Cyclomoteurs

Cyclomoteurs ! La conduite défensive

la conduite défensive

La conduite défensive à cyclomoteur

Le passage du vélo au cyclomoteur exige une adaptation de la conduite plus fondamentale qu'on ne pourrait l'imaginer

N'ayant que peu, voire souvent aucune expérience de la conduite, le cyclomotoriste débutant - qu'il soit jeune ou non ne change en rien les données de problème - va à présent se lancer dans le flot du trafic, au milieu des voitures, des camions, des tramways et ceci à une vitesse nettement supérieure à celle du vélo.

Par ailleurs, la mobilité ainsi acquise grâce au cyclomoteur va permettre au cyclomotoriste encore inexpérimenté de se déplacer vers des quartiers qui ne lui sont pas familiers et où les conditions de circulation peuvent parfois le surprendre.

C'est pourquoi il vaut mieux adapter sa conduite aux circonstances du trafic (route glissante - coups de vent - circulation intense) plutôt que d'imposer son propre style de conduite (qui peut parfois être agressif) aux autres usagers de la route.

Ce type de comportement porte un nom, LA CONDUITE DEFENSIVE, que l'on pourrait définir comme une manière de conduire permettant d'éviter ou à tout le moins de réduire au minimum le risque d'accident (ceci malgré le comportement de tierces personnes). Tout usager de la route devrait adopter une conduite défensive.

Le respect des principes suivants constituent la base même de cette conduite défensive :

la vigilance

1. La vigilance



Le cyclomotoriste doit avoir conscience du type de situation dans laquelle il circule.

être attentif

Voici quelques-unes des questions qu'il doit se poser :

  • qu'est-ce qui roule devant, derrière ou à côté de moi ?
  • de quelle sorte de véhicule s'agit-il (voiture, tram, gros camion, camionnette) ?
  • est-ce que je me trouve à la place où il convient dans le trafic ? La première obligation est de circuler sur la piste cyclable.

    piste cyclable

  • Est-ce que je respecte suffisament les distances entre les véhicules qui me précèdent ou qui roulent à mes côtés ?
  • Quelle est la nature du revêtement (mou ou dur) et dans quel état est-il (mouillé - humide - glissant - sec) ?

    anticiper

    2. Anticiper ou prévoir les circonstances de trafic



    Le cyclomotoriste doit pouvoir prévoir ce qui risque de se produire subitement et donc de modifier les conditions de circulation.

    Conclusion : question qu'il faut se poser :
  • les autres usagers m'ont-ils aperçu ?
  • quelles sont leurs intentions ?
  • nos routes vont-elles ou peuvent-elles se couper ?

    maîtrise

    3. Maîtrise du véhicule



    Pour pouvoir concentrer totalement son attention sur les conditions de circulation, il est indispensable de posséder une maîtrise absolue de son véhicule et ceci quelle que soit la situation.

    Cela suppose :

    a) Le maniement-réflexe des différentes commandes du cyclomoteur et la connaissance précise de leurs diverses positions. b) La connaissance du degré de fiabilité du cyclomoteur (fonctionnement et état des freins, des phares, des clignotants, des pneus).

    La parfaite maîtrise du cyclomoteur implique également l'appréciation correcte des performances de freinage de l'engin. Ce dernier - même s'il n'est pas lourd - n'est en effet jamais capable de s'arrêter pile.

    En outre, il faut savoir qu'entre le moment où se présente un obstacle qui oblige à freiner et celui où le cyclomoteur s'imobilise, il s'écoule deux phases :

    1. Le temps de réaction :

    C'est le temps compris entre l'instant où l'on aperçoit un obstacle (qui requiert un freinage en catastrophe) et celui où le freinage effectif commence. Dans des circonstances normales, ce temps de réaction est évalué à ± 1 seconde.

    A cet égard, il est intéressant de savoir le nombre de mètres par seconde parcourus à la vitesse de : 10 km/heure 2,80 m 20 km/heure 5,60 m 30 km/heure 8,30 m 40 km/heure 11,10 m

    2. La distance de freinage :

    Est la distance parcourue à partir du moment où l'on commence à freiner et celui où le cyclomoteur s'immobilise.

    Différents facteurs influencent le temps de freinage :

  • l'état et le type (mou ou dur) du revêtement
  • l'état des freins
  • l'état et la pression des pneus
  • la manière de freiner

    Pour calculer la distance de freinage il existe une formule simple : vitesse² /100 X 0,5

    Exemple :

    40 km/h²/100 = 1600 km/h/100 X 0,5 = 8 m

    3. La distance d'arrêt :

    Il s'agit de la distance totale parcourue entre le moment où l'obstacle se présente et celui où le véhicule s'immobilise. Cette distance correspond donc au temps de réaction (1 seconde) + distance de freinage.

    Exemple :

    40 km/h²/100 = 1600 km/h/100 X 0,5 = 8 m + 11 m* = 19 mètres
    * = temps de réaction

    distance pour freinage

    La bonne technique de freinage :

  • freiner toujours autant que possible en ligne droite
  • éviter les freinages brusques ou prolongés
  • dans le trafic il vaut mieux donner plusieurs coups de frein : les feux-stop avertissent les usagers qui suivent.

    Le frein avant :

  • le frein avant est le plus efficace
  • un freinage trop fort de la roue avant peut provoquer son blocage, ce qui signifie souvent le début d'un dérapage.

    La manière la plus efficace pour freiner consiste à se servir des deux freins.

    voir et être vu

    4. Voir et être vu



    Voir :

    voir = regarder = observer

    être vu :

  • vêtements = couleur voyantes qui contrastent dans la circulation. De même pour la couleur du casque.
  • feu de croisement = obligatoire en tout temps.
  • angle mort = ne pas perdre de vue que les voitures et les camions ont des angles morts (à l'arrière gauche et droite et à l'arrière des camions). Les conducteurs de ces véhicules n'aperçoivent pas ceux qui circulent dans un de ces angles.

    angle mort

    connaissance du code

    5. Connaissance du Code de la Route



    Connaître le code de la route est bien, l'appliquer est mieux.
    Le code de la route détermine le comportement du "deux roues", et donne des indications quant au comportement (probable) des autres usagers de la route (place sur la chaussée, virage à gauche, usage du feu de croisement).

  • connaissez-vous à fond les règles de priorité ?
  • connaissez-vous la signification des différents panneaux de signalisation ?
  • savez-vous quelles sont les 14 infractions graves ? Celles-ci peuvent donner lieu, en cas de condamnation par le tribunal, à une déchéance du droit de conduire.
  • savez-vous comment virer à gauche en toute sécurité et de manière correcte ?

    Finalement il est utile de rappeler quelles sont les conditions requises pour la conduite d'un cyclomoteur.

    Classe A
    Classe B
    Moteur :max. 50 CC. ou électriquemax. 50 CC. ou électrique
    Age :min. 16 ansmin. 16 ans
    (18 ans avec passager)(18 ans avec passager)
    Vitesse :max. 25 km/hmax. 40 km/h
    Casque :facultatifobligatoire
    Attestation :nonpermis de conduire obligatoire (A3) si né après le 14 février 1961
    Identification :plaque jaune à l'arrièrerien

    écolage

    Les écoles de conduite agréées donnent des cours préparant à l'examen théorique et pratique.

    Ces cours favorisent votre sécurité !

    tiré d'une brochure rédigée par l'a.s.b.l. Pratique de la moto en collaboration avec l'Institut Belge pour la Sécurité Routière, la Fédération Nationale des Auto-écoles professionnelles de Belgique et la Police Communale.

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