La Maison de Savoie
La Sardaigne vue par le premier vice-roi piémontais
:
" les nobles sont pauvres, le pays misérable
et dépeuplé, ses citoyens désoeuvrés n'exercent
aucune activité. De plus le climat est insalubre... Ces gens sont
enclins à tous les vices : ils volent, ils tuent et ils trichent."
Les Piémontais, en voulant imposer leur
style de vie aux Sardes, ont surtout développer le banditisme, et
une incompréhension mutuelle.
Les mesures de répression ne parvinrent
pas enrayer le fléau.
La situation catastrophique de l'île ne
s'améliora pas durant un siècle, si bien qu'ils ne restaient
plus aux Sardes qu'une solution :
le rattachement au Piémont pour bénéficier
d'un bon traitement.
Le 30 novembre 1847, la Sardaigne s'unit au Piémont.
Le Risorgimento
Les Sardes et les Piémontais ne se sont jamais
très bien compris. Néanmoins, les deux territoires formaient
déjà une ébauche de la nation Italienne. En 1848,
lors d'une réunion à Turin entre député, on
ne trouva par les armoirie.
Au sein de l'île des dissenssions nord-sud
se firent aussi ressentir. Les Piémontais, chassés de Cagliari
en 1794, souhaitaient changer de capitale. Ils préféraient
Sassari, ville plus conciliante à l'égard des métropolitains.
Ils souhaitaient, à l'image de Carlo Baudi di Vesme, réunifier
l'île en imposant la langue italienne : "l'unicité du langage
conduira à l'unité des mentalités".
Mais des projets de vente à la France
suscitèrent un regain de tension. Cavour fut soupçonné.
Garibaldi, en s'installant, sur l'île de Caprera, montra symboliquement
que la Sardaigne occupait une place primordiale, au sein de la future unité
italienne.
En 1861, la Sardaigne devint province d'Italie,
Victor Emmanuel II, roi d'Italie.
A cette époque et malqué l'espoir
d'un renouveau, la Sardaigne, une nouvelle fois, dut se rendre une nouvelle
fois à l'évidence. On l'exploitait, on la dédaignait
: régime fiscal lourd, écrasement de la culture. A cela vinrent
s'ajouter la malaria, de mauvaises récoltes. Bref, la famine.
Le vieux démon réapparut. Le banditisme,
dans des proportions inimagineables refit surface. A la nuance près
qu'il était désormais accepté par la population. Et
par les intellectuels qui le légitimaient.
Les conditions de travail déplorables,
entrainèrent dans le début du siècle (1900-1904) de
multiples grèves. Elles furent durement réprimées,
sans que de solides et durables solutions, ne soient apportées à
l'île.
Premiers Sardes,
Romains-Phéniciens,
Sradiagne aujourd'hui
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