Les Dubois  
                                LES FAMILLES DUBOIS  AUX  MILLE-ILES
                                           ( Ste-Thérese, Blainville, Boisbriand. )
Province de Québec

Des descendants de François Dubois Dit Jolicoeur, qui s’établiront  aux Mille-Iles, mentionnons Jean-Charles Dubois qui est de la 3eme génération des Dubois . Il est le fils de Jean-Baptiste Dubois et Marie Gareau.
Jean-Charles Dubois sera le premier a s établir a Sainte-Thérèse.Ce dernier épousera à Sainte- Rose le 8 janvier 1776, Marie-Françoise Caillé, fille de Charles et de Marie-Josephe Giboulou. Ensuite ils s établiront a la Cote Sud dans la Seigneurie de Blainville.
 

  (Maison ancestrale des Dubois)
                                                         (Cote Sud a Boisbriand)

                                                    Recensement de 1825.     *1
Lors du recensement de 1825,  Il y a 2 familles Dubois d établies a Ste-Thérese. Il y a Charles Dubois  qui vit à la Cote Sud, avec son épouse Marie-Françoise Caillé. Une autre famille Dubois est aussi mentionnée et qui est voisine de Charles, il s agit de son fils François Borgia Dubois, sa femme Angélique Richard et leurs dix enfants.  (Les noms ne sont pas mentionnés au registre, une recherche a partir des âges mentionnées  nous a permis de retracer les noms de leurs enfants).
Enfants :
             François       (baptisé 1801)  24 ans.
            Abraham       (bapt.    1804)  21 ans.
            Alexis           (bapt.    1806)  19 ans.
            Angélique     (bapt.    1811)  14 ans.
            Zoé               (bapt.    1813)  12 ans.
            Anselme       (bapt.    1815)  10 ans.
            Pétronille     (bapt.    1817)    8 ans.
            Eulalie          (bapt.    1819)    6 ans.
            Théodosie    (bapt.    1821)    4 ans.
            Nazaire         (bapt.    1824)    1 ans.

Le recensement de 1831, nous apprends qu il y a 4 familles Dubois d établies  à Ste-Thérese, (Jean-Charles Dubois,  François Borgia Dubois père, et François Dubois fils,(bapt.1801) marié à Scholastique Nadon en 1829.), sont établies à la Cote Sud. Abraham Dubois marié
à Clémence Urbain dit Foucault en 1828 étant établi à la Cote Nord de Ste-Thérese.

Le 1er février 1853  lors du mariage de François Dubois, 5eme génération, fils de( François Dubois et Scholastique Nadon,)  avec Adèle Thibault a Ste-Thérese, il recevra de son père, la terre ayant appartenu à Jean-Charles Dubois.
C est le 5 avril 1871,que François Dubois fils, cède la terre de deux arpents de largeur et 40 arpents de profondeur a son oncle Nazaire Dubois (né1824) marié en 1er noces a Zoé Thibault.
En  1888 la terre est léguée a  Moise Dubois fils de Nazaire Dubois.
En 1905 la terre devient la propriété de Josaphat Dubois fils de Herménégilde Dubois et petit-fils de  Alexis Dubois, marié a Hélène Dubois.
En 1936 la terre deviendra  propriétée de Hélène Dubois au décès de Josaphat, puis c est leur fils Henri Dubois marié a Pierrette Cloutier qui possède depuis lors,cette maison ancestrale,soit depuis 1945. *2

Les Familles Dubois s établiront aux Mille-Iles, et une nombreuse descendances s en suivra. Notons :Abraham Dubois (né 1804) qui après avoir demeuré à la Cote Nord de Ste-Thérese,
s établira à la Grande Cote de Blainville (aujourd'hui Boisbriand).
 

                                             (La maison des Dubois a Boisbriand)
                                                                         (Grande Cote a Boisbriand)
Cette maison a toujours été habitée par les descendants d Abraham. Aujourd'hui elle est la propriétée de Jules Dubois.
 
D autres  Dubois s établiront à la Cote Nord de Ste-Thérese (aujourd'hui Mirabel)
 
(Maison de Stanislas Dubois et maison natale de  Mgr Émile Dubois.)
                                                                            (Cote Nord a Mirabel)

Cette maison a appartenue à Herménégilde Dubois fils d Alexis Dubois. (Puis a Stanislas Dubois qui y est né  en 1881, marié à Mélanie Dubois  le 27 septembre 1904 a Ste-Thérese).

C est la maison natale de Mgr Émile Dubois (Né 14 novembre 1882).Ce dernier fit ses études au séminaire de Ste-Thérese et ordonné prêtre le 30 juin 1907. Professeur au séminaire de Ste-Thérese, il étudia à Rome et obtint son doctorat en philosophie. Il fit ses études en lettres a l institut catholique de Paris. De  retour en 1910, il fut professeur d histoire et de lettres au séminaire de Ste-Thérese. Il écrivit plusieurs livres. Pour en nommer que quelques-uns, il écrivit en 1920 <Chez nos frères les Acadiens>, en 1922 <Autour du métier>, en 1925 <Le Séminaire de Ste-Thérese>, en 1927 < Souvenirs Théresiens >, et l oeuvre à laquelle il avait voué toute sa vie de professeur d histoire du Canada, parut en 1937 alors qu il était curé de St-Jérome.< Le Feu de la Rivière Du Chêne > (Études historiques du mouvement insurrectionnel de 1837 au Nord de Montréal).
 

 
(Photos de  Émile Dubois & livre le feu de la rivière du Chêne.) Nouvelle édition. *3

L  abbé Émile Dubois fut le fondateur des syndicats catholiques a Saint-Jérome en 1938.
Entre 1938 et 1942, c est l éclosion subite mais de courte durée du syndicalisme catholique qui sort le mouvement ouvrier de la région des Laurentides de sa longue léthargie. Toutefois, c est a un représentant d une élite traditionnelle et non a son dynamisme interne que le mouvement ouvrier doit ce brusque réveil. Il s agit en l occurrence du curé Émile Dubois de Saint-Jérôme. L abbé Dubois écrit, en novembre 1938, une série de quatre articles dans l Écho de Nord qui deviendront par la suite une brochure intitulée Ce que veulent nos ouvriers, publié en décembrede la même année.   .
En fait,s'inscrivant dans la plus pure tradition du christianisme social tel que formulé par Léon XIII
vers la fin du XIX, l abbé Dubois était un croisé du syndicalisme catholique dont l' objectif visait
à éviter le lutte des classes, tout en assurant la défense des faibles contre l 'exploitation des forts.
Le leadership incontestable de l' abbé Dubois lui permettra de connaitre des succès immédiats.
Les syndicats catholiques, répondant à son appel, tiennent leur premier grand ralliement le 9 décembre 1938.
Dès 1938 Saint-Jérôme compte plusieurs syndicats affiliés à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, que ce soit dans les métiers de la construction, chez les ouvriers du papier,
ceux du caoutchouc, de la chaussure ou du textile. A l été 1939 se joignent les employés de magasins, les barbiers et les professionnels de l' industrie du bois. Tous ces syndicats sont représentés au sein du Conseil général des syndicats catholiques de Saint-Jérôme. L année 1939,
marque l' apogée du syndicalisme catholique a Saint-Jérôme. Pour la premiere fois de son histoire,
la capitale du Nord est l' hôte d'un congrès ouvrier professionnel, celui de la Fédération nationale
catholique du textile, tenu les 12 et 13 août et ce, grâce au travail du curé Dubois, cet « apôtre et
pionnier du syndicalisme catholique » à saint-Jérôme.*4

L abbé Dubois a collaborré a plusieurs journaux et revues, notamment : L'Action francaise, l' Enseignement secondaire, les Annales térésiennes, la Semaine Religieuse de Montréal, L'Oeuvre des Tracts, le Devoir. Il fonda a Saint-Jérome, 3 nouvelles paroisses alors qu il y est curé. Des oeuvres nombreuses sont nées de son dévoument. Pour reconnaitre le zèle de ce pasteur vraiment prêtre, et la sagesse de cet administrateur, Son Exc.Mgr Joseph Charbonneau le proclame le 21 avril 1943, chanoine honoraire de son Eglise métropolitaine. Un témoignage plus grand fut rendu a ce prêtre distingué lorsque le même archevêque, de passage a Rome pour sa visite ¨ visite ad limina¨ obtint pour le chanoine Emile Dubois, le 9 mars 1949, la dignité de Prélat de sa Sainteté. La cérémonie d investiture présidée par Mgr.J.Charbonneau eu lieu le 22 mai.  Au témoignage de tous les paroissiens, la récompense était jugée digne de l'homme qui devenait Monseigneur Émile Dubois.
 
Mgr.Émile Dubois  ayant dû prendre sa retraite a l automne 1950, se retira chez les Soeurs de Notre-Dame-du-Bon Conseil, à Mont-Rolland. Et c est là qu'il décèda le 3 décembre 1951.
Il fut inhumé dans la crypte du cimetiere de Saint-Jérôme, à coté du curé Labelle, le roi du Nord, dont il fut le successeur.
                                                                   ***

Pour terminer, je ne voudrais pas passer sous silence, un autre descendant de ces familles Dubois.
L abbé Stanislas Dubois (1905-1981), prêtre colonisateur, missionnaire, en Abitibi-Témiscamingue. Fils de Stanislas et Mélanie Dubois de Ste-Thérese, Il fit ses études au Séminaire de Ste-Thérese.Ordonné prêtre le 30 mai 1931,vicaire a la paroisse St Étienne de Montréal en 1931. Professeur au Séminaire de Ste-Thérese,
 

Photo de l  Abbé  Stanislas Dubois.
En 1935 il se rend en Abitibi-Témiscamingue,il oeuvre comme prêtre, missionnaire colonisateur. il sera curé de Lac Castagnier, et missionnaire de 5 colonies venues de Montréal. En 1938 il est curé à St Rock de Bellecombe, en 1947 curé a St Guillaume de Granada, en 1959 curé a St Bernard d Évain, et en 1966 curé a St Bruno de Guigues.
Il recevra le titre de Chanoine honoraire du diocèse de Timmins en 1970. Nommé consultant diocésain du diocèse de Rouyn-Noranda en 1974.

Allocution présenté par Rhéo Trudel, maire de Guigues, lors des funerailles du Chanoine Stanislas Dubois, le 14 mars 1981.
Mgr.Hamelin,
Membres du Clergé,
Religieux et religieuses,
Membres de la famille de Chanoine Stanislas Dubois,
Paroissiens et amis du défunt,
Nous sommes réunis ce soir pour rendre un dernier hommage à notre pasteur le Chanoine Stanislas Dubois.
Je désire, au nom de mes concitoyens de la paroisse St-Bruno de Guigues, offrir notre affection, nos sympathies aux membres de sa famille ainsi qu aux membres du clergé ici présents. Nous constatons que l Église toute entiere vient de perdre un infatiguable travailleur et un homme dévoué à son ministere paroissial.
Le Chanoine Stanislas Dubois naquit à Ste-Thérèse le 16 novembre 1905. Apres ses études primaires et secondaires a l'école Côte Nord et au séminaire de Ste-Thérèse, il entrait en 1927 au grand séminaire de Montréal pour ses études théologiques. Il fut ordonné prêtre le 30 mai 1931 par Mgr.Georges Gauthier. Il combla successivement les postes suivant : vicaire de la paroisse de St-Étienne de Montréal; en 1935, curé de Lac Castagnier, en Abitibi; en 1938 curé de la paroisse St-Roch de Bellecombe; en 1947, on le retrouve à St-Guillaume de Granada, puis, en 1959, à St-Bernard d'Évain. Enfin,il est acceuilli,en 1966, par les paroissiens de St-Bruno de Guigues.
Depuis 1935, le Chanoine Stanislas Dubois a oeuvré comme missionnaire-colonisateur et même enseignant en agriculture, pendant deux ans au séminaire de Ste-Thérèse.
En 1970, il recevait le titre de Chanoine honoraire et en 1974, lors de l'érection du diocèse de Rouyn-Noranda, Mgr. Hamelin le nommait consulteur diocésain.
Durant sa carriere de presque 50 ans de service pastoral, un 50 ème que les paroissiens s'apprêtaient à souligner le 31 mai prochain, ce pasteur nous laisse l'image d'un homme pieux, surnaturel, dévoué, au langage bien coloré.Combien de fois il a dit de ses paroissiens entassés à l, arriere de l'église qu' une église, c est comme une chaudière,elle se remplit par le fond. Ou dans d autres moments, lorsqu' il se présentait un surcroit de travail, il nous disait qu' un vieux cheval, quand tu le fouettes, y trotte, mais pas pour longtemps, il se remet vite au pas.
Nombreuses fois,comme homme, nous l'avons vu s'émerveiller devant la nature,son jardin,sa croix fleurie et ses érables, ou s'attendrir devant ses petits oiseaux qu' il nourissait ou son écureuil qu' il regardait happer son eau d'érable dans son ¨¨ petit bois¨¨. C' était un homme de la nature et les travaux qu' il exécutait étaient pour lui une détente et un retour aux sources.
C' est une carrière de presque 50 ans, passés dans la fidélité au sacerdoce, fidele à l accomplissement de ses ministères, même quant cela lui demandait beaucoup de patience et d abnégation, surtout à l'époque de la colonisation. On peut dire qu' il savait toujours aller jusqu' au bout du service demandé.
Mais notre bon curé se surprenait à veillir. A soixante-quinze ans, l' homme de fer qu il  avait été sentait ses muscles  faiblirent et ses forces l' abandonner. Il portait la trace de l' age et de la maladie.
On s'étonnait d'entendre de la part d' un homme aussi courageux dire à ses proches : ¨Je suis à la veille de piquer ma fourche derriere le voyage. Je devrai bientot dételer, accrocher le collier ¨.
Notre Chêne robuste à l'écorce rugueuse, dans lequel vibrait un coeur tendre, s'est déraciné pour être transplanté dans le jardin du Père. Consolons-nous dans la pensée qu' il jouit d' un bonheur sans fin et rappelons-nous des paroles réconfortantes de Saint-jean que notre pasteur aimait nous citer : ¨ Heureux morts, ceux qui meurent dans le seigneur! Assurement, dit l'Esprit, désormait ils peuvent se reposer de leurs travaux, c est la conséquence de leurs oeuvres¨.
Chanoine Dubois, reposez maintenant en paix, votre mission est bien accomplie
 

                                                                ***
Voici un bref récit de l histoire des familles Dubois des Mille-Iles. au Québec.
Un livre sur cette Famille sera édité ultérieurement, si vous êtes de cette lignée et que vous avez
des photos anciennes ou contemporaines sur ces familles.  Écrivez moi. Normand Dubois.
 
 

Normand Dubois
normdubois@hotmail.com
www.web-solut.com/dubois
 

Référence :       *1 Archives Nationale de M.T.L.
                        *2 Société d' Histoire des  Mille-Îles
                        *3 (Page couverture) Collection <Mémoire Québécoise> 1998
                                                      (Gilles Boileau)  Édition  du Méridien.
                         *4 Histoire des Laurentides Collection (les régions du Québec(Serge Laurin).
 

Présentations de pages d'histoire sur Laval et les ex-villes
                                 regroupées pour former son territoire www.total.net/~marpaque/
 
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