L'apollon du belvédeire
gravure extraite de Histoire de l'art chez les Anciens
Johann Joachim Winckelmann (1717-1768) Histoire de l'art chez les anciens (1764) Réflexions sur l'imitation des oeuvres grecques en peinture et en sculpture (1755) Il met en place une démarche personnelle en matière d'esthétique, et dans la définition du beau idéal. Il donna un nouveau sens à l'étude des arts, à patir de la contemplation de l'idéal des anciens. |
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Il détermine une beauté épurée de toute passion humaine,
l'Apollon du Belvédeire qu'il prend comme exemple, n'a rien de mortel et ne possède aucun
indice des besoins de l'humanité. Pour être belle la figure doit être indéfinie, n'exprimer
aucun sentiment. Il compare la beauté grecque à la contemplation d'une mer calme à l'eau
trés pure. Pour lui, Le Laocoon et la répression stoïque du cri de tout son être, La Niobé est
une stuppeur figée, et toute la richesse du Torse du Belvédère est contenue dans ses lignes
sobres. L'âme sublime se traduit pour lui par un contour de lignes calmes.
La quintescence de la beauté réside dans la ligne harmonieusement ondulée, elle n'est plus
résultante de la forme mais la détermine. Il finit par trouver chez les anciens un canon fixe,
qui réduit la forme et les attitudes à une simple calligraphie. L'artiste doit faire un choix, un
trie dans la réalité afin d'exprimer une idée. La mimesis a une part d'idélisation, de
stylisation de la réalité. Idée d'un beau idéal qui trancende l'humanité, beauté intemporelle
qui s'élève au dessus de la nature. Il ne faut pas copier les oeuvres des anciens, mais l'esprit
dans lequel ils travaillaient, rechercher leur idéal de perfection. Il faut épurer l'enveloppe
corporelle afin d'exprimer la simplicité propre aux dieux.
L'art des grecs, est pour lui le plus haut degrés de perfection. Cette réussite stylistique est le
résultat d'une situation politique particulière: la démocratie grecque. C'est parce qu'il est
libre et estimé dans la sociètè, que l'artiste arrive à exprimer la perfection artistique. La
beauté de l'art grec est proportionnée également à la beauté physique des grecs eux-mêmes
("pas de nez écrasé")
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