1.Les constats
1.Qui ?
Ce sont en majorité les hommes, les jeunes de
15 à 24 ans, les ouvriers, en voitures particulières de 6
à 7 CV.
2.Quand ?
C'est principalement entre 18 et 19 heures, le jour,
les veilles de fêtes et au mois du juillet que se produisent les
accidents.
3.Où ?
C'est en rase campagne, sur les routes départementales,
hors des intersections, sur des voies rectilignes que se passent les accidents.
4.Comment ?
La plupart du temps, les accidents n'impliquent que deux
personnes, dans des chocs frontaux et sur un trajet court et connu que
se déroulent les accidents.
5.Pourquoi ?
Les principales causes d'accidents sont la vitesse, les conditions
météo, l'alcool, les problèmes de priorité,
les règles de circulation et les dépassements.
2.La prévention
des personnes:
Comme nous avons pu le constater précédemment,
les accidents de la circulation sont particulièrement graves et
nombreux. Pourtant une grande partie de ceux-ci pourrait être éviter
si les conducteurs étaient plus vigilants et s’ils respectaient
le code de la route. Afin de diminuer le nombre et parfois la gravité
des accidents, de nombreuses initiatives sont portées sur la mise
en garde des risques encourus au volant. D’ailleurs, nous démontrerons
que les écoles, les entreprises, les mutuelles d’assurances, des
associations ainsi que les forces de l’ordre luttent à leur manière
contre ces désastres.
2.La prévention dans
le milieu scolaire et dans les auto-écoles :
La partie précédente nous a démontré
que l’ensemble des accidents les plus graves arrivait aux jeunes ayant
entre 15 et 24 ans. C’est pour cette raison qu’une grande partie de la
prévention a lieu pour les jeunes.
En effet, dès l’école primaire des officiers
de la gendarmerie viennent effectuer des tests sur nos connaissances personnels
et sur le code de la route. Ensuite, après un corrigé sommaire
et quelques explications, il y a une mise en pratique. Pendant une demi-journée,
les élèves se rendent sur un petit circuit formant des rues
avec divers panneaux et feux. Là, ils circulent à bicyclette
en essayant de faire le moins d’erreurs. Cette forme ludique permet aux
enfants d’apprendre plus facilement les rudiments du code de la route.
Au collège, en classe de quatrième, une épreuve similaire
est organisée, mais cette fois-ci après le test de code,
un petit parcours en cyclomoteur doit être effectué. Avant
cela, il est rappeler que le port du casque est obligatoire, celui-ci permettant
de protéger et de limiter les risques en cas d’accident.
De la même manière, à l’heure actuelle
pour conduire un cyclomoteur de moins de moins 50cm3 entre 14
et 16 ans une sorte de permis est demandé, il s’agit du Brevet de
Sécurité Routière (BSR). Il est délivré
par l’auto-école après quelques heures d’étude théorique
du code et de pratique sur un scooter.
De plus en plus appréciée et reconnue, la
conduite accompagnée permet de prendre conscience des dangers de
la route dans toutes les conditions. En effet lors des kilomètres
effectués, nous pouvons rencontrer tous types de routes et différentes
conditions météorologiques. Sinon lors d’un apprentissage
normal, seuls 20 heures de conduite ne permettent pas d’être autonome.
2.Les initiatives du grand public
et par les mairies:
Dans la première partie, nous avons observé
que l’alcool est la première cause d’accidents après la vitesse.
De nombreuses initiatives sont mises en œuvre par des groupes de particuliers.
Certains d’entre eux se rendent aux sorties des boîtes de nuits et
des grandes soirées avec les forces de l’ordre afin de sensibiliser
les jeunes et leur faire prendre conscience des risques de l’alcool : souvent
le test d’alcoolémie surprend. Aussi certaines communes ont décidé
de limiter le nombre de jours des grandes fêtes. Par exemple, les
fêtes de Bayonne ne se déroule plus sur une semaine mais sur
quatre jours. De plus pour ces fêtes des bus gratuits circulent durant
la nuit afin de diminuer les accidents. Pour Bayonne, ces deux initiatives
ont permis une forte baisse des accident de la route.
3.Les initiatives des forces
de l’ordre et les assurances :
Tout d’abord, il faut remarquer que " la peur du policier
" est encore très efficace. En effet, la répression est encore
très utile pour faire respecter les limitations de vitesse. Les
routiers sont soumis à des limitations sur le nombre d’heures de
conduite mais elles ne sont pas assez respectées. Lors des contrôles,
les policiers peuvent vérifier à l’aide des mouchards plus
facilement pour faire respecter les règles. Aussi, lors d’infractions
du code de la route les conséquences ne sont pas les mêmes
pour tous les conducteurs. En effet un jeune conducteurs risque plus de
problème qu’un autre car il est considéré comme une
personne qui n’est pas assez expérimentée.
Parallèlement, le permis à points a considérablement
fait diminuer le nombre d’accidents. Le conducteur ne possède que
12 points et les sanctions sont plus sévères : 6 points pour
conduite en états d’ivresse avec 0.8 g/litres de sang.
Il existe aussi un autre moyen pour obliger les gens à
faire attention. En effet, les assurances sélectionnent les dossiers
qui leur sont présentés. En effet les jeunes ayant entre
18 et 25 ans, sont considérés comme de jeunes conducteurs,
et pour ces raisons l’assurance est plus chère. Les prix sont aussi
très élevés pour les motards car les risques lors
des accidents sont plus grands.
3.La prévention
Outre les moyens de prévention qui touchent aux
personnes, il existe en France de nombreux autres moyens de prévention.
Nous nous appliquerons dans cette partie à dresser une liste non
exhaustive des moyens matériels dont nous disposons pour nous prévenir
d’éventuels accidents.
1.L’élaboration :
La première étape préventive, commence
lors de la conception du réseau routier. En effet, de nombreuses
constructions permettent directement ou indirectement de diminuer les risques
d’accident.
Pensons alors aux ralentisseurs qui jalonnent nos villes.
Ces " petites bosses " bien désagréables ne sont pas dénuées
d’intérêt ; il ne sont pas installés de manière
aléatoire et répondent à un plan d’urbanisme bien
élaboré.
Avant même de les implanter, il est possible en
modifiant le tracé des routes de diminuer de la même façon
la vitesse (une route sinueuse permettra aisément de la diminuer).
On assiste de plus en plus à la reproduction massive
de ronds-points qui, à la fois en ville et sur les grands axes,
contribuent à ralentir les conducteurs les plus pressés.
Après " l’élaboration physique " du réseau
routier, il est possible de perfectionner de manière préventive
les infrastructures disponibles.
C’est le cas, par exemple, lors de l’installation de
bandes sonores le long de nos routes. Il en existe de deux types :
- les grandes bandes rugueuses que l’on trouve souvent
aux abords des écoles,
- et celles qui sont un peu plus petites et qui délimitent
le bord des axes rapides (afin d’attirer l’attention de l’éventuel
conducteur somnolant).
Justement, en parlant des voies rapides (autoroutes),
ces dernières possèdent des infrastructures qui leur sont
un peu plus particulières :
- alors que les bandes rugueuses étaient là
pour stimuler l’attention de l’automobiliste, les aires de repos ont elles
été conçues pour éviter les somnolences.
- il existe aussi des aires de dégagement (ou
aires d’arrêt) qui permettent (généralement à
la fin d’une forte pente) d’aider des conducteurs dont le système
de freinage est défaillant à immobiliser leur véhicule.
Ce moyen, plus curatif que préventif est tout de même non
négligeable puisqu’il permet aux autres automobilistes de ne pas
être impliqués dans un accident.
La plupart des techniques exposées jusqu’à
maintenant n’autorisent pas un remaniement rapide et peu coûteux,
contrairement à la signalisation que nous allons étudier
maintenant.
2.Signalisation :
La signalisation regroupe plusieurs sous-parties : il y a
la " signalisation aérienne " et la " signalisation terrestre ".
La signalisation aérienne contient, entre autres,
le système des feux tricolores. Ce système est l’un des piliers
de notre sécurité routière (surtout en zone urbaine)
et est un moyen pour prévenir des accidents de circulation. On pourrait
aussi parler de sécurité piétonnière, mais
cela n’est pas notre sujet. Derrière ce système se cache
une logistique très complexe qui gère la circulation afin
d’éviter, entre autres, les embouteillages. On est alors amené
à se demander ce que les embouteillages ont en rapport avec la sécurité
routière ; mais il paraît évident que lors de ces phénomènes
des accidents se produisent (certes, ce ne sont pas les plus graves, mais
ils existent) et qui dit " accident ", dit " sécurité routière
".
Fréquemment, l’électronique tend à
aider de manière efficace la sécurité routière.
En restant dans le domaine des feux tricolores, considérons cet
exemple : de plus en plus, en Espagne, des contrôleurs de vitesse
sont installés le long des grandes artères citadines. Ces
derniers ne sont pas des " radars " mais des capteurs en liaison directe
avec les sémaphores ; si un automobiliste se déplace à
une vitesse trop importante, alors le feu du prochain carrefour passe au
rouge obligeant ainsi l’automobiliste à stopper son véhicule.
Un autre aspect de la sécurité routière
est malheureusement souvent oublié ; nous voulons parler de la qualité
de la signalisation. En effet, la France est un pays extrêmement
bien équipé ; pour s’en convaincre pensons au rétro
éclairage (procédé qui permet le réflexion
de la lumière lorsqu’un objet est éclairé ; cet objet
devient ainsi aisément identifiable, même à une très
grande distance) de TOUS les panneaux qui jalonnent notre réseau
routier.
Enfin, la " signalisation terrestre " regroupe toute
sorte de signalisation au sol. Il y a ainsi tous les marquages, telles
les lignes blanches ou les flèches directionnelles. Mais cette catégorie
de signalisation contient aussi tous les réflecteurs lumineux et
toutes les " bornes " de délimitation de chaussée.
Ainsi, " le comportement de l’usager est en cause dans
95% des accidents, la route dans 42%, le véhicule dans 27% et l’alerte,
les secours et les soins dans 9% " ; on se propose alors maintenant d’étudier
la prévention au niveau du constructeur automobile.
3.Constructeurs automobiles :
En fait, le constructeur automobile n’intervient pas (ou
très peu) dans la prévention des accidents ; mais là
où il agit, c’est dans la prévention des personnes, dans
la protection individuelle.
Il joue un rôle dans la prévention des accidents
à travers certains équipements comme l’ABS (Anti-Breaking
System).
Le domaine d’action le plus important reste tout de même
la prévention des personnes lorsqu’elles sont impliquées
dans un accident.
Les moyens de protection sont très nombreux :
on a par exemple :
- les airbags (coussins gonflables),
- les ceintures de sécurité,
- ou les casques.
Comme pour la signalisation aérienne, l’électronique
intervient souvent de manière active et préventive. Ce n’est
encore qu’un prototype expérimental mais les constructeurs développent
de plus en plus d’ordinateurs de bord qui sont capables d’avertir le chauffeur
à l’avance d’éventuels dangers (comme par exemple " Attention,
accident dans 5km, préparez-vous à ralentir ").
4.Après
l’accident :REAGIR:
L'insécurité routière ne cesse de
s'accroître en France au fil des années. Pour enrayer l'accroissement
du nombre d'accidents et de blessés sur les routes de France, la
Sécurité Routière a créé le PDASR, le
Plan Départemental d'Action de Sécurité Routière.
Le but de ce plan d'action est de proposer des solutions contribuant a
diminuer le nombre de blessés lors des accidents, par exemple rabaisser
le tablier des camions pour éviter l'encastrement des voitures,
mais aussi sensibiliser la population et surtout les jeunes, qui sont les
plus concernés lors d'accidents de la route, aux dangers de la route.
Les accidents sont le plus fréquemment causés par le comportement
des conducteurs au volant, la vitesse et l'alcool.
Le PDASR diffuse ses exposés de préventions
directement au cœur de la population, car proposer des séminaires
de prévention routière n'attirerait pas assez d'usagers pour
pouvoir être efficace. Toutes ces mesures de prévention sont
financées par le PDASR lui même, mais aussi par des partenaires
tels que le SAMU, la gendarmerie, les mairies, l'éducation nationale,
etc. Pour avoir une idée du coût total des opérations
de prévention, le budget du PDASR etait en 1998 de 499 850 Frs,
la part financière du PDASR étant de 150 000 Frs.
Nota: les exemples donnés dans cet exposé
font partie d'une longue liste, qui ne pouvais pas être donné
dans sa totalité, pour des raisons de concision de l'exposé.
1.Le comportement:
L'objectif du groupe de travail "comportement" est de sensibiliser
les usagers aux dangers d'un mauvais comportement au volant, que ce soit
pour soi ou pour les autres. Une mesure prise est d'enrayer le problème
"à la source", c'est à dire d'organiser des campagnes d'information
auprès des jeunes qui n'ont pas encore le permis de conduire, ou
qui conduisent des deux roues motorisés. Les activités proposées
par le PDASR dans les collèges et lycées montrent par des
exemples concrets les dangers de la route. On propose donc aux élèves
des journées "sécurité routière", avec projections
de films, sensibilisation aux dangers représentés par les
produits toxiques (alcool, médicaments, euphorisants), présentation
des matériels de contrôle de la gendarmerie, démonstration
d'un exercice de désincarcération par les services d'incendie
et de secours; en fin de journée sont distribués des "pochettes
prévention" contenant de la document sur la sécurité
routière et des articles tels des alcootest.
Une autre intervention consiste a mettre les conducteurs
en infraction devant leurs propres erreurs. Pour cela, des voitures banalisées
munies d'équipement vidéo sillonnent les principaux axes
des départements, interpellent les conducteurs en infraction, leur
visionnent leurs erreurs au volant, et expliquent à ces conducteurs
la natures et les conséquences de leurs fautes. Pour épauler
ces mesures, des articles sur un thème particulier parmis ceux recensés
dans l'opération paraissent dans la presse locale.
2.La vitesse :
L'action du PDASR concernant la vitesse a pour objectif de
sensibiliser les usagers aux dangers de la vitesse, sensibilisation approfondie
chez les conducteurs sanctionnés officiellement et les récidivistes,
et de vérifier l'efficacité des aménagements sur la
chaussée visant a dissuader les excès de vitesse.
La sensibilisation des usagers se fait par la mise en
place de deux postes de contrôle sur un même itinéraire.
Des réglettes de taux d'alcoolémie sont distribuées
aux usagers en infraction. La police nationale et la gendarmerie secondent
le PDASR dans cette opération, en proposant aux conducteurs verbalisés
de suivre un stage de prévention routière, au lieu du retrait
de points sur leur permis. Pour tester l'efficacité de ses opérations,
le PDASR effectue des mesures de vitesse moyenne la veille de l'opération,
le jour de l'opération, et le lendemain avec mise en place de panneaux
annonçant des contrôles.
Le PDASR étudie aussi l'influence de l'infrastructure
sur la vitesse en agglomération. les aménagements lourds
installés en agglomération sont soit des casseurs de vitesse,
soit des chicanes serrées, soit des chaussées très
rétrécies en largeur, etc. L'opération consiste à
faire des mesures de vitesse avant et après les travaux afin de
vérifier l'efficacité de l'aménagement et de pouvoir
agir en conséquence.
3.L'alcool :
L'alcool est une des causes les plus répandues d'accident,
car si l'on peut avoir conscience de sa vitesse au volant, on peut difficilement
avoir conscience de sa capacité à conduire en état
d'ébriété. L'opération sur l'alcool vise surtout
a faire prendre conscience aux jeunes conducteurs des dangers de l'alcool
au volant. Ces opérations ont lieux d'une part auprès des
jeunes dans leur environnement quotidien, c'est à dire en cours,
et d'autre part dans les débits de boissons fréquentés
par les jeunes conducteurs, c'est à dire les bars et les discothèques.
Pour ce faire, afin de sensibiliser les jeunes et les responsabiliser,
des sessions d'information sont organisées dans les collèges
et lycées sur la notion "alcool = risque". Pour garder un coté
pratique et facilement enregistrable pour les jeunes, des simulations sont
proposées sur l'influence de l'alcool sur le champ de vision et
sur l'équilibre. Pour les bars et les discothèques, des soirées
sont organisées sur des thèmes créés pour toucher
un public jeune, comme par exemple "si tu conduis, bois du jus de fruit";
de plus ,des articles marqués du logo de la sécurité
routière et du thème sont distribués aux participants.
Toutes ces campagnes de sensibilisation sont à
chaque fois destinées à un public ciblé suivant l'opération;
un nouveau concept a été créé, la sensibilisation
des entreprises de transport. Ces sociétés ont pour rôle
de transporter un grand nombre de passagers, un accident où un de
leur employé est impliqué entraînerait un plus grand
nombre de blessés. La sensibilisation dans ces entreprises est surtout
psychologique, par exemple par le don de panneaux "--- jours sans accidents",
à afficher dans les locaux de l'entreprise. Malgré toutes
ces mesures de prévention, le chemin qu'il reste à faire
est encore long, car le nombre d'accidentés de la route ne cesse
d'augmenter: le nombre de tués sur la route a augmenté de
plus de 10 % entre 1998 et 1999.