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Il est sur le Dalmate (vaisseau de haut bord), Capitaine MOSSIN, en 1809, comme Maître Canonnier, jusqu'au 6 Avril 1811. Muni d'une permission spéciale, il vient d'Anvers où son bateau est ancré.(il est mentionné : 36ème d'équipage) à Saint Martin aux Buneaux pour se marier le 6 Février 1811 avec Marie Angélique HEDOUIN, fille de Nicolas André HEDOUIN, laboureur et de Marie Catherine CAREL son épouse. Sur l'acte de mariage il est mentionné que son père est décédé. On est en plein hiver et on peut supposer que les routes (il vaudrait mieux employer le terme de chemins!...) sont gelées et peu praticables (se reporter aux cahiers de doléances!). Il est venu à St Martin probablement en diligence jusqu'au relais de poste le plus proche, le restant se faisant à pied!... Ont signé sur l'acte de mariage, Pierre Martin Monnier(marinier) frère de Jacques Paschal, Robert Julien Cabirol, Instituteur, Nicolas Hédouin laboureur, Nicolas François Cabirol tisserand. Jacques Paschal était âgé de 33 ans Dans un mémoire établi par Gérard DESSOLLE - concernant l'Abbé Jacques DESSOLLE curé jureur de Sassetot le Mauconduit de 1792 à 1794, qui revint en qualité d'instituteur après les années terribles de la révolution, il est indiqué que ce dernier fut remplacé par CABIROL-Nicolas, François- fils de CABIROL instituteur de St Martin. L'escadre de Flessingue, à partir du 11 Aout 1809, remonte
le fleuve Escaut, mais par les chaleurs, les fièvres vont décimer
les équipages, car l'estuaire est à cette époque encore
un marécage. Heureusement pour Jacques Paschal, son bateau ne sera
pas du voyage!...
Maître canonnier de 1ère classe à bord du Friedland (lougre), Capitaine Jean COUDEIN, faisant partie de l'Armée Navale d'Anvers composée de 18 vaisseaux, sous les ordres du Vice Amiral BURGUES MISSIESSY, il sera présenté lors d'une inspection, le 20 Septembre 1811 à Napoléon Ier par le ministre de la guerre Monsieur Denis de GRES, Contre amiral, et l'Empereur lui dira : Je me souviendrai de toi!... Lors de cette inspection l'Empereur donnera l'ordre de faire appareiller 7 prames et 15 canonnières et d'aller corriger les anglais qui croisaient au large. Ce ne sera pas un succès et les bateaux seront plus en sécurité à Etaples, Ambleteuse et... Boulogne. Il y aura malheureusement encore des prames coulées. Il faut remarquer que Napoléon, s'il n'avait plus d'illusions sur les possibilités navales de la France, représentait toujours une menace pour l'Angleterre qui ne pouvait savoir avec certitude quels projets il avait en tête, et l'éventualité d'un débarquement était toujours possible !..En maintenant une force navale conséquente dans le Nord de la France et dans l'embouchure de l'Escaut, il entretenait la pression. Jacques Paschal note dans une lettre adressée au Ministre de la Marine en 1852 que de désastreuses mais mémorables campagnes intervinrent après cette visite, qui firent que la promesse de Napoléon à Jacques Paschal Monnier de se souvenir de lui, ne pu être tenue... Il faut noter que 40 ans après, Napoléon (même décédé) jouissait encore d'un énorme prestige parmi ses anciens militaires (ses demi-soldes) puisque notre aïeul emploie le terme"l'épée d'Austerlitz" pour parler de l'Empereur. Il continuera à naviguer au Service de l'Etat du 4 Décembre 1813 au 1er Septembre 1814, sur le Pacificateur, Capitaine OSEWARDE (officier hollandais ou Danois. N'oublions pas qu'à cette époque la France avait par ses conquêtes, "libéré" les provinces du Nord, et des commandements étaient confiés à quelques officiers "étrangers") et le Tromp. La Hollande reste le seul théâtre d'opération maritime. On note une opération d'escarmouches dans l'estuaire de l'Escaut, dans des conditions climatiques incroyables, avec un froid intense qui gèle le fleuve en partie et qui oblige les bateaux à ne pas rester au mouillage!.. La monarchie est rétablie avec le roi Loui XVIII après Waterloo, et à partir de 1815, Jacques Paschal va se consacrer à la pêche et au cabotage. Il va passer au Havre l'examen de Maître au Cabotage; il sera reçu à l'examen le 19.07.1817 et sera Breveté Capitaine le 02.09.1819! Il sera Patron, Maître au cabotage ou Capitaine et ce jusqu'en Septembre 1846: Matelot sur le Saint-François, Patron sur le Saint-Victor, sur le Saint-Jacques, sur le Jean-Jacques, sur le Jean-Baptiste, Maître sur le Jeune Arthur, sur le Renard, sur le Saint Adrien, sur l'Aline, sur le Saint-Paul, sur le Cérès et l'Adelphine. Dans l'entretemps, par décret du 18.05.1829, décision n°298, il était admis "demi-solde". Nous trouvons trace d'un commandement en 1826 en qualité de Capitaine, sur le Saint Adrien, direction La Corogne. Puis également le 24 Mai 1843 il est le Capitaine de l'Adelphine, pour un nouveau voyage, et d'autres encore qui se succéderont jusqu'en 1849. C'est en 1816 alors qu'il commandait le St Jean Baptiste de St Valéry
en Caux, en qualité de Capitaine-patron que nous avons retrouvé
la trace d'une action de sauvetage lors d'un naufrage en mer, au large
de St Valéry en Caux, relaté, à la fois par lui même,
et par ceux qu'il avait sauvé (11 hommes sur 18 de l'équipage)
et dont il est fait mention sur son état de service édité
par l'Inscription Maritime de Fécamp.
Il va prendre sa retraite et il finira ses jours à Fécamp chez ses enfants. Je n'ai actuellement aucune certitude quant à la date où il est parti s'installer à Fécamp, car si j'ai bien sûr des adresses concernant ses enfants, je n'ai pu cibler avec certitude chez lequel de ses fils, ou peut être même chez sa fille, notre aïeule, il s'était retiré avec son épouse, décédée elle-même à Fécamp. |