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Dossiers
Les travailleurs frontaliers : Des chômeurs irrités par le flot de
frontaliers
LAssociation pour un chômage créatif à Nyon dénonce les pratiques de lEtat
et des employeurs.
Statistique à l'appui, le comité de
lAPPUC, l'Association pour un chômage créatif à Nyon, entend mettre le holà
au flot de frontaliers qui immigrent quotidiennement dans la région de La
Côte, offrant à des tarifs plus que
concurentiels leur force de travail, alors que les chômeurs résidents
restent sur la touche.
Rien qu'à Nyon, on dénombre 900 travailleurs
venant de la zone limitrophe, alors que la ville compte
actuellement 736 chômeurs. Dans notre district, on recense 2500 frontaliers
pour 1988 sans-emploi résidents.
A Genève, la tendance, bien que moins prononcée, est identique : il y a 24000 immigrant quotidiens contre 18000 chômeurs inscrits, souligne, Gilbert Thomas, membre fondateur de lAPPUC.
Un déséquilibre patent
Théoriquement, le chômage pourrait, selon lassociation, être entièrement résorbé si l'on remplaçait la main-d'oeuvre frontalière par des chômeurs.
"Le déséquilibre est patent. La loi
fédéral sur le statut des frontaliers, datant de 1946, n'est de longue date plus
appliquée.
Nous allons faire du bruit et écrire à Ruth Dreifuss et au Conseil
dEtat vaudois. Beaucoup de travailleurs déclarés
comme frontaliers ne sont d'ailleurs pas domiciliés dans la zone limitrophe
et ny ont qu'une boîte aux lettres ou une chambre", ajoute Gilbert Thomas.
(24 Heures/La Côte/E.G-N/13 mars 1998)
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