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“Car je n’ai point honte de
l’Evangile:
L’Evangile concerne une merveilleuse Personne: Jésus-Christ, dont la venue avait été prophétisée dans l’Ancien Testament, qui a accompli la rédemption pour tous les hommes en mourant à notre place à la croix et qui vit maintenant dans tous ceux qui l’ont reçu. Nous n’avons certainement pas de quoi avoir honte d’un tel Evangile qui peut apporter le salut à tous ceux qui se repentent et croient au Seigneur Jésus. Ce qu’on peut connaître de Dieu, ses perfections invisibles, sa puissance éternelle et sa divinité se voient comme à l’oeil nu quand on les considère dans la Création. Ceux qui disent que Dieu n’existe pas sont insensés (Ps. 14:1). C’est avec raison que la Parole déclare: “Ils se sont égarés dans leurs pensées... se vantant d’être sages ils sont devenus fous” (Rom. 1:21, 22). Au lieu d’adorer et de servir le Créateur et de se soucier de le connaître, ils se sont livrés à l’impudicité et ont changé la vérité de Dieu en mensonge. La colère de Dieu se révèle contre toute impiété et injustice des hommes et le jour vient où Dieu manifestera son juste jugement. Cependant, son désir est que les hommes se repentent et reçoivent le salut qui a été préparé en Jésus-Christ. Comme l’apôtre Paul, ayons un vif désir d’annoncer l’Evangile, c’est-à-dire la bonne nouvelle du salut et apprenons à servir Dieu en priant pour les gens qui nous entourent afin qu’ils soient amenés à l’obéissance de la foi. |
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“La bonté de Dieu
La description des oeuvres impures au chapitre 1 de l’Epître aux Romains ne suffisent pas à décrire la condition de tous les hommes. En effet, tous ne se sont pas livrés à des péchés aussi grossiers, mais tous sont coupables, y compris ceux qui jugent les autres et se sentent supérieurs. Tout homme a tendance à juger les autres. Toutefois, chacun est inexcusable car si on sait voir les fautes chez les autres, on est entièrement coupable lorsqu’on commet les mêmes fautes: “en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même”. Pour que l’homme puisse se repentir et se tourner vers Dieu, celui-ci a préservé dans l’homme la conscience. Ainsi, deux témoignages nous aident à venir à Dieu. Le premier est celui de la création qui atteste que Dieu existe et que nous devons l’adorer. Le deuxième est celui de notre conscience qui nous rappelle que nous sommes pécheurs et que nous avons besoin d’un Sauveur. Tous les hommes font l’expérience de leurs pensées qui s’accusent ou se défendent tour à tour (2:16). Le jour vient où Dieu jugera les pensées secrètes des hommes. Il ne fera pas de favoritisme et ne prendra pas plaisir à l’apparence de la piété. “Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les apparences” (2:28). Ce que Dieu apprécie, c’est une oeuvre intérieure dans notre coeur. Ainsi, ne recherchons pas la louange qui vient des hommes, mais celle qui vient de Dieu. N’endurcissons pas notre coeur, mais reconnaissons que la bonté de Dieu nous pousse à la repentance. Chaque fois que nous réalisons que notre vie ne lui plaît pas, souvenons-nous que sa bonté ne nous condamne pas, mais nous pousse à la repentance. |
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“Ils sont gratuitement justifiés
par sa grâce,
Avant d’annoncer la bonne nouvelle de la justification par la foi, l’apôtre Paul montre sans équivoque que nous nous trouvions tous sous l’empire du péché, qu’aucun d’entre nous n’était juste aux yeux de Dieu, que chacun était coupable devant Dieu et que personne ne pouvait être justifié, même en essayant d’observer la loi. Il déclare ensuite avec joie: “Mais maintenant sans la loi est manifestée la justice de Dieu” (v. 21). Tous nos efforts d’observer la loi et toutes nos oeuvres n’auraient jamais pu nous justifier, mais nous sommes maintenant gratuitement justifiés, parce que Christ a payé par son propre sang “la dette” qu’aucun de nous ne pouvait rembourser. Combien nous devons apprécier ce mot “gratuitement” en nous souvenant que lui a payé “un grand prix” (1 Cor. 6:20). Il a versé “son sang” (3:25) pour nous afin de nous réconcilier avec Dieu. En effet, Dieu ne nous justifie pas en fermant les yeux sur nos péchés, mais en voyant le prix que Christ a payé à notre place. Déjà dans l’Ancien Testament, Dieu avait dit à son peuple qu’il devait mettre le sang d’un agneau sur les deux poteaux et le linteau de la porte de leur maison et il avait déclaré: “Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous” (Ex. 12:13). C’est par le sang de Jésus que Dieu peut nous justifier gratuitement, tout en restant juste. L’apôtre Paul démontre clairement qu’il n’y a point de différence entre le Juif et le Grec puisqu’ils ont tous péché et qu’ils sont justifiés par le même Dieu. L’un n’a pas sujet de se glorifier par rapport à l’autre, car les deux étaient coupables devant Dieu et les deux sont maintenant gratuitement justifiés par la foi. Une telle conscience nous aidera à conserver l’unité de l’Esprit. |
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“Espérant contre toute
espérance, il crut...
Après avoir déclaré que nous sommes justifiés par la foi et non par les oeuvres, l’apôtre Paul mentionne les exemples d’Abraham et de David pour illustrer cette vérité. Abraham fut déclaré juste, non à cause de ses oeuvres, mais parce qu’il mit sa confiance en l’Eternel et crut à sa parole. David n’avait certainement pas de quoi se glorifier après avoir commis de graves péchés, mais il les confessa, s’en repentit véritablement et fut pardonné par l’Eternel. Il est évident que David ne fut pas justifié par ses oeuvres. Il goûta le bonheur d’être pardonné et nous pouvons tous connaître ce même bonheur, en nous souvenant que si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner, pour les effacer et même pour les oublier (1 Jean 1:7, 9; Héb. 8:12). L’exemple d’Abraham nous montre aussi que Dieu désire que toute notre vie soit menée par la foi. Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham et l’appela à quitter son pays et sa famille (Actes 7:2). Abraham répondit à l’appel du Seigneur, mais il traversa beaucoup d’épreuves et ce n’est que progressivement qu’il apprit à ne point douter et à être fortifié dans la foi. Quand il fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans et que Dieu lui apparut pour confirmer la promesse qu’une postérité sortirait de ses entrailles, il rit d’abord et ne put y croire (Gen. 17:17). Mais en fin de compte, il ne considéra pas son corps déjà usé et mit sa confiance en l’Eternel qui appelle en existence les choses qui ne sont point et qui donne même la vie aux morts! Apprenons nous aussi à vivre par la foi, mettant toute notre confiance en lui. |
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“A plus forte raison ceux
qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice
régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul”
Dieu a prouvé son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions pécheurs et même ennemis, Christ est mort pour nous. S’il nous a aimés alors que nous étions ses ennemis, combien plus pouvons-nous compter sur son amour, maintenant que nous sommes devenus ses enfants. Etant justifiés par la foi, nous pouvons nous réjouir d’avoir la paix avec Dieu et même nous glorifier dans les afflictions. Les épreuves ne sont pas de prime abord un sujet de joie, mais si nous nous ouvrons à la grâce du Seigneur, au milieu des difficultés, nous découvrons que l’affliction produit véritablement la persévérance et la persévérance la victoire dans l’épreuve, c’est-à-dire l’approbation de Dieu. Quel réconfort de savoir que rien ne nous séparera de l’amour de Dieu. Maintenant que nous sommes réconciliés avec lui par la mort de son Fils, il désire nous sauver de l’emprise du péché par sa vie. Nos péchés ont été pardonnés, mais la nature du péché, “le péché”, qui est entré dans le monde, est toujours en nous (v. 12). Il ne peut être vaincu par nos efforts. Le chemin de la victoire consiste à recevoir “l’abondance de la grâce” (v. 17). Quand nous nous efforçons d’observer la loi, le péché n’est pas restreint, mais au contraire il “abonde” et finit par régner sur nous (v. 20-21). En revanche, quand nous restons en communion avec le Seigneur, recevant “le don gratuit” de sa grâce, sa vie règne sur le péché et nous permet de vaincre le péché et de régner dans la vie. Apprenons donc à apprécier la paix que nous avons avec Dieu et tournons notre coeur vers lui, même au milieu des afflictions. Nous expérimenterons ainsi sa grâce qui nous délivrera de l’emprise du péché. |
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“Que le péché
ne règne donc point dans votre corps mortel,
L’Epître aux Romains fait une distinction entre les péchés et le péché. Il ne suffit pas d’ôter “les mauvais fruits” d’un arbre, mais il faut encore s’attaquer à la source, c’est-à-dire “au mauvais arbre”. Le problème fondamental de chaque homme, c’est non seulement qu’il a commis des péchés, mais encore qu’il a été rendu pécheur (5:19). Ainsi, pour nous sauver pleinement, le Seigneur a non seulement pardonné nos péchés passés, mais a encore crucifié notre vieil homme, la source de tous nos problèmes. Nous devons d’abord “savoir” que Christ a crucifié notre vieil homme à la croix, puis “nous donner” à Dieu pour marcher en nouveauté de vie. Nous étions auparavant esclaves du péché, mais aujourd’hui nous pouvons offrir nos membres à Dieu comme des instruments de justice. La Parole déclare: “Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce” (v. 14). Quand nous essayons d’observer la loi par nos propres efforts, nous retombons sous l’empire du péché. En revanche, quand nous marchons par la grâce, recevant l’approvisionnement du Seigneur, le péché n’a point de pouvoir sur nous. Quel privilège d’être devenus “esclaves de Dieu” (v. 22). En étant esclaves du péché, nous portions des fruits honteux, et avions pour salaire la mort, alors qu’en obéissant de coeur au Seigneur, nous avons pour fruit la sainteté éternelle. Quelle différence! Cela vaut la peine de se donner au Seigneur et de choisir de lui obéir de coeur plutôt que d’être esclaves du péché. Sachant que notre vieil homme a été crucifié, nous nous regardons comme morts au péché et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Nous demeurons en communion avec lui et sommes heureux de lui appartenir et de marcher en nouveauté de vie. |
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“Qui me délivrera de
ce corps de mort...
Le fait que notre vieil homme a été crucifié avec Christ à la croix, a un effet considérable sur toute notre vie chrétienne. Parce que notre vieil homme est mort, nous avons été dégagés de la loi (v. 6). Pour illustrer cela, Paul utilise l’exemple de la femme qui est dégagée de la loi qui la liait à son mari, au moment où celui-ci meurt. Elle peut alors se remarier sans commettre d’adultère. Parce que notre vieil homme a été crucifié, nous ne sommes plus sous la loi et pouvons maintenant appartenir à un nouveau mari, Jésus-Christ. Quel privilège! Il s’est livré à la croix pour nous, afin de devenir notre Epoux (Eph. 5:25). Ainsi, nous ne devons plus mener une vie caractérisée par les règles, les lois et les ordonnances, mais bien plutôt par une relation d’amour et de dépendance envers Jésus-Christ, notre véritable Epoux. Mais, si nous essayons de marcher selon la loi, notre vie consistera en une succession de luttes qui se solderont par des défaites, et cela non parce que la loi est mauvaise - elle est sainte, juste et bonne - mais parce que le péché habite dans notre chair. Quand nous essayons d’observer un commandement tel que: “Tu ne convoiteras point”, le péché reprend vie, nous séduit et nous conduit à la mort (v. 7-11). Ainsi, la loi ne met pas fin au péché en nous, mais le manifeste plutôt, le rendant condamnable au plus haut point (v. 13). Nous prenons plaisir à la loi de Dieu et avons le désir de l’observer, mais quand nous nous efforçons de le faire, nous découvrons dans notre chair une autre loi qui lutte contre notre désir de plaire à Dieu et qui nous rend en fin de compte captifs et vaincus! Nous ne faisons pas le bien que nous voulons et nous faisons le mal que nous ne voulons pas. Nous avons alors envie de déclarer: “Misérable que je suis! Qui me délivrera de ce corps de mort?...” La réponse n’est autre que Jésus-Christ, notre véritable Epoux. Chaque fois que nous avons à coeur d’accomplir la volonté de Dieu, souvenons-nous que nous ne pouvons le faire que par Jésus-Christ. |
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“Si vous vivez selon la chair,
vous mourrez,
Au chapitre 7, le croyant essaie d’observer la loi de Dieu par ses propres efforts, mais il n’y parvient pas; il a la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien (7:18). En revanche, au chapitre 8, le croyant compte sur l’Esprit pour faire la volonté de Dieu. C’est “par l’Esprit” qu’il fait mourir les actions du corps (8:13). Au chapitre 7, il est esclave de la loi du péché, alors qu’au chapitre 8, il est affranchi par la loi de l’Esprit. La loi du péché est comparable à la loi physique de la gravitation qui attire à terre tout corps solide. La loi de l’Esprit, en revanche, pourrait être comparées à la loi de l’hydrogène qui vainc la loi de la gravitation. Si on attache à un objet un ballon rempli d’hydrogène, la loi de ce gaz vainc la loi de la pesanteur et le ballon s’élève, emportant l’objet. Dieu nous délivre de la loi du péché et de la mort, en nous remplissant non d’hydrogène, mais de son Esprit. Au moment où nous avons reçu Jésus comme notre Sauveur, il a fait habiter en nous son Esprit qui rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Cet Esprit réagit en nous chaque fois que nous avons tendance à marcher selon la chair. Il nous aide ainsi à marcher “non selon la chair, mais selon l’Esprit”. Quand nous occupons nos pensées par les choses de la chair, nous ressentons un sentiment de mort en nous (v. 6). Cette réaction est comparable au témoin luminant qui s’allume sur le tableau de bord d’une voiture et qui nous indique que nous devons rajouter de l’huile! Ce sentiment “amer” est très précieux, car il nous aide à revenir au Seigneur et à renoncer à la chair. “Mais dans toutes ces choses
nous sommes
Le dessein de Dieu consiste à
nous rendre semblables à l’image de son Fils. Pour atteindre ce
but glorieux, Dieu, d’une part, fait habiter son Esprit en nous et d’autre
part, se sert des circonstances et des situations extérieures que
nous rencontrons pour nous transformer à son image. De même
que les pierres précieuses sont formées sous de fortes chaleurs
et de fortes pressions, Dieu utilise “les souffrances du temps présent”
pour produire en nous un poids éternel de gloire (8:17-18; 2 Cor.
4:17-18). Le jour viendra où nous aurons part à la liberté
de la gloire des enfants de Dieu et où notre corps sera rendu semblable
au corps de sa gloire (Phil. 3:21). Mais pour le moment, nous souffrons
encore dans notre corps d’humiliation qui porte la trace et les conséquences
du péché. Nous soupirons en attendant la rédemption
de notre corps (8:23) et les difficultés, la tribulation et les
épreuves ne nous sont pas épargnées (8:35). Toutefois,
nous pouvons avoir l’assurance que toutes choses, même celles qui
paraissent négatives, concourent à notre bien si nous aimons
le Seigneur. Ne pensons jamais que nous traversons des épreuves
parce que Dieu nous condamne! “Qui condamnera les élus de Dieu?
C’est Dieu qui justifie” (8:33).
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“O homme, toi plutôt,
qui es-tu pour contester avec Dieu?
En apprenant que Dieu a aimé Jacob et qu’il a haï Esaü, on pourrait penser qu’il y a chez Dieu de l’injustice, mais Paul déclare: “Loin de là!” (v. 14). En effet, si Dieu veut faire miséricorde à Jacob, il est dans ses droits et personne ne peut le lui reprocher. Lorsque le peuple d’Israël fit le veau d’or, Dieu aurait pu le consumer entièrement (Ex. 32:8; 33:5), mais il lui manifesta sa miséricorde et déclara: “Je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde” (Ex. 33:19). Personne ne peut reprocher à Dieu d’exercer sa miséricorde, mais personne ne peut non plus lui reprocher d’exercer son jugement et son châtiment. S’il endurcit Pharaon, après lui avoir donné beaucoup d’occasions de se repentir, il est entièrement dans ses droits. Souvenons-nous que c’est d’abord Pharaon qui avait endurci son coeur et cela à plusieurs reprises (Ex. 8:11). Ce n’est qu’ensuite que Dieu a endurci le coeur de Pharaon (Ex. 9:12). Ainsi, Dieu est souverain pour manifester sa miséricorde ou pour exercer sa justice. C’est ce qui fait qu’il est Dieu. Mais nous, qui sommes-nous pour contester avec notre Créateur? “Le potier n’est-il pas maître de l’argile” (v. 21)? Remercions plutôt le Seigneur d’avoir fait de nous des vases de miséricorde et laissons-le nous remplir pour qu’il fasse de nous des vases utiles à l’accomplissement de son dessein. “Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous” (2 Cor. 4:7). “Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne oeuvre” (2 Tim. 2:21). |
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“Ainsi la foi vient de ce
qu’on entend,
Dans les chapitres précédents, Paul a montré qu’il n’y a aucune différence entre le Juif et le Grec puisqu’ils sont tous coupables devant Dieu. Il a ensuite présenté le salut complet qui a été préparé autant pour le Juif que pour le non-Juif et il déclare maintenant qu’ils ont tous un même Seigneur qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent (v. 12). Peu importe notre arrière-plan, nous étions coupables devant Dieu, mais en croyant en Jésus, nous avons été sauvés. Nous n’avons pas dû accomplir toute la loi, ni monter au ciel ou descendre dans l’abîme, mais nous avons simplement cru dans notre coeur que Jésus était mort et ressuscité pour notre salut. Nous sommes ainsi devenus des vases de miséricorde et le Seigneur désire maintenant nous remplir de ses richesses. C’est en invoquant son nom que nous avons été sauvés et c’est aussi en invoquant son nom que nous pouvons boire gratuitement aux sources du salut (Es. 12:1-4; 55:1, 6). Pour que d’autres connaissent le salut et découvrent les richesses insondables de Christ, ils doivent entendre parler de lui. Et pour qu’ils en entendent parler, il faut que nous annoncions la bonne nouvelle de l’Evangile, à savoir que nous sommes gratuitement justifiés par la rédemption de Christ accomplie à la croix. La foi vient de ce qu’on entend et peut être comparée à un écho; sans l’émission d’un son, une paroi ne peut renvoyer d’écho. C’est en entendant l’Evangile que les gens pourront croire et que le salut atteindra même ceux qui ne le cherchent pas. Toutefois, certains resteront rebelles et moqueurs (10:21; Actes 17:32). Notre responsabilité est d’annoncer la bonne nouvelle, la leur est d’y obéir! |
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“Considère donc la
bonté et la sévérité de Dieu:
Le chapitre 11 se termine par une parole qui pourrait faire penser que Dieu a rejeté son peuple. Mais Paul déclare: Loin de là! Il prend tout d’abord son propre cas comme exemple pour illustrer le fait que Dieu n’a pas rejeté tous les Israélites, puisqu’il est lui-même de la postérité d’Abraham (v. 1). Il se réfère ensuite à l’épisode rapporté dans 1 Rois 19:18 où Dieu annonce à Elie qu’il s’est réservé sept mille hommes qui n’ont point fléchi le genou devant Baal. Dieu est prêt à fortifier ceux qui se tournent vers lui. En revanche, il envoie un esprit d’assoupissement et d’aveuglement à ceux qui endurcissent leur coeur (v. 8-10, 25).Toutefois, Dieu ne retranche pas son peuple définitivement. Pour illustrer cela, Paul prend l’exemple d’un olivier franc dont les branches ont été retranchées afin que des branches d’un olivier sauvage soient greffées à leur place. Quand nous avons cru en Jésus-Christ, nous avons été greffés en lui. C’est par Dieu que nous sommes maintenant en Jésus-Christ (1 Cor. 1:30). Ayant été greffés en Christ, nous avons été rendus participants de la racine nourricière de l’olivier. Nous avons spontanément part aux promesses faites aux pères de la nation d’Israël. Soyons conscients que cela ne vient pas de nos oeuvres, mais uniquement de la miséricorde et de la bonté de Dieu. Soyons-en reconnaissants et n’endurcissons pas notre coeur, sans quoi le Seigneur nous retrancherait. Cela ne signifie pas que nous pouvons perdre notre salut, mais plutôt que nous pouvons perdre la récompense qui nous est réservée (1 Cor. 3:14, 15). Soyons donc sages pour demeurer ferme dans la bonté du Seigneur. |
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“Nous formons un seul Corps
en Christ,
Après nous avoir parlé des compassions, de la miséricorde et de l’amour de Dieu manifestés à notre égard (5:8; 11:30-32), Paul nous exhorte à offrir nos corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu. En effet, si nous réalisons quelles compassions Dieu a eues à notre égard, nous ne pouvons que nous donner entièrement à lui. C’est un sacrifice, mais en réalité, c’est le service le plus raisonnable. Travailler pour le président d’une grande nation demande un investissement en temps et en énergie, mais en réalité, c’est un privilège. Servir le Seigneur est un sacrifice, mais c’est un privilège de lui consacrer notre temps et de nous mettre à sa disposition. L’apôtre Paul nous exhorte ensuite à être transformés par le renouvellement de l’intelligence. En effet, pour servir le Seigneur, nos pensées, nos opinions et nos points de vue ne conviennent pas et sont souvent opposés à ses pensées. C’est pourquoi le Seigneur avait dit à Pierre: “Tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes... si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive” (Mat. 16:23-24). C’est lorsque nous sommes prêts à laisser le Seigneur renouveler nos pensées que nous pouvons discerner sa volonté. Cette volonté concerne son Eglise qui est son Corps. Nous devons voir qu’aux yeux de Dieu nous ne sommes pas seulement enfants de Dieu, mais également membres du Corps de Christ. En tant que membres de son Corps, aucun d’entre nous n’est complet et nous avons tous besoin les uns des autres. En outre, nous avons besoin de la grâce du Seigneur pour exercer notre fonction. Nous avons des dons différents et chacun est nécessaire à l’édification de l’Eglise: qu’il s’agisse de donner une parole édifiante, de donner des biens matériels ou de montrer de la miséricorde aux autres membres, nous devons le faire avec modestie, en étant conscients que nous avons nous-mêmes reçu la miséricorde du Seigneur. “Ayez du zèle, et non
de la paresse.
L’apôtre Paul a d’abord parlé de notre coeur et de notre intelligence et il en vient maintenant à notre esprit. Notre corps doit être présenté au Seigneur, notre intelligence a besoin d’être renouvelée et notre esprit doit être fervent pour le Seigneur. Cela demande de notre part de ne pas rester passifs, mais de nous exercer à contacter le Seigneur et à toujours revenir à lui lorsque nous nous en détournons. Il est en effet facile d’être préoccupés par les soucis et les nécessités de la vie. Nous devenons alors paresseux dans notre service pour le Seigneur. Nous sommes zélés pour notre travail professionnel, nos responsabilités familiales et nos besoins personnels, mais nous sommes facilement paresseux pour les affaires du Seigneur. Nous devons donc souvent ranimer la flamme de notre don spirituel en rendant grâces au Seigneur et en persévérant dans la prière (cf. 2 Tim. 1:6). De cette manière, nous pourrons servir le Seigneur avec un esprit fervent! Un tel service s’exprime par un amour fraternel sincère. Nous sommes le Corps de Christ et rien n’édifie autant l’Eglise que l’amour (1 Cor. 8:1; Eph. 4:16). Présenter nos corps au Seigneur revient souvent à montrer de l’amour aux frères et soeurs et à pourvoir à leurs besoins, en exerçant l’hospitalité ou simplement en prenant du temps les uns avec les autres pour nous encourager mutuellement. Servir le Seigneur est étroitement lié à édifier l’Eglise. Le Seigneur a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle. Si nous aimons le Seigneur qui est invisible, nous aimerons aussi les frères et soeurs que nous voyons (cf. 1 Jean 4:20-21). Nous avons tendance à attendre que les autres nous montre de la compréhension, mais le Seigneur nous exhorte à faire le premier pas pour conserver l’unité et pour pourvoir aux besoins des frères et soeurs. La Parole nous exhorte aussi à rechercher la paix avec les frères et soeurs. |
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Nous réveiller de notre sommeil et revêtir Christ Nous avons toujours tendance à nous endormir spirituellement. C’est pourquoi l’apôtre Paul déclare: “C’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil” (v. 11). Il est facile de négliger la prière, puis de laisser les soucis et les préoccupations journalières occuper nos pensées. C’est ainsi que nous finissons par nous assoupir spirituellement. La chair qui est toujours en nous s’exprime alors librement. Nous nous permettons de critiquer des frères et soeurs et notre amour pour eux est remplacé par des amertumes et même des médisances. Nous avons alors grand besoin de nous réveiller de notre sommeil, de nous dépouiller des oeuvres des ténèbres et de revêtir les armes de la lumière. Paul parle d’armes parce qu’un combat fait rage entre notre esprit et notre chair (v. 12). Le péché habite toujours en nous, c’est pourquoi nous devons veiller à ne pas avoir soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. Exerçons-nous plutôt à revêtir Jésus-Christ, c’est-à-dire à entretenir une communion personnelle avec lui dans toute notre marche chrétienne. Il est celui qui nous permet de renoncer aux querelles et aux jalousies. “Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises” (v.14). |
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Ne pas juger ni mépriser notre frère Si nous voyons que nous sommes tous membres du même Corps, nous nous accueillerons les uns les autres, sachant que Dieu a accueilli chacun d’entre nous. Dans Romains 14, le faible désigne un chrétien qui, à cause de son passé juif, n’arrivait pas à abandonner les règles anciennes, autrefois ordonnées par Dieu. Il devait apprendre à ne pas juger son frère, qui était par exemple issu d’une nation idolâtre et qui ne s’imposait pas les mêmes règles strictes de conduite. Réciproquement, celui qui ne faisait pas de distinction entre les jours ou les différentes sortes de nourriture, devait apprendre à ne pas mépriser son frère qui était beaucoup plus scrupuleux. C’est une caractéristique de notre nature déchue que de juger et de mépriser les autres. Mais une telle attitude aura des conséquences graves: “Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? Ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? Puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu” (v. 10). Cela ne signifie pas que nous devons couvrir le péché, l’immoralité ou l’idolâtrie (cf. 1 Cor. 5), mais plutôt que nous ne devons pas discuter sur les opinions concernant notre marche et notre service. Chacun doit s’efforcer de faire ce qui est juste aux yeux de Dieu, avec une pleine conviction, et rechercher en même temps ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. |
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Nous accueillir les uns les autres
comme
Christ est notre modèle. Il n’a pas cherché ce qui lui plaisait, mais l’accomplissement de la volonté du Père. De même, au lieu de juger ou de mépriser ceux qui sont faibles, nous devons chercher leur bien en vue de l’édification de l’Eglise, même si nous devons souffrir quelque injustice. Souvenons-nous du Seigneur qui était prêt à supporter des insultes et des outrages. Aujourd’hui, le Dieu de la persévérance nous soutient et nous console pour que nous gardions les mêmes sentiments les uns envers les autres. Paul révèle aux croyants dans quel but ils doivent s’accueillir mutuellement: “afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ” (v. 6). Rien ne réjouit autant le Seigneur que l’unité des croyants. Pour pratiquer la vie du Corps qui est mentionnée au chapitre 12, il est impératif que nous adoptions l’attitude qui nous est demandée aux chapitres 14 et 15. N’oublions pas que Christ nous a accueillis tels que nous étions, c’est-à-dire pécheurs et même ennemis de Dieu. Quand nous abandonnons toute attitude de critique et de mépris, nous sommes capables de louer Dieu de tout notre coeur et c’est ainsi qu’il peut être glorifié. Christ a accueilli les chrétiens d’origine juive (v. 8) et ceux d’origine païenne (v. 9-12). Accueillons-nous donc mutuellement et nous serons remplis de joie et de paix. S’imposer une contribution en faveur des frères plus pauvres Paul se considère comme un sacrificateur qui a amené les païens à l’obéissance de la foi, non par sa sagesse et ses propres oeuvres, mais par l’oeuvre de Christ au travers de lui. Il pouvait déclarer: “Car je n’oserais pas mentionner une chose si Christ ne l’avait pas faite par moi” (v. 18). Ces croyants d’origine païenne sont maintenant sanctifiés par le Saint-Esprit et deviennent une offrande agréable à Dieu. Après leur avoir annoncé l’Evangile, Paul retourne à Jérusalem en emportant leurs dons en faveur des chrétiens de Jérusalem qui vivent dans la pauvreté. Avant de recevoir Christ comme leur Sauveur, les païens détestaient les Juifs et réciproquement, mais en Christ ils sont devenus un. Leur communion n’est pas seulement spirituelle, mais ils s’assistent mutuellement dans le partage des biens matériels. Apprenons aussi à mettre à part ce que nous pouvons en faveur des saints qui sont dans le besoin (1 Cor. 16:2). Faisons-le généreusement, avec joie et régulièrement (2 Cor. 9:6-7). L’Eglise est une maison spirituelle dans laquelle nous devons nous communiquer “une pleine bénédiction de Christ” (v. 29), toutefois elle doit aussi s’exprimer de manière pratique et visible sur la terre. |
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Servir le Seigneur dans les Eglises locales Au début de l’Epître aux Romains, les nombreux pécheurs sont esclaves du péché et se trouvent en quelque sorte “sous les pieds de Satan”, mais à la fin de l’Epître, la destinée de Satan est d’être écrasé par Dieu “sous les pieds des croyants”. Dieu est capable de nous sauver parfaitement pour accomplir son dessein éternel, “le mystère caché pendant des siècles” (v. 25). Il nous a gratuitement justifiés et a fait habiter son Esprit en nous. Nous sommes devenus membres de son Corps et chacun d’entre nous peut le servir dans les Eglises locales. Le fait que plusieurs frères et soeurs soient mentionnés dans ce dernier chapitre nous montre que le service de chacun est indispensable. Ce service est toujours “dans le Seigneur” et “pour le Seigneur”. Lorsque nous nous accueillons les uns les autres, l’Eglise peut être exprimée de manière visible dans la localité où nous nous trouvons et c’est ainsi que Satan est écrasé sous nos pieds. Toute l’Epître aux Romains met l’accent sur le fait qu’il n’y a plus de différence entre Juifs et non-Juifs, lorsqu’ils sont en Jésus-Christ. La révélation de ce glorieux mystère pouvait les affermir pour qu’ils s’accueillent mutuellement (v. 25). “A Dieu seul sage, soit la gloire aux siècles des siècles, par Jésus-Christ! Amen!” |
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