Jean Antoine Houdon

Diane

1781

La Frileuse

1783

Buste de Molière
Voltaire assis
Jean Antoine Houdon (1741-1828)

Parce que son père est concierge au Louvre, il se trouve en contact dès sa jeunesse avec les meilleurs
sculpteurs de l'époque, Jean Baptiste Pigalle et Jean Baptiste Lemoyne. Une fois admis à l'Ecole de
l'Académie, il a comme maître Michel Ange Slodtz. En 1761 il est Prix de Rome de sculpture, et
séjourne en Italie entre 1764 et 1768, où il accumule des études précises de modèles antiques qu'il 
utilisera plus tard. Il se passionne aussi pour le corps humain  et se rend tout les jours à l'amphithéâtre
de dissection pour apprendre l'anatomie. Ces travaux aboutissent, en 1767 à son fameux Ecorché qui
sera reproduit en de trés nombreux exemplaires et prendra place dans toute les académies.
Il réalise ensuite deux statues le Saint Jean Baptiste et le Saint Bruno.
De retour en France il expose à presque tout les salons jusqu'en 1814. En 1771, il présente une 
Morphée trés académique et un buste de Diderot. 

Sa Diane de 1781 pour le duc de Saxe-Gotha, et un Apollon de bronze de 1783 assurent sa renomée de même que la frileuse de 1783 et son pendant l'Eté. La frileuse: est une personnification du thème de l'hiver en une gracile et frileuse silhouette féminine qui se blottit dans un châle. Sa fermeté des volumes, définis avec une pureté classique, s'accompagne d'une grande sensibilité des surfaces qu'animent de trés délicates vibrations picturales.

Dans ces oeuvres ressort une grâce juvénile et un style épuré, mais aussi révèlent la science et le réalisme de l'artiste. Dès 1775, il entreprend une série de portraits officiels, et bientôt une nombreuse clientèle, noble et bourgeoise, lui offre l'occasion dans un genre où son talent peut s'exprimer sans contraintes.Il s'efforce de traiter ses sujets avec l'état d'esprit qui s'exprime le mieux à leur tempérament individuel.

Le splendide Voltaire assis, il a adopté un parti de la simplicité réaliste et l'idéalisation du modèle. Le sculpteur a coutume de travailler sur des moulages du visage et prend les mesures au compas pour obtenir la plus grande exactitude possible. Il creuse les pupille et suggère les reflets. Sous l'empire sa popularité décroit, les artistes néo-classiques lui reproche son réalisme. Mais il réalise en 1773 le buste de Catherine II de Russie et en 1788, il fixe l'image noble et calme de Washington.