Evaluation de l'autonomie : IADL-E
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Évaluation de
l'autonomie :
les activités instrumentales
de la vie quotidienne
IADL et IADL-E
(Instrumental Activities of Daily
Living)
L'échelle IADL de Lawton est essentiellement axée
sur le comportement habituel de la personne et évalue
essentiellement le niveau de dépendance d'un patient
à travers l'appréciation des activités de la
vie quotidienne.
- Elle se compose de deux parties :
- 1- une échelle d'autonomie
physique issue des travaux de Katz,
appréciant la capacité à faire sa
toilette, s'alimenter, s'habiller, se mouvoir.
IADL.
- 2 -une échelle estimant les
activités
instrumentales.
IADL-E.
- L'aspect "instrumental" fait référence
à ces activités quotidiennes essentiellement
gouvernées par des fonctions cognitives, telles que
faire des achats, utiliser des transports en commun,
cuisiner, faire son ménage ou sa lessive, utiliser le
téléphone, prendre des médicaments,
gérer son budget...
- Ces activités sont complexes dans le sens
qu'elles nécessitent une certaine habileté,
une certaine autonomie, un bon jugement et la
capacité de structurer des tâches.
- Plutôt que d'apprécier directement et
isolément des capacités telles que la mémoire
ou d'autres fonctions cognitives, cette échelle les
évalue d'une façon indirecte à travers un
ensemble d'activités courantes de la vie quotidienne.
- Cette échelle dépeint une dimension qui est
celle d'un fonctionnement physique, mental et social, et par
conséquent s'applique à toutes les
catégories cliniques et peut être utilisée
auprès de l'ensemble de la population âgée.
- Cet instrument a été mis au point par Lawton et
Brody, en 1969, à l'Université de Philadelphie. Elle
a été traduite en français, en 1986, par L.
Israël et L. Waintraub et utilisée pour l'inclusion
dans de nombreux essais thérapeutiques.
- Les informations recueillies, fournies par le sujet ou une
personne de son entourage, vont permettre à des
évaluateurs différents de coter cette échelle
: médecins, infirmiers, travailleurs sociaux.
- Le temps de cotation n'excède pas cinq
minutes, mais un entraînement préliminaire
d'une demi-journée est nécessaire pour former
l'évaluateur à cette cotation.
- L'échelle peut être administrée
à un moment déterminé pour avoir un profil
fonctionnel du patient ou à des intervalles
différents pour avoir un aperçu des changements
survenus.
- La dépendance est évaluée sur un
gradient de un à cinq pour l'échelle de soins
personnels IADL, et de un à quatre pour l'lADL-E.
- Un score élevé traduit une dépendance
et le score le plus bas correspond au niveau d'autonomie le
plus élevé.
- Sa passation est plus aisée que celle d'échelles
d'évaluations symptomatiques. Les activités de la
vie quotidienne (AVQ) offrent l'avantage de se situer à
mi-chemin entre le qualitatif et le quantitatif et de saisir la
personne en mouvement dans son cadre de vie habituel. Cette
approche globale a le mérite de rassembler la
totalité des aspects physiques, mentaux et sociaux.
- Dans la version initiale de l'lADL, pour chaque item la
notation ne pouvait être que zéro ou un : le chiffre
1 reflétant une parfaite autonomie et 0 une certaine
dépendance. Le score total pouvait varier de zéro
à cinq pour les hommes et de zéro à huit pour
les femmes.
- Par la suite, une graduation plus nuancée, de
quatre, a été effectuée. Une sommation
était alors possible, ce qui a permis d'étendre
l'intervalle de 8 à 32 points.
- Un neuvième item a été ajouté par la
suite : le bricolage.
Source
- Guelfi J.D., L'évaluation
clinique standardisée en psychiatrie, éditions
médicales Pierre Fabre, tome II, 1996. Article de L.
Israël, Évaluation de l'autonomie, Les activités
instrumentales de la vie quotidienne, IADL, p 477-480.
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