Le LSD 25,ou diéthylamide de l'acide lysergique, est obtenu à
partir de l'ergot de seigle. Cette molécule a été
découverte en 1938 par le chimiste suisse Albert Hoffmann.
Généralement, le LSD se présente sous la forme d'un buvard,
petit carré de papier imbibé d'acide souvent orné d'un
dessin (Bouddha, Om, Vasarelli) ou de micropointe, petit morceau ressemblant
à une mine de crayon de couleur grise ou bleu. Leur prix est stable,
allant de 20 à 75 francs pièce.
Le LSD est la substance la plus puissante connue de l'homme, 25 microgrammes
suffisent à entraîner des effets psychotropes. Selon sa provenance,
une dose (un trip) peut contenir entre 50 et 400 microgrammes.
Le dosage d'un buvard est aléatoire car une quantité infime est
déjà efficace. C'est là un des risques de l'acide: pour
deux buvards portant le même nom, l'un pourra être puissant et
l'autre trés soft. Attention donc au surdosage !
Le LSD agit sur les connexions entre les neurones qui régulent les
fonctions psychiques et intellectuelles.
Il faut environ 1/2 heure à 1 heure pour ressentir les premiers effets.
Au début de la montée, peut apparaître une
anxiété ou un sentiment désagréable de
confusion.Puis les idées se mettent à défiler plus
rapidement et il peut devenir difficile de s'exprimer oralement. La notion du
temps est faussée.
Il existe autant d'expériences que de personnalités
différentes.
Il existe aussi des hallucinations, c'est-à-dire d'intenses modifications
sensorielles. Les perceptions auditives, visuelles, tactiles se
mélangent.
La substance reste active de 5 à 12 heures et s'achève par une
période assez fatigante pendant laquelle il peut être difficile de
trouver le sommeil. La descente n'est pas agréable. Organisez celle-ci
dans les meilleures conditions possibles.
Les risques
Il arrive que la prise d'acide (unique ou répétée)
déclenche un problème psychologique ou psychiatrique durable:
dépression nerveuse, insomnie, paranoïa, psychose... Ces
problèmes peuvent se produire chez n'importe qui.
Le LSD peut bouleverser ta vie: il arrive que des fêtards ne vivent plus
que pour le prochain trip, avec un désintérêt total de ce
qui se passe dans la semaine et l'impression de renaître à
l'approche du week-end.
La consommation devient en fait une auto-médication. Les produits sont
utilisés comme remède à l'ennui, au manque
d'activité, à la déprime. La consommation devient difficile
à gérer car elle donne l'illusion d'apporter une consistance
à la vie.
Par ailleurs, certaines révélations favorisées par la prise
de psychédéliques peuvent faire regretter d'y avoir eu
accés. Une prise de conscience, si elle arrive à un mauvais
moment, peut faire gravement péter les plombs.
Des remises en question peuvent s'avérer être au-delà du
supportable (il est difficile d'encaisser en une nuit ce qui se passe
habituellement sur une longue durée et par étapes).
Le Bad Trip
C'est une mauvaise expérience liée à la prise d'une drogue.
Il peut se produire dès le début de la montée, mais aussi
plusieurs heures aprés les premiers effets.
Tout ça peut être relativement léger et transitoire, mais
ça peut devenir aussi un réel cauchemar (crise de panique,
psychose).
Cela peut être malheureusement un vrai traumatisme, peut déclencher
des problèmes durables, par exemple des angoisses difficilement
contrôlables, des phobies genre claustrophobie, la perte involontaire des
repères acquis, un état confusionnel, des bouffées
délirantes.
Attention, personne n'est à l'abri du Bad Trip ! Ces expériences
ne sont pas anodines. Personne ne peut évaluer son aptitude psychologique
à en gérer d'aussi puissantes que celles produites par le LSD.
Il ne faut pas oublier que les substances psychédéliques subliment
et amplifient les sentiments, qu'ils soient bons ou mauvais
(psychédélique : du grec psukhê=esprit et
délo=révéler).
C'est pour ces raisons qu'il est trés dangereux de faire gober quelqu'un
à son insu.
Il y a des moments, des circonstances où il ne faut jamais gober car on
ne fuit pas avec ce genre de produits mais au contraire on se
révèle.
Si quelqu'un se fait un mauvais trip parce qu'il a pris de l'acide, reste calme
toi-même et fais ton possible pour le calmer. Emmène-le dans un
coin tranquille et bien aéré, parle-lui et rassure-le. Il ne faut
pas non plus le harceler.
Si malgré cela rien n'y fait, si le tripé ne décoince pas
de son Bad, alors il ne faut pas hésiter à faire appel à
une personne qualifiée. Seul un médecin est habilité
à administrer un médicament permettant une redescente d'acide.
Ne laisse jamais seul quelqu'un qui va mal !
La Descente
La descente est un moment de transition délicat qu'il faut gérer.
Les effets s'estompent, la fatigue apparaît, on retrouve son état
de conscience habituel. L'idéal est de rester entouré, d'avoir au
moins 24h devant soi sans activités à responsabilités, de
se reposer et de s'alimenter correctement. Même dans ces conditions il
peut y avoir des moments difficiles (grande fatigue, moral fluctuant...).
Attention, c'est une période où peut apparaître, voire
s'installer un moment dépressif.