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Enfance
heureuse à la ferme de ses parents, adolescence
tourmentée dans Québec, capitale provinciale. A
16 ans, son premier choc théâtral : L'opéra
de quat'sous de Brecht et Weill le fait
déjà rêver de théâtre musical. Fan de
Presley comme de Ferré, d'Hemingway comme de
Sartre, il est attiré par New-York et Paris. Bac
en pédagogie à Québec, un an de lettres à
l'université de Montréal, un an d'histoire de
l'art à l'Ecole du Louvre, trois ans de langues
modernes à Londres (choc de Beatles et des
Stones), à Berlin (découverte de l'opéra), à
Madrid et à Rome.Un séjour à New-Yord (année
de la création de Hair) le convainc de sa
vocation à écrire des comédies musicales.
Revenu à Montréal début 70, il devient
parolier des stars québécoises, de Diane
Dufresne à Robert Charlebois. En France, Julien
Clerc et Catherine Lara font appel à à lui
comme auteur rock. Céline Dion lui |
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consacrera, en 91, un album
intitulé Dion chante Plamondon, paru en France
sous le titre Des mots qui sonnent (1 500
000copies vendues). Mais son oeuvre maîtresse demeure Starmania
(musique de Michel Berger). L'opéra-rock, crée en 1979
au Palais des Congrès, dans une mise en scène de Ton
O'Horgan, est remonté par les auteurs en 88 au Théâtre
de Paris, puis à Marigny en 89. Une nouvelle production
signée Lewis Furey, lancée au théâtre Mogador en 93
et saluée par trois Victoires de la Musique, entreprend
sa sixième saison parisienne au Casino de Paris en
98/99. Startmania a compté parmi ses interprêtes
Daniel Balavoine, France Gall, Claude Dubois, Diane
Dufresne, Fabienne Thibeault, Maurane et Bruno Pelletier.
En 1992, la version anglaise de Starmania, écrite
par Tim Rice, paraît sur disque avec Cyndi Lauper,
Céline Dion, Peter Kingsbery, Tom Jones, Kim Carnes et
Nina Hagen. Trois millions de personnes ont vu Starmania
sur scène et plus de cinq millions d'albums ont été
vendus à ce jour. Entre autres comédies musicales, Luc
Plamondon a écrit avec Barbara les chansons de Lily
passion, créée par Barbara et Gérard Depardieu au
Zénith en 84, dans une mise en espace de Pierre
Strosser. En 1985 Diane Diane Dufresne crée
l'opéra-cartoon Dioxyne de carbone et son rayon rose
au Cirque d'Hiver à Paris, dirigé par Hans Peter Cloos.
En 1990, La légende de Jimmy, second opéra-rock
de Plamondon-Berger, est joué six mois au Théâtre
Mogador, avec Diane Tell, Tom Novembre, Renaud Hantson et
Nanette Workman, mis en scène par Jérôme Savary. En
1991, sort l'album Sand et les Romantiques avec
Catherine Lara, Véronique Sanson, Maurane, Daniel Lavoie
et Richard Cocciante. L'oeuvre est montée au Châtelet
par Alfredo Arias. Luc Plamondon est Chevalier de l'Ordre
du Québec et Chevalier de la Légion d'Honneur en
France.
Le mot de l'auteur
Indifféremment Victor Hugo appelle Esmeralda la
Bohémienne, l'Egyptienne, l'Andalouse, l'Africaine, la
Gitane, l'Agériennr ou la Zingara. Ne symbolise-t-elle
pas ce métissage permanent et universel qui caractérise
les villes d'aujourd'hui ? Condamnée pour sorcellerie,
être étrangère n'est-il pas son seul crime ? Et cette
Cour des Miracles où elle se réfugie comme tous les
exclus de l'époque, n'accueillerait-elle pas les
squatters ou les SDF de cette fin de millénaire ?
En allant chercher chez Victor Hugo une grande histoire
d'amour, j'ai trouvé un sujet aux résonnances sociales
très actuelles. Dans "Belle", la première
chanson que j'ai écrite il y a cinq ans pour cet opéra,
j'ai exprimé le point de vue passionnel, mais avec
"Les sans papiers" qui m'a été inspirée par
l'occupation de l'Eglise St-Bernard il y a deux ans, la
trame du livret a basculé dans le monde moderne. Voir le
droit d'asile, bafoué par les forces de police, m'a
suggéré un dénouement nouveau. Les Sans-papiers, pour
sauver Esmeralda, occupent la cathédrale. Frollo donne
à Phoebus et à ses soldats l'ordre d'enfreindre le
droit d'asile et Esmeralda, reprenant à son compte la
lutte des Sans-papiers après la mort de Clopin, mourra
en héroïne plutôt qu'en simple victime de l'amour.
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