Dans Paris-Match du 30 mai 1991, on peut lire:
Telerama du 11 sept 91 nous décrit ce que nous trouvons dans une rave:
Actuel du mois de novembre 91 consacre un dossier à la Techno intitulé:
Son article "Les folles nuits de la banlieue parisienne" décrit:
Le mouvement, dans son ensemble, n'a pas pour le moment trop mauvaise presse.
En effet, les journaux sympathisants sont pratiquement les seuls à traiter du sujet.
Libération ,Télérama, annoncent les prochaines manifestations Techno.
Didier Lestrade, annonce les fêtes à venir.
Les magasines spécialisés musique De la Dance et Sono Magasine s'y mettent également.
1992 est aussi une année faste pour les DJ personnages-clés des raves.
Le 14 janvier 1992 le magasine Libération est partenaire de la Rave LFO à l'Arche de la Défense.
Libé annonce la soirée et imprime un tract au format du quotidien.
Un CD collector sera également offert aux lecteurs ravers du quotidien.
Résultat: 2400 personnes. Une grande réussite pour une première.
C'est l'année où la presse régionale commence à s'agiter dans la lignée des quotidiens nationaux.
Cet article aux conséquences importantes transmet aux rédactions:
Coda résiste et continue à défendre la Techno:
Heureusement, la Techno reprendra du poil de la bête avec les Transmusicales de Rennes.
Le programme "Rave-ô-Trans" redonnera toute sa confiance et espoir en la scène Techno.
Six mois après, on en parle encore. Certains décident de ne plus parler de drogue.
Sujet tabou mais pierre philosophale d'une presse régionale toujours avide de scandales.
Intéressant et juste mais assoçiant abusivement une fois de plus la Techno à l'X.
"La musique Techno, complément hypnotique de l'X"
Mais Globe Hebdo rappelle néanmoins:
" Chaque mouvement a eu sa défonce; de Miles Davis à Kurt Cobain, d'Eric Clapton à Elvis Presley"
L'article rappelle donc que le problème n'est pas nouveau et n'est pas spécifique à la Techno.
Du coup cette année 1994 est marquée par la radicalisation des actions dans certains départements.
Les grandes villes connaissent annulations sur annulations.
Le 22 mars 94 Alain Guiot, patron de la sûreté Urbaine de Lyon s'insurge dans le Progrés:
" Ces raves sont une véritable honte, les organisateurs ne peuvent ignorer ce qui s'y passent"
Digraphe, revue littéraire propulse un numéro spécial Techno en Mars.
L'X se vendrait jusquà 400 francs et serait responsable du retour du LSD"
Il nous le montre dans son article: "Techno, Paix et Amour":
Pressions, interdictions, campagne de presse à répétition se succèdent.
Cependant, la voie médiatique s'ouvre plus largement aux porte-parole de la Techno.
1995 permet à la House Nation de s'exprimer à la télévision à plusieurs reprises.
Notamment dans l'émission "Ca se discute", "La grande famille" et "Fax'o".
Et TF1 manquant un peu d'impartialité donne la parole à un préfet pour le 20h00.
A la croisée du bégaiement, on retrouve en tête l'Alsace le 4 janvier pour
Dans le même temps, des nouvelles nous viennent d'un peu partout.
Avec par exemple "X et Techno, les fourmis et le disco"dans la Voix Du Nord,
"100 gendarmes à la soirée délire" dans Liberté,
Mais Laurent Boitelle dans le magasine New Dream Creation se révolte:
Mais le 5 février, une manifestation réunissant plus de 2000 personnes a lieu à Montpellier.
Liquid Lava, fanzine parisien, dans son numéro 6 fait paraître l'article suivant
En voici un bon exemple concernant la soirée Saltimbanque organisée par l'Othala Production.
Le samedi 22 juillet le Berry Républicain annonce que la soirée-rave est annulée.
C'est ainsi que les organisateurs l'apprendront. Curieuse facon de les informer.
De toute facon, dans la majorité des cas, les raves sont bien souvent refusées.
La House-Nation souffre donc d'une mauvaise image;elle a du mal à communiquer avec les autorités.