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L'acupuncture est un "Art de guérir" dont
l'esprit est lié aux conceptions cosmogéniques orientales :
- Concept de l'énergie : Energie cosmique et l'énergie humaine
- Notion de Yin-Yang, forces opposées mais complémentaires
qui sont présentes dans l'ensemble des phénomènes
de l'univers : c'est l'harmonie entre le Yin et le Yang qui conditionne
l'état de santé de chaque individu.
- Règle des Cinq éléments: Bois, Feu, Métal, Eau et terre.
La technique acupuncturale repose sur le placement judicieux
d'aiguilles métalliques sur des points précis du corps humain.
Mais piquer un malade en certains
points réputés efficaces et se contenter de
cela, comme on se contenterait
d'administrer un médicament ou une plante, ne
relève pas de l'acupuncture
telle que l'entendent les Chinois. Ce serait
appliquer une technique thérapeutique
spécifique, et rien d'autre. Le médecin
acupuncteur ne s'arrête pas
là.
Le traitement acupunctural consiste à rétablir l'équilibre
- d'une part entre les différents organes et viscères du corps humain.
- d'autre part entre l'organisme et le milieu extérieur.
Le but est de parvenir à une harmonie totale de l'être avec son environnement.
La pensée médicale orientale étudie
l'homme dans son ensemble, physique, psychologique, sentimental...
Elle étudie un être vivant non pas sur le
plan statique et analytique, mais chaque fonction et chaque organe en relation
avec les autres sur un plan de perpétuelle évolution et transformation.
Ce qui explique sa grande complexité.
Cette adaptation permanente fait de l'acupuncture un traitement approprié
dans notre société moderne en perpétuelle transformation.
Les médecins orientaux étudient non seulement
l'homme dans son ensemble, mais aussi dans son environnement, sensible
aux différents climats, aux saisons, aux rayonnements qui peuvent
agir sur lui.
Cette prise en considération de la place de
l'homme dans l'univers, et de sa dépendance vis-à-vis de
l'environnement cosmique, sera exposé dans le cadre de ce système
de pensée médicale orientale, étroitement liée
à la conception philosophique de l'univers correspondante.
Il n'y a pas si longtemps, lorsqu'on parlait de l'acupuncture,
la plupart des gens ne l'envisageait qu'à travers une optique trouble
et déformante, celle de quelques articles de journaux qui la décrivent
et la présentent comme une méthode empirique qu'il faut accepter
en tant que telle , sur la foi de ses résultats.
On reproche souvent l'empirisme de l'acupuncture.
Quand on sait que l'aspirine, médicament le plus
connu qui soit, dont l'effet est incontestable sur la plupart des phénomènes
douloureux, constitue une véritable énigme quant à
son mode d'action. Cela n'empêche qu'il s'en consomme par dizaines
de tonnes par an.
Dans son désir de se voir promue au rang de science,
alors qu'elle est et sera toujours un art, la médecine occidentale
veut oublier son propre empirisme.
Faire absorber un composé chimique à un
patient sur une foi d'une expérimentation le plus souvent animale,
ou bien risquer certains points du corps d'après une observation
humaine millénaire, sont deux procédés différents
du point de vue technique mais similaires du point de vue de la méthode ;
à cela près que l'acupuncture, en-dehors de son expérience
strictement humaine, s'appuie sur une doctrine solide et son empirisme
n'est que secondaire, c'est à dire historique, en ce sens qu'il
n'a cessé, au cours des siècles, de confirmer la théorie.
Du point de vue du malade, le médicament atténuera
la souffrance pendant un temps plus ou moins long, car ce n'est hélas
le plus souvent qu'un palliatif. Alors que l'acupuncture, à condition
toutefois qu'elle soit réalisée comme il convient, mettra
définitivement fin à la maladie dans un grand nombre de cas.
Qu'on se rassure ! Il n'est
pas question pour nous de comparer les mérites respectifs des deux
médecines pour en tirer des armes offensives. Nous répétons
en toute honnêteté que l'acupuncture ne peut tout guérir,
et admettons volontiers que certains secteurs de la pathologie ne sont
pas de son ressort, par contre, nous estimons qu'elle est endroit d'exiger
droit de cité parmi les thérapeutiques médicales,
en tant que médecine fonctionnelle, restauratrice et préventive.
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