Opposé à la Révolution il émigre sans doute vers 1790,
comme la plupart des jeunes militaires nobles de Saint-Pons:
ainsi son beau-frère le
chevalier de Planque deLa Salvetat
et ses cousins de Villeneuve rejoignent
l'armée des émigrés en rhénanie.
Son frère ainé le
baron Thomas-François
de Treil de Pardailhan,ancien mousquetaire,
lieutenant-colonel d'infanterie, maître d'hôtel du roi à
Versailles, et dernier seigneur de Pardailhan fait le choix
inverse: il est élu en 1791 député de Paris à l'assemblée
législative et se préoccupe des questions militaires
(déclaration de guerre en avril 1792). Il propose
notamment une loi portant condamnation à mort des officiers
émigrés déserteurs ! Ce qui provoque une inimitié durable
entre les deux frères
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Les cahiers
"Histoire et préhistoire du Saint-Ponais" publient l'histoire
détaillée du colonel-comte Alexandre de Pardailhan. Vous pouvez commander l'ouvrage en CLIQUANT
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En 1792, Alexandre, qui prend le titre de "comte" fait la
campagne des princes en tant que garde du corps, il est
ensuite sucessivement lieutenant-colonel
dans un corps d'infanterie légère de l'Electeur de Mayence
(1794), chef de recrutement de l'Armée de Condé (1795), capitaine
d'un régiment de Loewenstein au service des Britanniques
(1796-1797). En 1798 et 1799 il se trouve à Londres. [voir
le mémoire pour confirmation du grade de
lieutenant-colonel]
En 1792, il s'est marié avec Madeleine Gross, une jeune allemande de 16 ans qui lui donnera
quatorze enfants.
Début 1800, il rentre en France, à la faveur du régime
du Consulat, il demande sa radiation de la liste des émigrés (et prétend être resté en France, dans une
bergerie à Fraïsse, près de
La Salvetat durant la Révolution).
Il est amnistié en octobre 1802 des faits d'émigration, sa surveillance n'est levé qu'en
1810 et il est signalé à plusieurs occasions, comme agent royaliste à Saint-Pons par la police .
Le château de La Caunette, aujourd'hui
Il se retire
dans son château et domaine de La
Caunette,dans le minervois, où il développe l'exploitation
minière . En 1806, il provoque l'expropriation
de son frère Thomas-François du domaine et château
de Pardailhan. De nombreux procès s'ensuivent, qui opposent Alexandre à sa belle soeur le baronne
Charlotte de Treil de Pardailhan .
A la Restauration Alexandre est brièvement nommé brigadier des gardes du corps du Roi Louis XVIII.
En juillet 1814, il est nommé sous-préfet de
l'arrondissement de Saint-Pons
(1814-1815 à 1822).
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 | En-tête de la sous-préfecture de Saint-Pons: "le colonel-comte de Pardailhan, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, sous-préfet du quatrième arrondissement de l'hérault"
aux armes des Bourbons (Restauration) |
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L'administration de l'arrondissement de Saint-Pons se déroule sans conflit majeur de 1814 à 1822. Pendant les Cent-Jours
en 1815, le Comte de Pardailhan se réfugie à La Caunette.
Au retour des Bourbons, redevenu
sous-préfet, Alexandre de Pardailhan se montre inquiet et réclame
systématiquement au préfet des mesures
répressives.
Malgré son ultra-royalisme et ses nombreuses absences pour se rendre à La Caunette, il garde la confiance de ses
supérieurs: