérone, métandiénone, méténolone, nandrolone, oxandrolone, stanozolol, testostérone, … et substances apparentées.

2 - Bêta-2 agoniste :
Lorsqu’ils sont administrés de façon systématique, les bêta-2 agoniste peuvent avoir de puissants effets anabolisants. Clenbutérol, fénotérol, salbutamol, salmétérol, terbutaline, … et substances apparentées.

D - Diurétiques
Les substances interdites appartenant à la classe (D) comprennent les exemples suivants : acétazolamide, acide étacrynique, bumétanide, chlortalidone, furosémide, hydrochlorothiazide, mannitol, mersalyl, spironolactone, triamtérène,… et substances apparentées.
Le mannitol est interdit si il est administré par injection intraveineuse.

E – Hormones peptidiques et glycoprotéiniques et analogues
Les substances interdites appartenant à la classe (E) comprennent les exemples suivants :

1 – Gonadotrophine chorionique (hCG – gonadotrophine chorionique humaine) 

2 – Corticotrophine (ACTH)

3 – Hormone de croissance (hGH, somatotrophine) 

Tous les facteurs de libération respectifs des substances susmentionnées sont également interdits 

4 – Erythropoïétine (EPO)

 

II – METHODES INTERDITES

A – Dopage sanguin
C’est l’administration de sang, de globules rouges ou de produits apparentés à un athlète. Cette procédure peut être précédée d’une prise de sang sur l’athlète qui continue ensuite son entraînement dans un état d’insuffisance sanguine.

B – Manipulation pharmacologique, chimique ou physique
La manipulation pharmacologique, chimique ou physique est l’usage de substances et de méthodes qui modifient, tentent de modifier ou risquent raisonnablement de modifier l’intégrité et la validité des échantillons d’urine utilisés lors de contrôle de dopage. […]
Il suffit que l’on ait utilisé ou tenté d’utiliser ladite substance ou méthode pour que l’infraction soit considérée comme consommée.

 

III – CLASSE DE SUBSTANCES SOUMISES A CERTAINES RESTRICTIONS

A – Alcool
En accord avec les fédérations internationales de sports et les autorités responsables, des tests peuvent être effectués pour l’éthanol. Les résultats peuvent entraîner des sanctions.

B – Marijuana
En accord avec les fédérations internationales de sports et les autorités responsables, des tests peuvent être effectués pour les composants du cannabis (tels que la marijuana et le haschich). Les résultats peuvent entraîner des sanctions

C – Injection d’anesthésiques locaux
L’injection d’anesthésiques locaux est autorisée aux conditions suivantes :

1 – utiliser la bupivacaïne, la lidocaïne, la mépivacaïne, la procaïne etc.. mais pas la cocaïne 

2 – ne pratiquer que des injections locales ou intra-articulaires

3 – uniquement lorsque l’application est médicalement justifiée ; le dossier incluant le diagnostic, la dose, la méthode d’administration doit-être soumise, par écrit, à l’autorité médicale compétente avant la compétition ou immédiatement après si la substance a été administrée durant la compétition.

D – Corticostéroïdes
L’usage des corticostéroïdes est interdit. Si ce n’est :

1 – en application locale (auriculaire, dermatologique ou ophtalmologique) mais non par voie rectale ;

2 – par inhalation

3- par injection intra-articulaire ou locale

La commission médicale du C.I.O. a introduit une notification obligatoire des athlètes demandant des corticostéroïdes par inhalation durant les compétitions.

E – Bêta-bloquants
Les bêta-bloquants comprennent les exemples suivants : acébutolol, alprénolol, aténolol, labétalol, métoprolol, nadolol, oxprénolol, propanolol, sotalol, … et substances apparenté


Vraiment n'importe quoi ! ! !

La créatine est interdite à la vente en France, non pas en raison de son inscription sur la liste des dopants, mais parce qu'elle n'est pas considérée comme nécessaire par la législation des "produits diététiques de l'effort". Son interdiction n'a donc rien à voir avec un problème de dopage.


Limites des controles                                                                                          

"On ne trouve que ce que l'on cherche ". Cette règle permet de mieux comprendre pourquoi les nouvelles molécules peuvent passer à travers les tests antidopage. Mais il y a plus fort. Contrairement à une idée reçue, les analyses d'urine comme les analyses de sang classiques permettent de détecter des concentrations anormalement élevées d'hormones de croissance ou d'érithropoïétine (Epo). Mais, le Dr Garnier, responsable des contrôles antidopage au ministère de la Jeunesse et des Sports, confirme son impuissance à prouver les tricheries : « Détecter de l'hormone de croissance ou de l'Epo dans l'urine d'un individu ne revient pas à dire qu'il a pris de l'hormone de croissance ou de l'Epo. Il faut définir un seuil de normalité pour pouvoir dire qu'au-dessus de ce seuil l'individu est dopé. » Or, jusqu'à présent, les experts ont été incapables de fixer ce seuil car les taux d'hormones varient d'un individu à l'autre. Impossible de savoir si les excès d'hormones trouvés sont naturels ou pas. Les tricheurs peuvent donc dormir tranquilles.

Par ailleurs, le Dr Garnier estime que « la prise de sang n'est pas une solution miracle au problème du dopage » car « les substances recherchées restent de façon encore plus transitoire dans le sang que dans l'urine. Pour l'Epo, par exemple, c'est 24 heures dans le sang, 48 heures dans l'urine. » Athlètes et entraîneurs sont de plus en plus nombreux à militer pour la suppression de contrôles antidopage très coûteux et faciles à contourner. Quant aux médecins du sport, chargés des contrôles, ils menacent de rendre leur tablier devant tant d'hypocrisie.

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A chaque sport son doping                                                                               


Cocktails magiques

La plupart des substances dopantes se prennent en cocktail. Quel est le mélange magique? Les plus performants associent l'hormone de croissance ­ à raison d'une piqûre par jour de quatre unités pendant un à trois mois ­ à l'érythropoïétine. Plus de muscles, plus de force, plus de résistance. Ainsi, après une épreuve d'enfer, le sportif averti ne mettra qu'une à deux minutes pour reprendre son souffle et répondre aux journalistes, avec le sourire, sur la ligne d'arrivée. Ce cocktail vaut aussi pour toutes les courses supérieures au 200 mètres. Il est également idéal pour tous les jeux de ballon, rond ou ovale. Et si tout cela ne suffit pas, il y a le coup de fouet maison. La mode est à la cocaïne, indécelable, paraît-il, après un quart d'heure. Comptez, pour une saison, entre 500 000 et un million de francs. Question : qui paie ?

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Force, Sprint, Boxe, Cyclisme

IGF 1
(hormone peptidique liée à l'hormone de croissance
voir Sciences et Avenir n° 593, juillet 1996)
- Gain : augmentation importante de la masse musculaire et catabolisme des graisses.
- Dangers : hypoglycémie, croissance cellulaire incontrôlée pouvant conduire au cancer.
- Détection : impossible.
- Autres sports utilisateurs : tous.

Hormone de croissance
(hormones peptidiques)
- Nom commercial : Genotonorm, Maxomat, Umatrope.
- Gain : augmentation de la taille (adolescents), accroissement de la masse musculaire (10 à 20 kilos en quelques mois) sans favoriser la prise de poids longtemps après la fin de la cure.
- Dangers : tuméfaction des tissus mous, hypertrophie et proéminence des os, épaississement de la peau, myopathie, hypertrophies viscérales (glandes salivaires-foie-rein-coeur-rate), polypes du côlon, affection cardio-vasculaire, hypertension, diabète.
- Détection : impossible.
- Autres sports utilisateurs : Tous, sauf ceux basés sur la concentration.

Nandrolone
(stéroïde anabolisant)
- Nom commercial : Trophobolène, Durabolin, Dynabolon.
- Gain : croissance musculaire, amélioration de la capacité d'entraînement, renforcement de la résistance à la douleur.
- Dangers : cancer du foie, hépatite, hypercholestérolémie, infarctus, crise hypertensive, diabète, stérilité réversible, arrêt de la croissance chez les jeunes athlètes, « masculinisation » irréversible des femmes (raucité de la voix, pilosité faciale, chute des cheveux), ruptures musculaires.
- Détection : possible.
- Autres sports utilisateurs : comme produit précédent + courses de fond (du 10000 mètres au marathon), aviron, boxe, cyclisme et lancers.

Testostérone
(stéroïde anabolisant)
- Nom commercial : Halotestin, Androtardyl, Proviron.
- Gain : croissance musculaire, amélioration de la capacité d'entraînement, stimulation de l'agressivité, guérison accélérée des blessures musculotendineuses.
- Dangers : cancer prostatique, adénome prostatique, cancer du sein masculin, insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique sévère, état d'agressivité.
- Détection : possible.
- Autres sports utilisateurs : comme produits précédents + sprint.


Concentration, Tir, Natation, Tennis

Propranolol  (bêtabloquant)
- Nom commercial : Avlocardyl, Hémipralon.
- Gain : amélioration de la stabilité émotionnelle, de la concentration, de la relaxation par réduction des tachycardies de stress et des tremblements qui les accompagnent. Suppression du trac, ralentissement de la fréquence cardiaque et facilitation du tir entre les pulsations.
- Dangers : hypoglycémie, asthénie, vertiges, insomnies, insuffisance cardiaque, troubles du rythme cardiaque et de l'humeur.
- Détection : possible.
- Autres sports utilisateurs : biathlon, pentathlon, sport automobile, golf, saut à skis et tennis.

Benzodiazépine
(tranquillisant)
- Nom commercial : Temesta, Tranxène, Valium.
- Gain : diminution de l'émotivité du trac, de l'énervement et de la tension psychique. Suppression de l'anxiété.
- Dangers : insuffisance respiratoire.
- Détection : possible.
- Autres sports utilisateurs : comme produit précédent + escrime, bobsleigh et sports équestres.
Note : Seule l'Union internationale de pentathlon moderne et biathlon (UIPMB) a interdit l'utilisation des tranquillisants.

Cocaïne
(stimulant)
- Gain : augmentation de l'activité cérébrale, perception améliorée et accélérée, exaltation de la vigilance et de la mémoire, ajustement des réflexes et clairvoyance.
- Dangers : sueurs froides, agressivité, insomnie, anxiété, maux de tête, amaigrissement par malnutrition et diminution de l'appétit. Lésions nasales, congestion des sinus. Douleurs thoraciques, poussées tensionnelles, tremblements, accès thermiques.
- Détection : possible.
- Autres sports utilisateurs : comme produits précédents + athlétisme (sprint), basket-ball, boxe, cyclisme, hockey sur glace, natation et tennis.


Endurance, Cyclisme, Ski de fond, Football

Hémoglobine
semi-synthétique (voir p.66)

Perfluorocarbure (voir p.66)

Erythropoïétine ( Epo )
(hormone peptidique)
- Nom commercial : Eprex, Recormon.
- Gain : accroissement de la capacité de transport de l'oxygène, amélioration de l'endurance et du travail musculaire.
- Dangers : poussées hypertensives, thrombose des sites d'accès vasculaires, convulsion, symptômes grippaux, douleurs osseuses et réactions cutanées.
- Détection : possible*.
- Autres sports utilisateurs : tous les sports individuels ou collectifs nécessitant de l'endurance et du souffle.

Transfusions sanguines
(dopage sanguin)
- Gain : amélioration des possibilités de transport d'oxygène, hausse de la consommation maximale d'oxygène (VO2 max), de la puissance aérobie maximale et des possibilités d'effort submaximal, stimulation de l'endurance.
- Dangers : conflit entre les globules blancs et les plaquettes des deux sangs, simulation d'une crise de paludisme, frissons, augmentation brutale de la température, oedème aigu du poumon, hypocalcémie grave, douleurs lombaires, malaise, hépatite virale, mononucléose infectieuse, rougeole, diabète et défaillance cardiaque.
- Détection : impossible.
- Autres sports utilisateurs : comme produit précédent.


Tonus, Sprint, Escrime, Aviron

Clenbutérol
(bêtastimulant)
- Nom commercial : Ventipulmin (spécialité vétérinaire), Planipart (spécialité vétérinaire)
- Gain : amélioration de la fonction respiratoire, dégagement des voies respiratoires, maintien accru de l'accélération finale, croissance musculaire.
- Dangers : tremblements musculaires, tachycardie, maux de tête.
- Détection : possible.
- Autres sports utilisateurs : lancers (poids de disque, marteau, javelot) et haltérophilie.

Cortisone
(corticostéroïde)
- Nom commercial : Cortisone Roussel.
- Gain : stimulation de la volonté, euphorisant, antalgique, antifatigue et antistress.
- Dangers : ulcères, infections virales, affaiblissement des systèmes de défense de l'organisme, accidents neuropsychiques, décalcification osseuse, diabète, oedèmes, tendinites, hypertension artérielle, fragilisation de tous les tissus, fonte musculaire et insuffisance surrénale.
- Détection : impossible**.
- Autres sports utilisateurs : comme produit précédent + gymnastique.

Ephédrine
(stimulant)
- Nom commercial : Clarix, Stopasthme, Tédralan.
- Gain : stimulant, confiance en soi, volonté exacerbée, atténuation de la sensation de fatigue.
- Dangers : céphalées, insomnies, palpitations, hypotension artérielle, accélération du transit intestinal et ralentissement de la fonction cardiaque.
- Détection : possible.
- Autres sports utilisateurs : comme produit précédent + hockey sur glace, boxe, aviron et escrime.

*Uniquement dans le cyclisme avec les nouveaux tests sanguins.

* *Aucun seuil légal de teneur dans les urines n'ayant été défini, les contrôles officiels ne peuvent affirmer l'apport exogène (piqûres).

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Jacques Piasenta  Entraîneur national d'athlétisme

"Je ne crois pas aux simples menaces sur la santé comme action de prévention du dopage. Mais je pense que l'on peut trouver les mots pour expliquer les risques encourus et les prévenir. Car il existe des  entraîneurs, des dirigeants, des parents ou des soigneurs qui puisent dans la pharmacie pour que les sportifs réalisent des prouesses. Il faut que ces sportifs sachent que ce genre de personnes n'assument pas les effets secondaires."

 

Philippe Lamblin  Président de la FFA

"Le combat contre le dopage est selon moi un combat majeur à l'occasion duquel le sport joue son avenir. Ma grande crainte, c'est qu'un jour une mère de famille  hésite à inscrire ses enfants dans un club sportif à cause de tout ce qu'elle aura entendu sur le dopage. C'est pour cette raison que j'ai immédiatement accepté quand Henri Sérandour m'a demandé de réfléchir à une action de prévention sur  le dopage. Notre 1ere démarche à été de définir un sigle qui signifie à la fois "faire du sport contribue à mon épanouissement" et "j'ai connaissance de la liste des produits interdits. Nous voudrions que tous les sportifs puissent se le procurer et le porter. Nous réalisons en même temps un document pédagogique pour les enfants, qui sera mis à la rentrée à disposition des fédérations, CROS et CDOS. L'étape suivante sera de faire savoir au mouvement sportif qu'il existe une rubrique dopage sur le serveur minitel et le serveur internet du CNOSF. Puis nous nous attaquerons à la confection d'une mallette pédagogique à l'intention des éducateurs et formateurs. La fin de l'année verra enfin l'organisation d'assises locales, départementales ou régionales sur la prévention sportive. Nous apporterons également un soutien aux fédérations au travers d'un comité scientifique, d'un appui dans le domaine de la
veille biologique et engagerons une réflexion sur l'aide à donner aux sportifs reconnus dopés."

 

Henri Sérandour

"Depuis de nombreuses années, l'Etat et le mouvement sportif français sont impliqués dans la lutte contre le dopage. Le CNOSF a participé à l'élaboration des différents dispositifs mis en place. Mais les affaires récentes et leur surmédiatisation nous ont amené à nous engager de manière encore plus active que précédemment pour ce qui relève de notre compétence majeure : la formation et l'éducation du monde sportif. Ce combat majeur contre le dopage doit être mené avec conviction et
enthousiasme malgré la difficulté de la tâche. Tous ceux qui ont quelque chose à apporter doivent se signaler auprès de l'Agence de prévention pour faire partager leurs expériences."

 

Marie-George Buffet  Ministre de la Jeunesse et Sports

"Le dispositif législatif actuel relève de la loi de 1989. Il a été et continue d'être efficace. Mais depuis que le dopage touche de plus en plus de disciplines, à tous les niveaux de pratique et à tous les âges, le dispositif de 89 a atteint ses limites. Pour y pallier nous avons 3 objectifs : D'une part affirmer clairement l'objectif de santé publique pour mieux protéger l'intégrité physique de l'ensemble des pratiquants. Priorité à la prévention, à l'information et à une surveillance médicale renforcée.
D'autre part s'attaquer beaucoup plus fermement aux pourvoyeurs. Le  nouveau projet de loi précise et renforce les moyens judiciaires, les sanctions pénales et élargit le champ des investigations aux établissements commerciaux d'activités physiques et sportives. Enfin mettre en place un système de procédures administrative de régulation et de sanction qui soit simple, cohérent et équitable. C'est dans cette objectif que la loi  crée le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage ayant un statut d'autorité administrative indépendante dotée d'un pouvoir réel. Il veillera à ce que les  procédures disciplinaires soient mises en oeuvre par les fédérations et il pourra dans le cas échéant réformer une sanction

 

David Douillet  Judoka Français

"Le dopage c'est comme la drogue. La drogue est une tricherie face à la dureté de la vie. Le dopage est une tricherie face à la concurrence sportive."
(L'Equipe, 25/10/97).


 MISE AU POINT

Certains se croient obligés de faire pression afin de retirer les pages sur le dopage.

Le seul but de ces pages est de dénoncer et condamner cette délinquance.

Censeurs passez votre chemin.


     Dernière Modification 02 Aout 2000

Vous avez des informations, des scoops, des listes de tricheurs, envoyez.....nous publierons.

Vous voulez faire pression, écrivez.... nous publierons.

 

La liste complète des produits pharmaceutiques français contenants des produits dopants ! ! !     

   

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