geants

sommaire / Le "Reuze Lied"

La vie légendaire et véridique de Tisje-Tasje

LES GEANTS

 

Le géant Roland qui se trouve au musée d'Hazebrouck

 

"Héros traditionnels des fêtes de la région du Nord et du Pas-de-Calais, issus d'histoires ou de légendes d'un grande diversité. Ils sont constitués d'une structure d'osier surmontée d'une tête, autrefois en bois ; au 20e s, elle est moulée en résine. Certains géants, trop lourds pour être porté à dos d'homme (la vraie tradition), sont placés sur des roulettes ou sur un char : ils ne sont même pas invités à certaines fêtes, respect de la tradition oblige. Car ces figures emblématiques d'une cité, voyagent souvent pour aller représenter leur ville, et parfois jusqu'en Espagne.

Les musées de Cassel et d'Hazebrouck ont des salles qui leur sont consacrées.

 

Le Carnaval de Cassel
Alexis Bafcop, 1876. Huile sur toile.
72,5 cm x 91,5 cm
Musée Départemental de Cassel. - Cl. Quecq d’Henripret
Cette œeuvre d’Alexis Bafcop est un instantané du carnaval de Cassel en 1876.
On doit aussi à ce peintre la création de "Reuze Maman" à Cassel…
Mais c’est le frère de ce peintre, Ambroise Bafcop qui a créé le Géant "Reuze Papa" que l’on voit sur ce tableau.
C’est toujours le même Géant qui sort aujourd’hui malgré son âge : 174 ans.

QUELQUES GEANTS

la légende du géant Allowyn, et la naissance du Reuze géant fêté au carnaval deDunkerque

A cette époque, les côtes du Nord de la Gaule étaient fréquemment envahies par de hardis barbares venus des régions sauvages de la Scandinavie. Ces pirates de taille gigantesque, n'étaient autres que lesReuze, c'est-à-dire les Géants dont les chefs se faisaient appeler les "Rois de la Mer". Ils débarquaient souvent sur les côtes flamades, avaient pris le port de Mardyk très prospère à cette époque et en avaient fait leur quartier général. De là, ils excursionnaient dans l'arrière pays, saccageaient Watten,, Bourbourg et se présentaient souvent dans une bourgade de pêcheurs, au milieu des dunes. C'était le futur Dunkerque. Le chef qui dirigeait ces expéditions était un guerrier redouté, d'une taille colossale et d'une avidité impitoyable que ses compagnons appelaient Allowyn ce qui veut dire dans leur langue "prenant tout". Nul ne trouvait grâce près de lui. Le nom seul de cet ogre glaçait de terreur les populations.

La légende nous apprend qu'Allowyn en débarquant dans les dunes de Dunkerque s'embarrassa une jambe dans les cordages de sa barque et tomba si malencontreusement sur la pointe de son épée qu'il demeura étendu sur le sable, baignant dans une mare de sang. Les pêcheurs accourus s'apprêtaient à massacrer sans pitié un ennemi aussi redoutable. C'est à ce moment précis que le grand Saint Eloi qui se trouvait à Dunkerque pour se remettre des fatigues de ses multiples travaux d'artiste, de savant, d'évêque et de premier ministre, les arrêta au nom du ciel. "Arrêtez", leur cria-t-il, "au nom du Dieu vivant. Dieu a jeté ses vues sur ce païen". Le vénéré prélat donna d'abord ses soins au géant qu'il convertit à la vraie foi et le conduisit ensuite à l'église des dunes, où, après lui avoir administré le baptême, il le maria à la plus belle fille du pays, en présence de toute la population émerveillée. Allowyn continua de vivre dans la ville naissante entouré de la considération générale. Grâce à son esprit d'initiative, Dunkerque devint une cité importante.

Suivant l'assurance que lui avait donnée Saint-Eloi, en lui faisant ses adieux, Allowyn vécut jusqu'à l'âge de cent ans. Son dernier jour arrivé, il monta sur une tour dont les vagues battaient la base, et resta longtemps assis en silence, les yeux tournés vers le nord où était le pays de ses aïeux puis, s'étant fait apporter son hanap d'or, il vida lentement la coupe et, quand il eut bu, il la lança dans les flots - en même temps, il s'affaissa : le Reuze était mort. Des hommes courageux trouvèrent cependant moyen de perpétuer par un monument durable, la mémoire de leur Reuze invincible et bienfaisant. Avec des roseaux, des planches, des étoffes et des lames de fer, ils résolurent de construire un géant à la ressemblance de leur illustre défunt et quand ils eurent fini ils ajoutèrent à leur église une haute tour pour loger leur colosse. Chaque année, une procession vient chercher son effigie pour la promener solennellement à travers la ville, au son des cloches et du carillon.

Reuze Papa (Dunkerque)

Jeannot le boulanger

Jerôme le meunier

 
Colas et jacqueline (Arras) Tisje-tasje et Babe-tisje à Hazebrouck
Reuze Papa et Reuze Maman (CASSEL)
Reuze Papa et Reuze Maman ne sont pas que des géants faits d'osier,
mais de véritables symboles pour les casselois, qui leur permettent de
s'extérioriser et de s'enivrer dans la merveilleuse et folle ambiance du
Carnaval du lundi de Pâques.
Du haut de leurs 6,25 m et 5,85 m, Reuze Papa et Reuze Maman
mènent la danse et ceci toute une journée durant.
La création de Reuze Papa date de 1827 et est l'oeuvre d'Ambroise
Bafcop. Son costume n'est pas symbolique du peuple flamand mais de toute une population : Manches de couleur bleu, ornements de couleur blanche, jupe de couleur rouge.

Certains éléments évoquent la vitalité : barbe, musculature ; d'autres le combat : arme, cuirasse, casque. Mais pour que ce vigoureux combattant, ce légionnaire romain, soit parfait, il lui fallait une épouse, d'où la création de Reuze Maman en 1860 par Alexis Bafcop (le frère du précédent), elle-même vêtue de rouge, qui est la couleur du pouvoir.

La légende de ces gardiens de la ville n'est pas précise ; en effet plusieurs
récits existent. Il pourrait s'agir : D'un couple de héros débonnaires et bâtisseurs qui étaient d'une taille exceptionnelle.
D'un être venu de la mer, qui bâtit avec ses mains différents monts sur le sable : Watten - Balenberg - Mont Cassel - Mont des Cats. Quand il revint avec son épouse, les Flamands heureux, dansèrent autour d'eux et dansent encore.
D'un ogre d'une taille démesurée qui était une menace pour la ville.
Les habitants décidèrent de mettre fin à ses jours, le rendirent ivre mort et l'enterrèrent sous la terre pour ne pas qu'il se réveille et ne recommence ses méfaits.
Sous le Mont Cassel serait enterré Reuze Papa et sous le Mont des Récollets Reuze Maman.
Quel que soit leur légende, les géants de Cassel veillent sur la ville et sur
ses habitants depuis le Musée où ils attendent patiemment de sortir.
Leur sortie n'est possible que sur Cassel de peur que, s'ils s'éloignent, ils gaspillent leur singularité aux dangereux vents du dehors.
           
La légende de ces gardiens de la ville n'est pas précise ; en effet plusieurs
récits existent. Il pourrait s'agir : D'un couple de héros débonnaires et bâtisseurs qui étaient d'une taille exceptionnelle.
D'un être venu de la mer, qui bâtit avec ses mains différents monts sur le sable : Watten - Balenberg - Mont Cassel - Mont des Cats. Quand il revint avec son épouse, les Flamands heureux, dansèrent autour d'eux et dansent encore.
D'un ogre d'une taille démesurée qui était une menace pour la ville.
Les habitants décidèrent de mettre fin à ses jours, le rendirent ivre mort et l'enterrèrent sous la terre pour ne pas qu'il se réveille et ne recommence ses méfaits.
Sous le Mont Cassel serait enterré Reuze Papa et sous le Mont des Récollets Reuze Maman.
Quel que soit leur légende, les géants de Cassel veillent sur la ville et sur
ses habitants depuis le Musée où ils attendent patiemment de sortir.
Leur sortie n'est possible que sur Cassel de peur que, s'ils s'éloignent, ils gaspillent leur singularité aux dangereux vents du dehors.
           

Phinaert (Lille)

La légende de Phinaert et Lyderic

La légende se situe au temps des Mérovingiens. 

Elle raconte l'histoire de Phinaert, roi de Cambrai qui vit dans un château à l’emplacement de Lille.  Ce monarque cambrésien n'était à vrai dire qu'un brigand qui détroussait les voyageurs. 

C'est ainsi qu'il tua Salvaërt, prince de Dijon, tandis que ce trop confiant bourguignon traversait la forêt de Cambrai en compagnie de son épouse Emelgaïde. Cette dernière était sur le point d'être mère. 

Recueillie par un ermite, elle mit au monde un fils qui reçut le nom de Lydéric. Mais les gens de Phynaërt étaient à sa poursuite. Pendant une absence de l'ermite, ils découvrirent sa retraite, et la malheureuse princesse n'eut que le temps de mettre son enfant à l'abri derrière un buisson. 

Livrée à Phynaërt, elle fut enfermée dans une tour de son castel. Vingt ans après, Lydéric, élevé par le cénobite et mis au courant du secret de sa naissance, se rendit à Soissons à la cour de Clotaire et demanda au roi la permission d'appeler Phynaërt au champ clos. Le combat eu lieu à Lille le 15 juin 640 en présence en présence de Clotaire et de tous ses seigneurs. Phynaërt fut vaincu, Emelgaïde délivrée, et Lyderic obtint du roi tous les biens du meurtrier avec le titre de Grand Forestier de Flandre. 

Lydéric s' installa au château du Buc. On le considère comme le fondateur de Lille.

Maintenant, lors des festivités, Lydéric et Phynaert déambulent côte à côte comme deux compères.

Le Fondateur de Lille aurait il réussi à pacifier son grand ennemi?

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Liens pour mieux connaître les géants

Les Amis des Géants de Seclin - Association loi 1901: http://www.amisdesgeants.org/

http://www.geants-carnaval.org/

Les Géants du Nord : http://www.nordmag.fr/culture/les_geants/geants.htm