RISQUES
POUR L'ENVIRONNEMENT
La fuite
des gènes
Les transgènes pourraient
se transmettre à d’autres espèces apparentées aux
OGM poussant spontanément, par le processus de la reproduction sexuelle.
En effet, la reproduction sexuelle s’effectue habituellement entre plantes
de la même espèce mais une fertilisation interspécifique
peut se produire. Parfois, les hybrides issus d’un tel croisement sont
fertiles et assez vigoureux pour proliférer. Ainsi, le transfert
de gène serait particulièrement gênant dans le cas
de la transmission de gènes de résistance à des herbicides
aux mauvaises herbes ! Les gènes étrangers n’auraient pas
pu être acquis par les variétés sauvages sans le concours
de l’homme et leur confèrent donc des caractéristiques dont
nous n’avons aucune expérience. Certains scientifiques se demandent
si les OGM ne risquent pas d’altérer profondément les écosystèmes
naturels. La probabilité de transfert de gènes dépend
de la répartition des espèces sauvages et de leur environnement
agricole. Par exemple, le maïs possède des parents spontanés
en Amérique Centrale et pas en Europe, où la variété
transgénique ne risque donc pas de poser des problèmes sur
le plan de la fuite des gènes. Plusieurs plantes transgéniques
largement cultivées en Europe ont des cousines sauvages, par exemple
le colza. Ce problème a été sous-estimé par
les firmes commercialisant les OGM. Il faut donc procéder à
une évaluation scientifique des risques de flux de gènes
des OGM. Pour cela, il convient de bien étudier l’écologie
des espèces sauvages. De plus, les risques de dissémination
des gènes de certaines plantes transgéniques pourraient avoir
des impacts non seulement sur l’environnement mais aussi sur la gestion
agronomique et imposeraient aux agriculteurs des contraintes pour la conduite
des cultures.
Les effets
non-désirés :
Les Plantes
génétiquement modifiées en vue de leur donner une
résistance naturelle à un insecte peuvent affecter des insectes
non visés par la modification. C'est le cas par exemple pour les
abeilles et le monarque qui, bien que non indésirables, sont éliminés
par certaines plantes génétiquement modifiées :
L'impact
sur le monarque :
récemment a été
menée aux Etats Unis une expérience sur le monarque, papillon
d'Amérique du Nord réputé pour sa beauté :
Des chenilles de ce papillon
ont été nourries avec des feuilles artificiellement recouvertes
de pollen d’une variété de maïs rendu résistant
à la pyrale par l’introduction dans son génome d’un gène
commandant la production d’un insecticide. Ces chenilles ont connu une
croissance plus lente et une mortalité plus élevée
que d’autres nourries de feuilles recouvertes de pollen de maïs non
génétiquement modifié. L’expérience a donc
démontré le « danger » encouru par le papillon.
L’impact des OGM sur les abeilles
:
De la même manière,
les OGM pourraient être toxiques pour les abeilles qui les visitent.
Il est donc nécessaire de procéder à :
- L’analyse des sécrétions des plantes transgéniques
mellifères (par exemple le colza).
- L’évaluation de l’incidence
d’une éventuelle exposition aux produits des gènes introduits
dans le génome de ces plantes sur la survie des abeilles et leur
comportement de butinage.