Tout d'abord, le mot euthanasie vient du grec eu = bon et thanaos = mort. C était donc la bonne mort.
Aujourd'hui, le sens a sans doute un peu changé. Il y a différentes demandes de mort que l'équipe soigante doit savoir différencier. le respect du malade implique son écoute
Le malade est dans une phase critique de sa vie et l'équipe soignante doit etre à son chevet. Je prendrais ici le postulat que nous sommes dans un pays occidental ou l'euthanasie n'est pas autorisée.
Cette attention peut d'ailleurs représenter une grande aide pour une personne qui désespere de sa propre vie.
"Je souhaite mourir".
Ici il ne formule aucune demande envers quelqu'un sinon peut - etre envers Dieu. Il est probable qu'il veuille tester l'attachement de son entourage, l'intéret que les autres ont pour lui. En fait, il désir souvent vivre et mourir a la fois.
"laissez - moi mourir".
L'équipe soignante se trouve ici devant un malade qui refuse les traitements actuels ou futurs. Il y a plusieurs raisons à cela, tout d abord la colère envers son entourage (sa famille qui ne vient pas le voir assez souvent, qui ne reste pas assez longtemps...) ou envers les soignants. Ce refus peut se traduire par un refus d'alimentation. Les médecins doivent donc parfois s'incliner malgré eux. On ne considère pas ici que c'est de l'euthanasie.
"faites moi mourir".
Il y a là une demande explicite d'euthanasie. Ce style de demande est finalement très rare en France.
remarque : Laisser entendre à quelqu'un qui veut "mourir", qu'on est disposé à le "laisser mourir", peut engendrer chez lui un sentiment d'effroi et l'on rajoute ainsi à la douleur physique une souffrance morale qu'il est difficile de soigner ou du moins d atténuer.
Il est à noter aussi que l'écoute du malade par son entourage est assez difficile car généralement, la perspective d'un échange sur la mort personnelle est redouté et le sujet n'est que très rarement abordé. Seule cette écoute permet d'éviter de tragiques méprises chez ceux qui seraient disposés à donner suite à une véritable demande d'euthanasie.
Troubles psychiatriques :
Ces troubles peuvent etre résolus par une bonne médication ou s'il le faut une simple adaptation du traitement.
Douleur, inconfort et solitude :
La demande est alors plus souvent de ne plus vivre de telles souffrances plutot que celle de mourir. Très souvent, le fait de changer les conditions de vie de la personne améliore son état psychique. Il est donc à noter que la demande de mort est souvent due à des facteurs extérieurs.
Attention : la douleur physique est très souvent associée à la souffrance, il faut donc que le personnel soignant ainsi que la famille soit à l'écoute du malade. Les soins palliatifs permettent aux malades d'avoir toujours une présence autour d'eux. En effet, il n'est rien de pire que la solitude. "Mieux vaut mourir que de vivre dans une telle solitude". La mort n'est alors pas voulue pour elle meme mais comme un moyen d'échapper à son isolement.
nb : A une mesure moindre, on remarque très souvent que les personnes agées préfèrent etre à l'hopital plutot que chez elles car on s'occupe d'elles.
Il peut aussi y avoir une perte de l'estime de soi :
La durée de vie a été allongée mais il faut aussi voir dans quelles conditions ! La durée du dépérissement a été allongée elle aussi. Il y a de plus en plus de maladies dégénératives. La dépendance vis à vis des autres s installe petit à petit.
Très vite, l'alimentation et la toilette doivent etre aidé. le corps ne répond plus aux sollicitations de l'esprit. On entend souvent les malades parler de coupure en soi meme. Cela est d'autant plus difficile à assumer que la société actuelle met en avant l'indépendance et la liberté d'agir.
Les roles familiaux et sociaux de la personne sont changés et peu a peu, les patients se sentent inutiles à la société.
Le dépérissement s'accompagne aussi d'un changement corporel qui est souvent difficile à vivre (amaigrissement, perte des cheveux, plaies au visage). Cela est ressenti très intensément chez les jeunes qui sont par exemple atteint du VIH. En effet, l'un des signes extérieurs est l'apparition de taches brunatres sur la peau (c'est le syndrome de Kaposi).
Cependant, le malade porte sur lui, bien souvent, un regard bien plus sévère que son entourage. Les amis et la famille jouent là encore un role primordial : celui de redonner confiance.
Il y a 15 ans, le centre Protestant d'étude de Genève disait que "le malade se percoit dans une large mesure tel qu il est percu".
L'affirmation du patient : "Ma vie ne vaut plus la peine d etre vécue" peut s'entendre comme une question à l'entourage : "A tes yeux, à toi qui es le témoin, la fin de ma vie garde-t-elle une valeur ?".
Le sacrifice de soi.
Dans les société occidentales, il est plus facile de donner que de recevoir. Le fait de recevoir est souvent vecu comme un douloureux état de dépendance. C'est un facteur de culpabilité. On désire ainsi la mort pour libérer les jeunes.
La volonté de garder la maitrise de soi.
Il y a une peur qui s'installe, venant du fait que des proches sont morts dans des conditions difficiles. Les gens veulent aujourd'hui garder leur dignité et n'acceptent pas de vieillir. Ils ne veulent pas laisser l'image de quelqu'un de malade et d'assisté. Certains arrachent à leur médecin la promesse d'agir quand ce sera le moment. D'autre se suicident quand le début du dépérissement arrive. Certains appelent cela mourir dans la dignité mais j aimerai bien que l'on m'explique
Chaque personne est cependant unique, chaque demande l'est donc aussi. Il est impossible de classer les personnes dans telle ou telle case.
Merci au centre laennec, paris.
Ce qu'en dit l'Eglise Catholique et le code de déontologie médicale
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