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Le point sur le choléra à Madagascar
Août 2001 Choléra à Madagascar, quels risques pour le voyageur ?

Pendant les mois de juin et juillet, le ministère de la santé a officiellement enregistré 37 morts du choléra. Les provinces de Toliara et de Mahajanga sont les plus touchées par l'épidémie. C’est la province de Toamasina qui semble être la moins touchée mais de toute façon aucune province n'est épargnée. Depuis mars 99, dans tout Madagascar, le nombre de décès a atteint 2 637 et les cas suspects 45 276.

Mai 2001

Le projet "Lutte contre le choléra" élaboré par la Commune Urbaine d'Antananarivo (CUA) dont la réalisation nécessite le déblocage de 110 milliards
fmg (75% financés par la Banque Mondiale, 20% part payable du gouvernement et 5% part payable du bénéficiaire, c'est-à-dire la CUA ),
se trouve actuellement bloqué. Le ministère de l'Aménagement du Territoire et de la Ville (MINATV) n'a pas jusqu'ici donné son accord.
Ce projet inclut plusieurs volets dont la réhabilitation des grands marchés et des marchés de quartiers (Anosibe, Isotry, etc), la mise en place
des blocs sanitaires et des bornes fontaines, le curage des canaux d'évacuation des eaux usées, l'installation des bacs à ordures de proximité, la
facilitation de l'accès à l'eau potable.

Février 2001

2 personnes décédées. Tel est le résultat de l'épidémie de choléra qui a sévi dans la localité d'Ambila Lemaitso.
La peste a tué 3 personnes dans la région d'Analavory (Htes Terres, 120 km à l'est de Tana) selon la Direction de la Lutte contre les Maladies Transmissibles. Le choléra sévit toujours à Antsirabe pendant la saison actuelle, chaude et pluvieuse.

Décembre 2000

193 cas de choléra déclarés à Fianarantsoa depuis le 13/11/00 et 14 décès enregistrés. Voir à ce sujet la carte de l'étendue de l'épidémie sur le site du ministère des affaires étrangères français.
Article du quotidien Midi-Madagascar (en ligne) du 28/11 : «…Sur les 50 fokontany de la ville (Fianarantsoa), les plus atteints sont ceux de Beravina, d'Ankofafa, d'Ambalapaiso et d'Ambatomena où le nombre de cas suspects est égal ou supérieur à 9. La tranche d'âge la plus atteinte va de 45 à 50 ans. Selon le docteur Milghon Parson Médecin inspecteur, dont le service s'occupe intensivement de la lutte contre cette épidémie, le problème réside dans la faible capacité de la population à recevoir le message, outre la précarité de l'hygiène qui existe dans les différents quartiers de la ville. Ceux-ci se divisent en trois parties : la zone urbaine, péri-urbaine et rurale. C'est dans la zone péri-urbaine que le choléra est le plus virulent à cause du mode de vie oscillant entre le traditionnel et le moderne, entraînant une hygiène douteuse ou inexistante. Ainsi, dans la ville, 48% seulement de la population ont accès à l'eau potable et le reste utilise principalement des puits. Pour la prévention, un assainissement des puits est justement entrepris dans les fokontany les plus touchés. Ainsi, depuis le début de l'épidémie, 320 puits ont été assainis avec un produit chimique appelé HTH. En ce qui concerne les autres moyens mis en œuvre pour la lutte, 11 dispensaires sont ouverts nuit et jour et 101 personnes sont mobilisées dans la détection et le traitement de la maladie. Le service du bureau municipal d'hygiène ou Bmh est aidé par l'armée pour l'ensevelissement des corps des défunts. Les médicaments sont gratuits et le stock est encore largement suffisant. D'ailleurs, lors de son passage à Fianarantsoa, le Premier ministre Tantely Andrianarivo a offert des dons pour contribuer à la lutte. Cependant, on peut dire que la lutte n'est pas gagnée. A part la mauvaise perception du message par la population, l'abondance de pluies, vecteur principal de la maladie et la morphologie en pente de la ville facilitent la prolifération. L'épidémie ne pourra être vaincue qu'avec l'implication de tous, aux différents échelons de la société. Effectivement, le choléra est une maladie de comportement. »

Septembre 2000

Selon le ministère de la Santé, le choléra a fait 1950 morts depuis un an et demi, 55% des communes sont touchées (60 sur 110). Toutes les provinces sont convernées, mais les plus touchées sont celles de Tuléar, Mahajanga et Antananarivo. En saison sèche, le risque de contagion est moindre mais pourrait s'accroître en décembre.

Février 2000

Communiqué de presse de MSF Suisse :
« Mardi matin, 22 février, la section Suisse de l'organisation Médecins Sans Frontières a annoncé officiellement le retrait immédiat et total de toutes ses équipes de Madagascar, en réaction au refus des autorités de leur permettre d'accéder à toute intervention curative en faveur des malades du choléra. Ceci est d'autant plus dramatique que l'épidémie n'est manifeste-ment pas sous contrôle et qu'elle progresse de manière alarmante dans tout le pays ». « Le nombre cumulé des cas dépasse aujourd'hui le cap des 15.000. Il y a plus de 1000 morts dont plus du tiers, au cours du dernier mois. Soit 10 décès par jour ». « En raison du manque de connaissances dans la prise en charge des cas et ressources limitées, le taux de mortalité s'est élevé à 8% lors de la première phase de l'épidémie. Le gouvernement malgache a immédiatement demandé une assistance internationale, principalement sous forme de financement pour améliorer le contrôle de l'épidémie. Cependant, l'assistance directe proposée par plusieurs ONG a été refusée par le ministère de la Santé, qui affirme que le personnel de santé malgache est tout à fait capable de gérer l'épidémie sans la présence de personnel étranger … Il était prévisible que l'épidémie touche le Sud de l'Ile durant la saison des pluies, mais cette probabilité a été continuellement négligée par les autorités sanitaires… Dans l'ensemble, les données locales ne sont pas fiables, à cause de l'insuffisance du système de recensement. Les chiffres réels, qui tiennent compte des cas de décès et qui ne sont pas portés à la connaissance des autorités sanitaires, sont certainement supérieurs, vraisemblablement de 30 à 50%…
Face à cette épidémie, MSF a mobilisé d'importantes ressources, sur place depuis plus d'un mois et donc mobilisables sans délai : 10 tonnes de matériel et de médicaments et une importante équipe de personnel expérimenté dans la lutte contre le choléra. (Ces matériels seront désormais attribués au CNS ou Comité National de Secours). Des moyens supplémentaires pourraient être encore mis à disposition en 48 ou 72 heures. Avec ces moyens, nous pouvons contribuer aux efforts du ministère de la Santé pour juguler l'épidémie. Nous pourrions véritablement participer à sauver des vies, des centaines de vies. Malheureusement, il nous est impossible de mettre en œuvre ces moyens. Le ministère de la Santé nous interdisant d'intervenir au sein de ses structures, alléguant des risques de déstabilisation de la politique générale de santé publique, de substitution et de déresponsabilisation du personnel médical malgache. ("Tant que je suis ministre, vous ne pourrez pas travailler dans mes structures", aurait lancé le Pr Henriette Ratsimbazafimahefa). Ces problèmes, nous les connaissons pourtant bien et les 30 années d'expérience en la matière nous ont appris à les intégrer dans notre démarche d'inter-vention… Dans la situation où nous étions, il nous était interdit de remplir notre devoir de solidarité et d'assistance aux personnes en danger.
Malgré les efforts louables de la primature, visant à débloquer la situation, la proposition faite à MSF ne peut entrer dans le cadre de nos principes d'intervention, en particulier, en ce qui concerne l'identification des zones prioritaires. Force est de constater que nous nous trouvons désormais dans une impasse. Face à ce constat, et malgré les appels pressants d'une très grande partie de la société civile, nous n'avons aujourd'hui malheureusement d'autre choix que de nous retirer de la province de Tuléar. Ce retrait est immédiat et total, et concerne également les programmes à long terme d'appui aux districts sanitaires que nous avons mis en place depuis 3 années à Betioky-Sud et à Morondava. Comment peut-on travailler dans ces domaines, alors qu'à côté, des milliers de personnes sont atteintes du choléra et plusieurs dizaines en meurent chaque jour, sans que nous puissions intervenir…».

Médecins Sans Frontières Suisse se retire donc immédiatement et totalement de Madagascar car depuis un mois et demi, l'accés aux malades a été interdit à l'ONG. La direction locale de l'ONG et le1er ministre devaient arriver à un accord sur un certain nombre de points : amélioration des relations entre collègues nationaux et expatriés, respect de la hiérarchie pour la délivrance des informations, toutes les infos de MSF devant être délivrées au Ministère de la Santé, ne plus se limiter à une seule zone ou à un seul secteur de la santé comme le choléra. Apparemment, les instances supérieures suisses ont jugé ces points inacceptables surtout celui concernant les zones prioritaires.

Pour l'ONG, la vaccination n'est pas la solution à grande échelle car le vaccin coûte trop cher et n'est pas encore totalement finalisé (en développement au Mozambique). Quant à la position de l'ONG face à la solution de l'argile verte, la direction a répondu : « on n'en n'est plus au stade de la thalassothérapie ».

Le choléra vient de toucher Tuléar, jusqu'alors l'une des seules provinces à être épargnée : plus d'une centaines de morts recensés en quelques jours. Les veillées funèbres sont interdites pour limiter le risque de contagion. Les autorités locales ont laissé travailler Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde contrairement à la décision du Ministère de la santé qui a chassé les 2 ONG des autres villes touchées par le choléra, comme Mahajanga ou Morondava. Sur le terrain le personnel médical est complétement débordé, et les médicaments en quantité insuffisante.

Avec le retour de la saison des pluies, l'épidémie a de nouveau progressé. Le choléra sévit maintenant dans quatre provinces : Antsiranana, Mahajanga, Antananarivo et Toliara. La province de Tuléar semble épargnée. Au cours des deux premières semaines de janvier, 19 personnes sont mortes à Antananarivo,12 000 touchés par la maladie et 750 morts depuis le début de l'épidémie, selon les sources officielles, chiffres naturellement bien inférieurs à la réalité. La situation est d'autant plus préoccupante avec les inondations nombreuses en cette saison.

Suite à une note du ministère de la santé, les taxi de brouse doivent être dotés : d'un morceau de savon, d'un gobelet et d'un angady. Les deux premiers servent aux voyageurs pour se laver si besoin est, quant à l'angady il servira à creuser un trou pour enfouir les excréments. Les trous devront être bouchés avant de quitter les lieux. Un certains nombre de mesures visant à responsabiliser la population sont à mettre en place au niveau de chaque quartier et de chaque famille : creuser des fosses pour enterrer les ordures loin des sources d'eau, curer les égoûts, verser de la terre dans les fosses d'aisance surtout en période d'inondation, exposer la nourriture et les plats dans des vitrines pour les gargotiers.

Octobre 99

Le nombre de victimes du choléra vient de dépasser officiellement 350 morts. Il y a 10 jours, 9 personnes sont décédées en une seule journée dans la province de Diégo. A Mahajanga, les professionnels du tourisme déplorent une diminution de 50 % du nombre des touristes, bien que le président du Groupement Interprofessionnel du touirisme du Boina (Mahajanga) affirmait que le choléra est actuellement maîtrisé.

Certains sous-entendent que, loin d'être gêné par l'impact négatif que la maladie a sur le tourisme, le gouvernement malgache profiterait de cette situation propice aux aides humanitaires qui seraient détournées vers la poche de certains bien placés. Dans un pays où la corruption est une véritable institution, une telle accusation n'est pas dénuée de tout fondement. Les organisations humanitaires, Médecins du Monde, et Médecins Sans Frontières voient souvent leurs interventions limitées par les autorités sanitaires et sociales qui tiennent, alors qu'elles n'en n'ont pas les moyens, à conserver la mainmise sur l'aide humanitaire internationale convoyée par les ONG.

Septembre 99

Antsiranana (Diego Suarez) touché par le choléra : après Mahajanga, Nosy Be, Ambanja, une nouvelle ville portuaire touchée par le choléra : Antsiranana. Les échanges maritimes semblent être le mode de propagation favori du vibrion cholérique. Les barrages sur les routes sont maintenus, et la gendarmerie a relevé de nombreux cas de resquillages : faux certificat de vaccination, pillules non avalées, descente du véhicule avant le barrage et continuation à pied.

Août 99

Nosy Be touché par le choléra : 3 personnes sont mortes du choléra sur "la perle de l'océan indien". L'épidémie a fait 253 morts au total depuis le début et 5 000 cas recensés en milieux hospitaliers (bulletin du ministère, difficile de posséder des chiffres fiables-ndlr). La maladie est venue de la mer par l'intermédiaire des boutres et pirogues.

Juillet 99

Madagascar s'oppose aux Comores au sujet de la vaccination des voyageurs provenant de l'archipel. Les Comores ne comprennent pas que Madagascar demande un certificat de vaccination à l'entrée sur son sol. Les autorités comoriennes s'appuient sur un rapport de l'OMS qui conteste l'efficacité de la vaccination et le sentiment de fausse sécurité qu'elle entraîne, sentiment préjudiciable aux mesures préventives en matière d'hygiène. Le coût d'une vaccination collective est trop important pour être envisagé tant aux Comores qu'à Madagascar.

Juin 99

La situation semble avoir été sousestimée par les autorités : on déplore la mort de 327 malgaches et 4 000 cas suspects. Le point positif : l'épidémie semble circonscrites aux seules provinces de Mahajanga et d'Antananarivo.

Des barrages sanitaires ont été mis en place aux aéroports et sur les routes : mais ils se révèlent plus ou moins efficaces. En effet, chaque voyageur se voit remettre 3 gelules de doxicycline, l'antibiotique à la fois préventif et curatif.Seulement, les responsables du barrage ne s'assurent pas toujours qu'il prenne bien ces médicaments.

Un certificat de vaccination contre le choléra est désormais nécessaire pour tous les voyageurs en provenance des Comores. D'autre part, les étrangers résidents ou de passage mais également les nationaux qui circulent beaucoup dans le pays peuvent se faire vacciner auprès de l'Institut Pasteur de Madagascar. Un certificat de vaccination leur sera remis, ce qui leur évitera la prise d'antibiotiques lors du passage aux barrages sanitaires. Ce vaccin oral à deux doses d'origine suédoise est donné efficace à 90% pour une validité de 2 ans (à comparer avec les précédents : 70% et validité 6 mois, la vaccination étant déconseillée par OMS). Il est vendu en pharmacie 99 750 Fmg (100 FF), alors qu'il a été acheté en Europe 75 000 Fmg (75 FF). On rappelle que le salaire moyen malgache est de 150 000 Fmg (150 FF).

Le " quotidien de La Réunion " rapporte : " les malgaches ont l'habitude de faire des veillées mortuaires de trois, quatre ou cinq jours. Durant ce laps de temps, le corps du défunt est manipulé, baigné, tout cela sans que son entourage se préoccupe de la moindre prophylaxie. Ainsi, il y a quelques semaines, dans un village, 18 personnes au moins sont officiellement mortes du choléra, quelques jours après avoir participé à une cérémonie funéraire. Tous les rescapés, soient quelques centaines de personnes ont fui le village aujourd'hui déserté pour se rendre à Maroavay, répandant ainsi le vibrion dans cette localité. "

Mai 99

Plus de 160 morts declarés (en mai 99) dans la région de Mahajanga, des cas à Tana, l'épidémie s'étend. "Médecins du monde" se mobilise contre cette maladie très contagieuse (venue des Comores en mars) mais facile à guérir ( antibiotiques : doxicycline entre autres ) si elle est diagnostiquée à temps.

Didier Ratsiraka, président de la République, sur le front du choléra :

Lors de son voyage en Europe, D.R. a rapporté dans ses bagages 9 tonnes de médicaments destinés à l'hopital de Mahajanga.

Au mois de juin, c'est 58 000 doses de vaccins, achetées 75 FF (revendues 100 FF en pharmacie) que D. R. a importées à Mada. Ces doses seront gratuites pour le personnel médical mais vendues à ceux qui souhaitent s'immuniser. Il y a fort à parier que la mise de départ va être rapidement récupérée et que certains vont y voir de juteuses affaires (en fait 25% de bénéfice).

Les voyageurs courent-ils des risques ?

La transmission du choléra

Le choléra est une maladie diarrhéique due à certaine souches de Vibrio Cholerae, un bacille isolé en 1883 par Koch. C'est actuellement la 7ème pandémie de choléra que subit la planéte. Elle est partie d'Indonésie en 61, a envahi l'Asie en 62, puis le moyen Orient et une partie de l'Europe en 65. Elle s'est étendue ensuite au continent africain en 70 et a gagné l'Amérique Latine en 91. Le choléra est appelée la "maladie des mains sales", car la contamination se fait dans des conditions d'hygiène très sommaires, par des aliments consommés crus (légumes, fruits, poissons et fruits de mer) et par l'eau souillée. Elle se fait aussi par contact avec la sueur ou les selles. il est à noter que le vibrion cholérique (microbe responsable de la maladie) ne résiste pas à la chaleur : tous les aliments cuits sont donc sans danger, de même l'eau bouillie. Une fois dans l'intestin, les vibrions secrétent une toxine, principale responsable de l'importante déshydratation qui caractérise l'infection : les pertes d'eau peuvent atteindre 15 litres d'eau par jour.

Les voyageurs se tiennent génèralement à l'écart des lieux où la maladie sévit, le risque de contagion est donc faible mais il existe. Il faut donc observer les règles sanitaires suivantes (valables en général) :

- ne pas consommer de fruits ou de légumes crus (sans peau) non lavés à l'eau pure, ni de poissons crus, de fruits de mer etc...

- boire de l'eau en bouteille, bouillie, filtrée,

- ne pas consommer de glaçons, de glaces à l'eau,

- observer une hygiène stricte : se laver les mains fréquemment (savon bactericide), se brosser les dents à l'eau en bouteille (et non au robinet).

Symptomes et traitement

L'incubation, de quelques jours à quelques heures, est suivie de violentes diarrhées et de vomissements sans fièvre. En l'absence de traitement, la mort survient en l'espace de 1 à 3 jours par collapsus cardio-vasculaire dans 25 % à 50 % des cas. Sont bien sûr les plus exposés : les personnes agées, carencées et les jeunes enfants. Le traitement consiste essentiellement à compenser les pertes d'eau et d'électrolytes. Selon le degré de déshydratation, on privilégie deux modes : la voie orale ou intra-veineuse.

Vaccination

Il n'y a plus de vaccin anti cholérique actuellement disponible en France. L'ancien vaccin a été retiré du marché en raison de son efficacité insuffisante : protection de 50 % des sujets pendant 6 mois environ. Un nouveau vaccin oral celui-là élaboré par la Suéde ( le Colorvac) a une fiabilité qui oscille entre 75 % et 90 % avec une plus grande efficacité les 6 premiers mois et diminuant dans le temps (50 % au bout de 3 ans). On le trouve en vente à Madagascar au prix de 70 ou 80 Frs français, ce qui est cher dans un pays où le SMIG est à 160 Frs français; Il s'administre en 2 doses orales.

Il faudra des années avant que le choléra disparaisse totalement : d'ici là, elle restera endémique dans quelques recoins de la brousse avec des poussees épidémiques épisodiques. La population conserve de très mauvaises habitudes : ici ce sont des villageois qui déféquent à côté de la rivière ou d'un puit où s'abreuvent leurs voisins, là ce sont des vendeurs de gâteaux qui posent leus plats par terre sans couvercle...

 

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