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Voici en "quelques lignes " l'histoire de Cany et de
Cany-Caniel, histoire écrite par Pierre Auger et réalisée essentiellement
grâce aux ouvrages de l'abbée Cochet, Tougard et aux archives départementales
de Seine-Maritime (ASDM)
CANY
jusqu’au 19e siècle
ANTIQUITÉ - Cany fut certainement une station
romaine importante. Le vicus antique était situé sur la rive droite de la
Durdent (appelée LA QUITEFLEDE). Il occupait la portion élevée du bourg
(halles, mairie) auquel "nous ajouterons volontiers la chapelle et le vieux
château de Caniel". Vers 1780, on voyait (?) encore au centre de la ville
actuelle, dans une île située près du pont des moulins, les restes bien
conservés d’un édifice romain. On trouva aussi d’importants débris,
auprès de l’ancien château de Cany, lors de la construction de la filature
Patrice, et celle de M. Helloin à Caniel. Des fouilles fructueuses ont été
réalisées dans la cour de l’usine d’épuration d’huile Souday qui se
révèla être un ancien cimetière.
Début 11° siècle - Guillaume le Conquérant
aurait concédé le fief de Cany à Manassés BIZET, son dapifer, qui l’aurait
transmis à ses successeurs jusqu’à la réunion de la Normandie à la France.
"Un peu au-dessous de la chapelle de Caniel, construction en grés du temps
de Louis 14, en descendant vers la rivière, on trouve dans la prairie la place
où fut jadis le vieux château de Caniel (...) Une grange est bâtie à sa
place, et le gazon recouvre les murs dont on suit encore la trace".
(Cochet)
1150 - Mention de Caneio et de Barevilla (comme
paroisses?)
D’après BUNEL/TOUGARD "géographie de la Seine-Inférieure" 1876,
Cany fut composé de 3 fiefs :-Barville
-Cany, domaine des sires de Hautot-St-Sulpice
-Caniel, au duc de Normandie.
Le Vicomte d’Estaintot, dans son "Excursion archéologique à Valmont
et Cany" -1879- CRDP (1472 VAL), écrit que : "Cette terre de
Cany-Barville, composée des deux demi-fiefs de haubert de Cany et de Barville,
relevant tous deux de la baronnie de Cleuville, et réunis plus tard pour ne
former qu’un plein fief de haubert
Ensuite, "Cany posséda jadis deux châtellenies puissantes, connues sous
le nom de Cany-Caniel et de Cany-Barville. Toutes deux avaient dans le bourg le
droit de haute, moyenne et basse justice.
Lorsque l’on démembra la vieille vicomté (ou bailliage) de Caudebec (qui
était le chef-lieu du grand bailliage de Caux), on établit à Cany un
bailliage ou vicomté subalterne, qui dura jusqu’en 1789, et qui s’étendait
sur 94 paroisses. " (Cochet)
1169 - Fondation de l’Abbaye Notre-Dame, à
Valmont, par Nicolas d’Estouteville, probable compagnon de Rollon.
"Puisque nous voici revenus au 12° siècle, n’oublions pas de dire qu’alors
grand nombre d’abbayes possédaient à Cany des terres, des moulins, des
maisons et des redevances féodales :
- L’abbaye de Fécamp possédait au hameau de Viffreville, quartier couvert de
constructions romaines, une terre qui lui avait été donnée par Robert,
Vavasseur de Wiffreville.
- Dans la charte de fondation (1169) de l’abbaye de Valmont, le roi Henri 2
confirma aux moines le moulin de Cany (de Caneio), qui leur avait été donné
par Pierre de Hautot (donc titulaire du fief de Cany-Barville).
- Enfin le grand cartulaire du Vallasse cite une foule de chartes de 1224, 1231,
1236, 1252, et 1273, qui donne au monastère des biens à Cany. L’une d’elles
parle même d’une maison de pierre (domus lapidea de Cany) chose bien rare à
cette époque reculée ".(Abbé Cochet, page 146/162, églises arrond.
Yvetot)
1204 - Réunion de la Normandie à la France.
1211 - Henri BIZET, châtelain de Cany-Caniel et
descendant de l’une des plus puissantes familles de Normandie, donne la
chapelle de Saint-Gilles à l’abbaye de Beaubec "qui conserva toujours le
droit d’y présenter". L’abbé Cochet pense qu’il s’agit
de la chapelle de Caniel (ou Canyel, dédiée aussi à Saint-Nicolas). Plus tard
les LEMARINIER revendiqueront le droit de patronage sur la chapelle en qualité
de châtelains et de hauts-justiciers, mais ils seront déboutés par le
Grand-conseil.
13° - "Les seigneurs de Cany-Barville s’étaient
éteints dans l’exil, dans les cloîtres et dans les champs de bataille. La
riche baronie , avec tous ses fiefs, droits, patronages et honneurs, avait été
réunie au domaine de la couronne." Ainsi, ce serait Saint Louis
(1215/1270) qui aurait relevé l’église de Cany "renversée au 12°"
(Cochet, églises/Yvetot, P.142)
Cany aurait, à cette époque, 200 paroissiens ou chefs de famille (Statistique
ecclésiastique de l’archevêché) (Cochet)
1370 - Le roi de France, Charles le Sage, échange
le fief de Cany-Canyel contre la possession stratégique du château de Josselin
en Bretagne, que détenaient Pierre, Comte d’Alençon, et Robert, Comte du
Perche. A cette époque, la terre de Cany-Canyel était affermée à Ide de
Mauvoisin de Rosny, veuve du Maréchal Mathieu de Trie, pour 1400 livres toutes
charges rabattues.
Une fille du comte d’Alençon apporta Canyel en dot à Louis de Bavière, dit
le Barbu, seigneur d’Ingolstadt.
1415 - Cany incendié par les anglais : "le
Comte de Dorset, se partit de Harfleur et chevaucha ès-parties de Caux jusques
à Cany, et au deslogé y mirent le feu" (Cochet)
Le fief de Cany-Canyel est confisqué au duc de Bavière au profit d’un
chevalier anglais Christophe de Curban (aveu du 12 août 1419).
La seigneurie vicomté, chastel et chastellenie de Cany-Canyel passe, à la fin
du 15° siècle, on ne sait à quel titre, aux mains des du Bec (aveux des 6
mars 1480 et 7 juillet 1498), "conseiller en sa cour de Parlement",
puis "conseiller et chambellan du roi".
La terre de Cany-Barville avait été apportée en dot, au 15° siècle, à
Pierre de Segrestain, par Robine Hay, sa femme, (...). Cent ans plus tard, leur
quatrième descendante, Jeanne de Segrestain, dame de Cany-Barville et veuve de
Nicolas Martel, seigneur de Basqueville, mourait sans postérité, et sa
succession échéait aux LE MARINIER, au droit de Jacqueline Saudret, leur
aïeule, fille de Pernelle de Segrestain, grand’tante de Mme de Basqueville.
1525 - Le fief de Cany-Canyel semble revenu aux
Ducs d’Alençon puisqu’il fait partie de la succession de Charles 4, dernier
duc d’Alençon, gouverneur de Normandie et Picardie. Il échoit à sa soeur
Anne d’Alençon, femme de Guillaume Paléologue, marquis de Montferrat (elle
rendit aveu le 1° oct. 1542.)
Août 1534 : la baronnie de Cleuville, dont dépend
le fief de Cany-Barville, fut réunie à la châtellenie de Valmont lors de la
création du duché d’Estouteville.
1537 - Le seigneur de Cany se distingue au siège
de Thérouane.
En 1562 et 1589,
Cany fut dévasté par les protestants de Dieppe.
A la mort d’Anne d’Alençon, marquise de Montferrat, sans héritiers, retour
du fief de Cany-Caniel aux d’Alençon, à Françoise, successivement épouse
de François d’Orléans, duc de Longueville, et de Charles de Bourbon, duc de
Vendôme. "Le seigneur de Cany dut être alors Louis, prince de Condé,
tué à Jarnac en 1569; au moins est-ce sa veuve, Françoise d’Orléans-Longueville
qui, en 1588, pour demeurer quitte des dettes du feu duc d’Enghien, son fils ,
abandonna ce fief pour 40.000 livres, à Charles de Reffuge, surintendant des
affaires et maison de ce prince. L’une de ses filles, Angélique, épousa
Louis le Marinier, déjà seigneur des fiefs de Cany-Barville...).
Les LEMARINIER cédèrent alors leurs droits sur Cany-Canyel à haute et
puissante dame Susanne de Monchy, gardienne et tutrice d’Adrien-Pierre de
Bréauté, son petit-fils. Mais la châtellenie, sans doute remise aux
enchères, fut adjugée aux LEMARINIER qui la conservèrent jusqu’aux
premières années du 18° : aveux rendus au roi de 1649, 1666, 1700)
Mais, à la fin du règne de Louis 14, des malheurs (non précisés) ruinèrent
la branche de Cany qui vendirent. Michel CHAMILLARD, le ministre de Louis 14, la
posséda un moment. Puis, elle se fixa dans une famille bretonne déjà établie
en Normandie et grandement prisée dans le Parlement, les BECDELIEVRE. Mais, d’Estaintot
écrit que LE MARINIER semble avoir épuisé sa fortune dans la construction de
son château; il avait épousé une BECDELIEVRE d’Hocqueville, et ce fut à
Pierre de BECDELIEVRE, marquis de QUEVILLY, président à mortier, qui devait
être son beau-frère, qu’il vendit, le 3 juin 1683, son beau fief de
Cany-Barville.
1697 - L’ancien château de Cany est détruit.
A peine installés, les BECDELIEVRE se dégoûtèrent du petit château des
BISET et des LEMARINIER, situé près des halles, et le firent démolir pour
construire l’actuel (en contradiction avec d’Estaintot qui affirme que
LEMARINIER s’est ruiné en construisant son château).
17 août 1723 - Premier aveu des BECDELIEVRE
1726 - Mort de Messire Pierre de BECDELIEVRE,
Chevalier marquis d’Hocqueville et de Cany. (Cochet)
1738 - Le pouillé donne 220 feux. (Cochet)
1770 environ : "La cure de Saint Martin de
Cany fut de tous temps une cure d’épée. Cependant ce n’était point la
seigneurie de Cany-Caniel qui y nommait, mais bien le titulaire du fief de
Cany-Barville, lequel dépendait, dans ces derniers temps, de la châtellenie d’Estoutteville."
(Cochet, Eglises Yvetot, P.146)
1787 - D’Estaintot écrit que, le 21 janvier,
Anne-Christian de MONTMORENCY-LUXEMBOURG, duc de Beaumont, épousa Anne-Marie de
BECDELIEVRE, qui lui apporta le château de Cany.
REVOLUTION
- L’hôtel de ville de Cany est le siège du district de 1790 à 1800.
- Les biens, terres et revenus de l’église et de la fabrique de Cany sont
vendus.
- La chapelle de Barville dépend de la châtellenie de Valmont, et donc du
fameux Léonor de Grimaldi, prince de Monaco.
- La chapelle Saint-Gilles, bien national, est vendue par le district de Cany, le
29 octobre 1792, pour 1525F, à Jean BOUTEILLER. Le
19 novembre 1792, revente de la chapelle de Caniel par
BOUTEILLER à LEBARBIER (le notaire s’appelle Louis Etienne LEBARBIER)
(ADSM : E27/345). L’Abbé Cochet confirme ce rachat par le château de
Cany.
- 11 germinal, an 6 (1798)
: Vente par BRIERE à DELABREQUE(?) de la moitié du moulin de Caniel et autres
objets à Caniel (ADSM, E27/345, acte N°91, notaire Louis Etienne LEBARBIER)
ADSM 6M1320 :
- 3 vendémiaire, an 10 (1802?) : Cany possède 6
moulins à eau.
- Etat du 2 mai 1809
: Cany possède 7 moulins à eau, à roue perpendiculaire, pouvant écraser 60
qx de farine par jour (nom des lieux d’où sont tirées les meules: Rouen).
1820 - 388 feux et 1389 habitants (Cochet)
1827 - Fusion des deux anciennes paroisses de Cany
pour former la commune de Cany-Barville.
1830 - Les MONTMORENCY-LUXEMBOURG font agrandir et
remettre à neuf le château.
CANY
CANIEL jusqu’au 19e siècle
L’histoire du fief de Cany-Canyel est tirée de "Excursion
archéologique à Valmont et Cany" du Vicomte d’Estaintot 1879 (CRDP :
1472 VAL) qui, lui-même, après s’être plaint des erreurs commises par
les chercheurs précédents, Guilmet par exemple, cite comme sources deux
mémoires publiés "au siècle dernier":
- "Solution que donne Honoré-Camille-Léonore Grimaldi, prince souverain
de Monaco..., au mémoire signifié le 19 mars dernier par messire
Anne-Louis-Roger de Bec-de-Lièvre, chevalier, seigneur de Cany-Barville",
Rouen, Daumesnil, 1776, in-4°, 289p.
- "Observations sommaires du Prince de Monaco, pour servir de réponse au
troisième mémoire de M. de Cany", Rouen, Laurent-Dumesnil, in-4°, 46p.
1066 (environ) : Le fief de Canyel aurait été
concédé par Guillaume le Conquérant à Manassès Bizet, son dapifer.
"Notices historiques sur quelques localités de l’arrondissement d’Yvetot"
(Paris, Delaunay, p.184, n°11)
1204 : Philippe Auguste reprenant la Normandie à
Jean-sans-Terre, Canyel redevient domaine du Roy de France.
1211 : Henry Bizet, châtelain de Cany-canyel donne
la chapelle de saint-Gilles à l’abbaye de Beaubec. L’abbé Cochet pense qu’il
s’agit de la chapelle de Canyel, dédiée aussi à Saint-Nicolas.
1215/1270 : Les seigneurs de Cany n’ayant pas d’héritiers,
retour de la baronnie à la couronne. Saint-Louis, durant son règne, aurait
relevé de ses ruines l’église de Cany (abbé Cochet)
En 1370, la terre de Cany-Canyel est affermée à
Ide de Mauvoisin de Rosny, veuve du maréchal Mathieu de Trie "par la somme
de 1400 livres toutes charges rabattues"."Grands officiers de la
Couronne", tome VI, p.678, c. du P. Anselme.
14 mai 1370 : Échange entre le Roy Charles V et
les petits-fils de Philippe le Hardi, comtes d’Alençon et du Perche...
"par lequel les dits comtes d’Alençon et du Perche cèdent au Roy la
ville et châtellenie du château Josselin en Bretagne (...) et pour
contréchange le Roy leur cède pour 4000 livres de rente promis en assiette le
château de Canyel, la justice haute moyenne et basse avec différents objets
détaillés au procès-verbal d’assiette faite par les commissaires qui furent
députés par le Roy." Cet échange est confirmé par lettres patentes de
1373. (ADSM C 949)
Une fille du Comte d’Alençon apporte le fief de Canyel en dot à Louis de
Bavière, dit le Barbu, seigneur d’Ingolsstadt. Le fief est ensuite confisqué
au moment de l’invasion anglaise pour passer aux mains d’un chevalier
anglais, Christophe de Curban (aveu le 12 août 1419).
Le fief passe ensuite aux mains des du Bec qui en rendent hommage au roi le 6
mars 1480 (Charles du Becq, conseiller en la cour de parlement) et 7
juillet 1498 (Jehan du Bec, conseiller et chambellan
du roi).Archives nationales p.266 (v. à cet égard le P. Anselme, loc. cit.,
t. II, p.85) - Ibid., n°311.
1525 : Le fief de Cany Caniel est revenu aux mains
de la famille d’Alençon car il fait partie de la succession de Charles IV,
dernier duc d’Alençon, mort en avril 1525. Il échoit à sa soeur, Anne d’Alençon,
femme de Guillaume Paléologue, marquis de Montferrat.
27 janvier 1536 : un bail est passé devant maître
Germain Le Carry et Etienne Danifuis, notaires au Chastelet de Paris, entre Anne
d’Alençon et Jean Piart, contrôleur en l’élection de Caudebec, pour le
fermage de la sieurie de Cany Caniel. (ADSM 7 H 288 - Acte du 16 juin 1545 -
)
1° octobre 1542 : "Aveu et dénombrement
rendu au Roy par Anne d’Alençon, marquise de Montferrat, de la terre
châtellenie et de haute justice de Cany Caniel".(ADSM C 949)
16 juin 1545 : Accord amiable entre Jean Piart et
Anne d’Alençon, représentée par Cardin de Vattemare, pour le règlement de
1213 livres tournois d’arrerages dudit fermage. Pour régler sa dette, Piart
vend à Vattemare le moulin situé entre le moulin Ouainville et le moulin de
Butot (c’est-à-dire le moulin de la Coste) (ADSM-7H288-Fécamp ).
Anne d’Alençon meurt sans héritiers. Le fief revient aux
enfants de sa soeur, Françoise d’Alençon, mariée en secondes noces à
Charles de Bourbon, duc de Vendôme (son premier mari était François d’Orléans,
duc de Longueville).
24 juin 1565 : Bail signé par Louis, Prince de
Condé, à Nicolas Leclerc, de Saint-Vaast Dieppedalle, comme fermier de la
terre et seigneurie de Cany Caniel.
Les 15 et 24 juillet 1570 , un acte (avec scel de la
Prévôté de Paris) du Prince Charles, Cardinal de Bourbon, rappelle à Nicolas
Leclerc que son bail se termine le 8 septembre 1570 et qu’un nouvelle
adjudication sera lancée par Guillaume de Lintot, bailli de la dite seigneurie.
Auparavant, Nicolas Leclerc doit mettre fin au procès en cours avec feu Cardin
Vattemare, fermier de la dite terre et seigneurie)(ADSM C 949)... Cet
acte est collationné 2 fois :
- le 20 novembre 1572
par le notaire du Chastelet de Paris
- le 30 mars 1574,
à la demande de M° Jean Richer, procureur de Nicolas Leclerc, receveur de la
haute justice de Cany-Canyel.
... Un acte daté du 3 novembre 1570
traite "des héritages ayant appartenu à Anthoine de Vattemare, frère et
héritier du défunt Romain de Vattemare, fils aisné et héritier du défunt
Cardin de Vattemare"... et notamment du "moulin de la Coste",
situé entre le moulin de Ouainville et le moulin de Butot, moulin qui dépend
de l’abbaye de fécamp, laquelle remplit l’office de bailly et reçoit à ce
titre une rente sieurale et foncière de 4 livres.
1588 : Françoise d’Orléans-Longueville, veuve
du prince de Condé, pour éteindre les dettes du feu duc d’Enghien, son fils,
vend le fief pour 40 000 livres, à Charles de Reffuge, son surintendant. La
liquidation de la succession du duc d’Enghien n’étant pas indiscutable, de
Reffuge cède les droits sur Cany-Canyel à dame Susanne de Monchy, gardienne et
tutrice d’Adrien-Pierre de Bréauté, son petit-fils. À la mort de ce
dernier, la châtellenie, sans doute remise aux enchères, fut adjugée aux le
Marinier, seigneurs de Cany-Barville (le
28 août 1601, Louis le Marinier avait épousé
Angélique de Reffuge, fille de Charles, baron, haut-justicier de Cany-Canyel).
1609 / 1615 : Les archives sur Caniel contiennent
une chemise intitulée "Etat des redevances" dues à "Dame
Marguerite de Monceau (?) propriétaire" de la dite "baronnie
chatelnie terre et sieurie" pour l’année 1615... Sont
notés, entr’autres, pour le domaine fieffé de la prévosté et chatellenie
de Caniel, Guillaume PIARD et surtout "Anthoine PIARD Sieur de (To ? ) à
cauze de ses deux moullins à huille (...) rente foncière (?) quatre livres et
vingt sols de rente sieuralle pour luy au droict de Me Anthoine Adrien (?ub)
Guillaume PIARD". On retrouve ces 2 noms dans un dossier intitulé
"Papiers de recettes". (ADSM,1ER490)
1621 - Acte N° 9 - Mention d’un Rémy PIART de
Cany
1630 - Acte N°109 - Mention d’un Charles PIART
1631 - Acte N° 132 - Mention d’un Charles PIART,
bourgeois de Rouen, de son frère Pierre, fils du défunt Marq? PIART (ADSM 2
E 27 / 103)
1649 : Aveu de Pierre le Marinier
1666 : Aveu de Balthazard le Marinier
3 janvier 1678 : Dénombrement rendu au Roy par
Balthazar Lemarinier... (idem 1° oct. 1542) (ADSM C 949)
12 décembre 1694 : Charles Piart, fils de
Guillaume, fils de Rémy (?), vend le moulin Durdent à Jacques Grisel (Acte
N° 45, ADSM, 2E27/61)
18 mars 1695 : Jacques Grisel règle une rente qu’il
avait accepté de prendre en charge à la place de Charles PIART, en déduction
du prix du moulin Durdent acheté le 12 décembre 1694 (Acte N° 54 - ADSM -
2E27/61)
27 août 1700 : Aveu de Nicolas Le Marinier
20 décembre 1707 : Contrat de vente passé devant
le notaire de Paris par Messire Balthazar Lemarinier à Messire Michel
Chamillard, ministre et secrétaire d’état de Louis XIV, de la terre et haute
justice de Cany Caniel. (ADSM C 949)
30 janvier 1713 : Contrat de vente passé devant
les notaires de Paris par Messire Michel Chamillard, ministre et secrétaire d’état,
à Messire Pierre Becdelièvre, Chevalier, Marquis d’Hocqueville, de la terre
et haute justice de Cany Caniel. (ADSM C 949)
17 août 1723 : aveu de Pierre de Bec-de-Lièvre.
9 mai 1750 (Terrier de la Vicomté de Caudebec,
déclaration de Monsieur le Marquis de Cany) . On y trouve :
- l’histoire de l’échange avec le roi de France des fiefs Canyel /
Josselin;
- la liste de ses domaines fieffés et non fieffés de Cany, Canyel et Canville;
- le détail des métiers et taxes payées pour s’installer sue les marchés
et foires de Cany (On retrouve cette déclaration dans le C1619) (ADSM C2912)
6 mars 1752 : Concordat (homologué au Parlement de
Normandie le 19 juin 1754) fait au sujet de la réunion du bailliage de
Grainville à celuy de Cany entre Messieurs les officiers du bailliage et ceux
de la Haute justice de Cany Caniel appartenant à Monsieur le Marquis de
Cany. (ADSM C 949)
1785 : Jean BALLUE (et "Le Moulin
Durdent" ?) apparaît sur le registre concernant l’impôt des
vingtièmes...mais il n’est fait mention ni du moulin, ni même de ses ruines
: "Rôle de CANY pour le paiement des
vingtièmes.Article 66 du rôle de 1785 (reprise de l’article 120 du rôle de
1784) :
Jean BALUE, propriétaire d’une maison une acre 3 V. de masure au revenu
de 160 LT .....16 LT Tenu par MARTIN" (ADSM / C568)
21 janvier 1787 : Anne-Marie de Bec-de-Lièvre
épouse Anne-christian de Montmorency, duc de Beaumont; le château de Cany
passe aux Montmorency dont le dernier représentant s’éteint en janvier 1878.
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