![]() |
|
||
|
"Autre
parti pris avec Laura Scozzi, qui travaille sur le collectif et des personnages
fictifs. Etant donné la conjoncture actuelle.., est une pièce
hilarante. En tailleur ou costume-cravate, huit danseurs et danseuses
hip-hop se livrent à un mimodrame sur la culture d'entreprise,
en plein cadre urbain. Le mime, une des techniques du hip-hop, est exploité
judicieusement. Et quand la chorégraphe, intègre deux duos,
chose encore peu commune dans le hip-hop, cela donne des porters vertigineux
et une scène d'amour dangereuse : Djégué Cissoko
est allongée au sol presque immobile, avec un petit rire retenu,
alors que Daniel Bemba voltige autour d'elle. Une scène de panique
dans l'ascenceur, la pause de midi : tout est drôle, bien dansé,
jusque dans la théâtralité de chacun, et sobrement
mis en scène."
Marie-Christine Vernay - Libération - jan.99
|
|
|
|
" Une succession
de tableaux, reflets de moments d'une journée de travail. De l'arrivée
joyeuse dans un ascenseur bondé à la pause déjeuner
sur une pelouse artificielle fleurie. Arrêt sur image. Les protagonistes
déjeunent. Et le train-train quotidien reprend son chemin. Un duo
sans dessus dessous et voilà que dans la banque, lieu de cette
folle chorégraphie, sur la musique de la série télé
"Mission impossible", un énergumène tente un hold-up.
Les mains ou les pieds en l'air, l'hystérie s'empare des danseurs
. D. Pommier - Nord Eclair - Juin 01 "Etant donné
la conjoncture actuelle, c'est une oeuvre au fond pas très drôle,
puisqu'elle évoque la journée un peu stéréotypée
de quidams qui, sans nécessairement se connaître, cohabitent
: métro, boulot, dodo, émaillés de faits pas toujours
ordinaires. Telle cette attaque de banque, la violence de cette bousculade
à la sortie du boulot à six heures le soir, ou encore, cette
femme qui se découvre trompée... Une satire violente de
notre société, sous des aspects humoristiques, nous invite
à réfléchir sur l'absurdité de nos gestes
quotidiens, sur notre comportement avec les autres qui, parfois, est celui
d'un animal impulsif, écervelé... le plus étonnant
dans l'histoire, ce n'est pas le propos de l'oeuvre lequel, finalement,
est dans la logique des autres pièces de la chorégraphe,
mais la manière dont elle l'a traité, domptant totalement
le merveilleux instrument qu'elle avait entre les mains (cet orchestre
de danseurs) en "détournant" la technique de ses interprètes
au profit d'un art théâtral raffiné et spirituel.
En leur imprimant sa sensibilité si particulière, elle les
métamorphosa en de véritables artistes." |