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L'HEURE des trois avé tinte. Quel cher caprice,

Ce soir, sur la montagne a fait monter mes pas?

L'horizon est immense et le soleil, là-bas,

Hésite en rougissant devant le sacrifice.

Cependant le grand oeil s'enfonce, prolongeant

Ses obliques regards de pourpre sur la plaine.

Quelques moments encore et la nuit bleue et pleine

Allumera là-haut les étoiles d'argent.

A cette heure frileuse où s'endorment les gerbes,

Quand la nature prend un sublime décor,

Dans nos yeux alanguis s'ébauche un rêve d"or

Et l'on entend gémir l'âme tiède des herbes

Or, j'attends, le coeur plein de bonheur,

que la nuit

Ait versé plus de calme et d'ombre sur la terre,

Afin de voir briller comme un clair cimeterre

Le croissant merveilleux qu'une étoile poursuit.

 

 

 

 

 

 

 

Cette page a été créée par Danielle et Gilles le 2 avril 2002