erasme
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ERASME

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La Maison d'Erasme à
Anderlecht
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La Maison d'Erasme est un musée plein d'atmosphère où l'on
ressent encore partout la présence d'Erasme.
Construite en 1515, Erasme séjourna dans cette maison 5 mois
pendant l'été 1521. Cet endroit, situé aujour'hui dans un
faubourg de la capitale de la Belgique, Bruxelles, était alors
un petit village de campagne peuplé seulement par 300 personnes.
Le Musée possède une très riche bibliothèque contenant de
très nombreux manuscrits et livres
anciens en majorité du XVIe siècle. De nombreux
chercheurs continuent à venir dans la maison afin d'étudier ces
ouvrages anciens.
La Maison contient également de nombreux meubles
de style gothique et de magnifiques tableaux
datant du XVe et XVIe siècle (avec entre autres un triptyque de
Jérôme Bosch).
Rencontres et conférences font de ce musée aujourd'hui, un
centre d'Humanisme véritable tel ceux qu'Erasme recherchait dans
ses voyages au-travers de l'Europe.

Triptyque de
Jérôme Bosch
MAISON D'ERASME
Rue du Chapitre 31
B1070 BRUXELLES
Ouvert de 10h00 à 17h00
(Béguinage de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00)
Fermé le lundi
Qui est Erasme (1469? - 1536)
Un des plus grands savants de son temps, Erasme fut appelé le
Prince des Humanistes. Il vécut à la Renaissance, une
période caractérisée par le renouvellement de la plupart des
concepts de la connaissance et le retour aux sources de l'antiquité
gréco-romaine.
Sa popularité intellectuelle fut telle qu'à partir de sa
trentième année, il fut régulièrement convié à être l'invité
des rois, empereurs ou souverains de son temps... Tous ceux qui
cherchaient à obtenir un statut remarqué dans le monde des
lettres veillait à s'assurer l'amitié d'Erasme.
Son ouvrage le plus connu est l'Eloge de la folie,
qu'il composa en partie à cheval (!), pendant son voyage vers l'Angleterre
alors qu'il quittait l'Italie. Ce pamphlet, ironique à souhait,
est une attaque en règle dirigée contre les comportements des
classes dirigeantes laïques ou religieuses.
Il se définit lui-même comme:
- le défenseur de l'élégance latine, la langue
internationale de son temps.
- le réformateur des traditions chrétiennes qu'il
désirait clarifier afin de permettre une approche plus
directe de Dieu.
- un pédagogue qui renouvelle les systèmes d'enseignement
par la publication de grammaires, de traités scolaires
ou la création d'écoles nouvelles comme le "Collège
des Trois langues" à Louvain.
Sa philosophie
Les idées principales qu'il désire diffuser sont:
- Le pacifisme: effrayé par les
conséquences sociales désastreuses des nombreuses
guerres qu'il observe pendant son existence - les Valois
(François Iers) et les Habsbourgs (Charles Quint) ou les
invasions turques - il n'a de cesse de convaincre par ses
lettres ou ses livres les souverains de tous les pays de
stopper ces guerres afin d'apporter la paix à leur
peuple respectif.
- Rénovation de l'église: pour Erasme,
la fonction principale de l'institution ecclésiastique
est la diffusion de la foi et, par conséquent, celle-ci
ne doit pas être gérée comme un état. Son attitude
lui apporte de solides critiques de la part des
théologiens traditionnels qui s'occupaient de l'Inquisition.
Ses livres et ses idées contribuèrent à mettre en
place une situation permettant l'éclosion de la Réforme
protestante en minant le système officiel de l'Eglise
catholique, bien qu'Erasme malgré qu'il ait beaucoup
protesté dans sa vie, ne devint jamais protestant.
- Tolérance: il était convaincu que,
parce que les choses humaines sont par nature ambiguës,
il ne fallait jamais condamner - ex abrupto - les idées
d'autrui. C'était un homme modéré qui refusa pendant
longtemps de s'opposer à Luther.
- L'unité de la culture européenne: il
se définit lui-même comme le citoyen de l'univers,
refusant toute attache, il rechercha seulement les
contrées où la culture et l'humanisme étaient
florissants. Les deux seules sociétés desquelles il se
réclama - et en cela il fut européen - furent la
République des Lettres et l'Eglise chrétienne.
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Un voyageur
infatigable
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La recherche de nouvelles sources bibliques, de mécènes, et
plus tard ses propres obligations l'entraînèrent à voyager
sans répit au-travers de l'Europe cultivée développant un
véritable réseau d'amis, une communauté de penseurs.
- Il passa sa jeunesse et fit ses études en Hollande.
Pendant ces années il devint moine dans le monastère de
Steyn où il acquit la connaissance du latin - la langue
universelle de son temps -, son inclination pour l'élégance
de la littérature, les fondements de la théologie et sa
fascination pour l'Italie.
- Il quitte son monastère afin de faire des études à Paris,
où il vivra sans trop de moyens.
- C'est en Angleterre qu'il fit la
rencontre de Thomas More et de John Colet,
avec qui il se lia d'amitié. Ces érudits eurent une
profonde influence sur Erasme. Il fréquenta les
universités d'Oxford et de Cambridge, comme étudiant et
comme professeur, à l'époque du règne du célèbre
Henri VIII.
- Son voyage en Italie fut pour lui l'occasion
de visiter les sites antiques, de consulter les grandes
bibliothèques, développer sa connaissance du grec (indispensable
pour lire les manuscrits antiques) et de rencontrer de
nombreux savants qui l'aidèrent dans ses recherches. De
plus il bénéficia de l'apport exceptionnel des
imprimeurs anglais tel qu'Aldo Manuzio. Il fut
par contre, réellement choqué, par la magnificence de
la cour papale, par la superstition du peuple et l'agressivité
guerrière du pape Jules II, le protecteur de Michel-Ange.
- Il termina dans la position enviée de conseiller de l'empereur
Charles Quint et se fixa dans les Pays Bas
où il séjourna à Anvers, Bruges, Louvain et Malines...
ainsi qu'à Anderlecht, situé dans un faubourg de
Bruxelles.
- Il termina son existence en Suisse à Bâle
où il s'éteignit à presque 70 ans, célèbre dans le
monde entier.
Son
oeuvre
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Un étudiant permanent diffusant son message au travers de
ses livres et de milliers de lettres
Il fut un grand penseur qui contesta la philosophie
traditionnelle, basée alors sur la scolastique médiévale. Il
fut l'un des premiers à adopter une attitude scientifique,
philologique dans l'étude des textes sacrés afin d'en produire
une exégèse.
Sa correspondance (3000 lettres sont
conservées aujourd'hui bien qu'il en écrivit plus de 20.000)
fut acheminée de la Pologne à l'Espagne et adressée aussi bien
à des rois qu'à de simples douaniers. Il affirma lui-même qu'il
lui arrivait d'écrire plus de quarante lettres par jour.
Ses adages et ses colloques
remplacèrent les livres scolaires traditionnels et
renouvelèrent la pédagogie médiévale.
Son oeuvre majeure, aux yeux de ses contemporains, fut la
traduction qu'il fit du Nouveau Testament, de
grec vers le latin, qui remplaça la version vieille de 1000 ans
de saint Jérôme qu'on appelait la Vulgate.
Ses traductions du grec en latin des auteurs
antiques montrèrent son habilité à faire revivre ces anciens
textes.
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