CONCLUSION
La Technique
de la transgénèse est une technique encore toute jeune et
de nombreuses questions restent en suspens. On constate qu'elle présente
de nombreux avantages mais également des risques non négligeables
et d'autre mal voire même inconnus. A tel point que les scientifiques
ne sont pas tous en accord en ce qui concerne l'évaluation des OGM
avant leur mise en circulation. Ainsi il existe deux conceptions :
La première
est, selon les partisans de la seconde, réductionniste c'est à
dire qu'elle tente d'imposer aux autorités et aux consommateurs
que un gène correspond à une protéine ainsi, les tests
de sécurité pratiqués selon cette vision se résument
en l'évaluation de la correspondance entre l'organisme traditionnel
et l'organisme modifié et en l'évaluation de la non toxicité
de l'insecticide par exemple s'il s'agit d'une plante rendue résistante
à certains insectes. D'autre part, toujours pour les partisans de
la seconde conception, les risque à long terme sont négligés
puisque méconnus et ils craignent d'aboutir à des situation
déjà vécues par le passé comme pour l'amiante qui est le cas le plus récent en date... il a fallu attendre
des dizaines d'années et de morts pour prendre concience du danger.
En fait, pour
les partisans de la seconde conception, dite "à complexité
intégrée", lorsque l'on modifie un gène d'un organisme,
on ne fait pas que modifier un de ses caractères. En effet, la génétique
moléculaire a récemment démontré que les gènes
avaient souvent plusieurs fonctions, régulées de manière
"corélée et complexe, voire innatendue" et même que
le loci d'un gène pouvait avoir grande influence sur son expression
dans le temps et l'espace (lieu d'action de la protéine synthétisée).
Pour ces derniers,
l'OGM n'est pas une variété de l'organisme d'origine mais
est en fait un nouvel organisme à part entière et comme ses
effets à long terme sont inconnus, il faut réellement qu'ils
soient mis a part et présentés dans la distribution tels qu'ils sont réellement tant que leurs effets restent méconnus. Ils veulent
que les tests de sécurités soient plus poussés avec
des tests grandeur nature sur des populations, aussi bien de rongeurs que
de non-rongeurs que de mammifères et en faisant des bilans complets
(poids, bilan sanguin...).
Le fait reste
méconnu du grand public mais de plus en plus de scientifiques soutiennent
cette vision et ils ont même pour la première fois en Europe
signé une demande de moratoire commercial afin que les OGM soient
mieux étudiés avant leur mise sur le marché.
Nous voulions
donc nous tenir loin du débat qui tourne autour des OGM, cela étant
plus d'ordre économique ou social mais même parmi les scientifiques,
les avis divergent... Le débat va être rude et on n'a pas
fini d'entendre parler des OGM. Des générations plus évoluées
ont déjà été pensées... les problèmes
seront-ils résolus pour autant?