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| Ruée vers le saphir, Ilakaka : le dernier far-west malgache | |
| Avril 2001 Nouvelle ruée vers les pierres précieuses. Après Ilakaka, Andilamena dans l'Aloatra attire des milliers de chercheurs. Les autorités ont saisi 1,4 kg de rubis sur un vazaha dans la capitale. L'objectif des autorités est d'encadrer l'exploitation pour lutter contre le pillage et l'anarchie qui prévaut dans l'Isalo. Novembre 2000 11/08/2000 Régulariser une situation anarchique Février 2000 : Octobre 99 : En octobre dernier, un gardien de zébu ramassait une pierre bleutée. Depuis, venus de tous les coins du pays, armés de pelles et de seaux, les chercheurs de saphirs ont envahi la région. C'est que l'enjeu est attirant : en quelques heures, l'heureux mineur peut gagner l'équivalent de deux ans d'un salaire moyen (une belle pierre de 3 g se négocie aux environs de 7000 FF). La qualité et la quantité des pierres exhumées du sol est exceptionnelle : aux dires des spécialistes, c'est actuellement le meilleur site du monde depuis 30 ans, mieux qu'en Tanzanie ou au Sri-Lanka. Et des spécialistes, ce n'est pas ce qui manque : ils sont venus, ils sont tous là : des thailandais, des africains, des américains... 200 acheteurs installés derrière leurs comptoirs en planche tout neufs. Les pierres achetées sont envoyées au siège des sociétés où elles sont chauffées pour acquérir cette couleur bleue, caractéristique des saphirs. Celles de mauvaise qualité ne supportent pas ce traitement et éclatent. Les mineurs sont en général des chomeurs ou viennent d'autres sites d'exploitation de minerai comme celui de l'Ankarana. Ils travaillent plutôt par équipes de trois : un qui creuse, un qui extrait la terre, et le troisième qui lave la terre dans la rivière. Les trous occupent des surfaces de 25 mètres carrés, 7 m de profondeur, on fore des tunnels qui s'effondrent sur les exploitants. Certains creusent pendant 7 mois sans rien trouver, d'autres, chanceux se sont déjà acheter 3 ou 4 zébus avec une pierre d'un gramme. A Ilakaka, la ville surgie du désert, la vie s'organise : on y trouve de tout : des machines à coudre, de la bière, des clous, des voitures, même un cinéma... mais il n'y a ni eau courante, ni électricité et l'hygiène est des plus sommaires : on se lave dans la rivière. Trafic, vols, alcool, prostitution accompagnent le développement rapide de la ville. Mais c'est aussi toute la région qui est menacée par la hausse des prix et l'afflux massif de population. Si les hoteliers et les propriétaires de logement de Ranohira se frottaient les mains au début, ils reconnaissent que toute la région est déstabilisée et l'industrie du tourisme naissante risque d'en souffrir. Comme le parc de l'Isalo, que 2000 mineurs envahissaient en mars dernier pour y creuser des trous. Tout cela aura un impact non négligeable sur la faune, la flore et le paysage. |
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