dissertation philosophique : méthode

l'os à moelle : la dissertation philosophique

méthode de travail et références bibliographiques
à l'intention des lycéens

par, Patrice Deramaix, documentaliste

jerry lewis une dissertation, un texte philosophique à commenter, représente souvent pour les étudiants un os ... Et c'en est un, à vrai dire, dont il faut tirer "la substantifique moelle", il faut donc prendre la peine de le ronger, d'en démanteler les articulations, et le rompre pour en trouver toute la saveur. Le présent document n'a d'autre but que de fournir quelques outils pour cet exercice carnassier... qui n'a d'autre but que d'aiguiser vos crocs, à savoir votre lucidité philosophique, votre esprit critique et votre sens de l'analyse.

Méthode de travail

Votre travail devra s'effectuer en trois étapes :
  1. La lecture et la compréhension du texte
  2. La recherche documentaire
  3. La dissertation

1. LA LECTURE DU TEXTE


Vous avez le texte en main, qu'il vous faut commenter, analyser et discuter... et déjà, vous vous affolez : car de prime abord, le sens vous paraît obscur et vous ne parvenez pas à en distinguer l'essentiel. Une bonne lecture suffira la plupart du temps à déblayer le terrain. C'est crayon en main et dictionnaire ouvert qu'il faut procéder, calmement, avec méthode. Commencez par une lecture cursive de tout le texte, de façon à en sonder la difficulté, l'architecture générale, les thèmes essentiels. Ensuite, phrase par phrase, relisez-le, en répérant les termes obscurs et ceux dont vous devrez préciser le sens : utilisez à ce moment le dictionnaire.
Vous remarquerez sans doute que le sens ne se dégage pas immédiatement, même si vous comprenez chacun des mots du texte. En fait, vous devrez passer à une autre étape de la lecture, plus active et plus dynamique, qui consistera à structurer le texte sur la base des concepts clés et des articulations logiques qui les relient. De la sorte, vous obtiendrez, dans votre schéma, une sorte de squelette, qui vous faudra "remuscler" dans votre réflexion personnelle, mais qui charpentera votre réflexion.
Au cours de cette lecture : vous devrez répérer et souligner

l'écrêmage du texte ou le répérage des concepts clés

L'opération consiste à éliminer les mots vides, les connecteurs non logiques, les éléments qui ne sont pas essentiels à la signification fondamentale du texte. Vous répérez en même temps les termes significatifs récurrents, ceux qui, particulièrement au début de votre texte et dans sa conclusion, constituent l'essentiel du problème.
Ces concepts clés devront être parfaitement élucidés : cela ne veut pas dire que vous devrez redéfinir in extenso chaque mot-clé, mais bien que vous devez être au fait de leur signification et de leur importance philosophique afin de saisir l'enjeu du débat.

l'articulation logique du texte par la mise en évidence des connecteurs

Chaque concept clé est relié à son contexte et aux autres concepts par des liens logiques : les connecteurs peuvent être : Les répérer, même à travers des expression adverbiales qui les traduisent implicitement, s'avère nécessaire à la compréhension analytique du texte.
La méthode s'inspire des techniques d'analyse structurale du document, utilisée en documentologie pour établir des abstracts ou une indexation objective des textes. Il s'ensuit un squelette, une structure minimale qui peut être éclairante. Il va de soit que le travail ne se limite pas là et que votre dissertation ne consistera pas à reproduire ce schéma. Ce n'est donc qu'une première étape de lecture structurante, indispensable à la compréhension, utile à l'analyse, mais pas suffisante pour la réflexion créatrice.

exemple :

la libération de l'homme et finalement sa liberté passent-elles forcément par la connaissance de ses déterminismes ?
De cette question, on isole deux mots clés qui sont antagonistes : liberation (liberté) --- déterminisme
ces concepts sont associés à :
  • homme
  • connaissance
    • libération --- de --- l'homme
    • connaissance --- de --- déterminisme
vous constatez dès l'abord que vous devrez penser les concepts de liberté et de déterminisme mais aussi que vous devrez tenir compte de ce qui est libre, ou susceptible de libération, c'est à dire l'homme et du fait qu'il s'agit de la connaissance de ce déterminisme. Il ne s'agira donc point de simplement traiter de l'opposition ou du paradoxe entre notre libre arbitre et les déterminations qui conduisent l'existence, mais bien du rapport que nous entretenons, en tant qu'homme, avec l'un et l'autre.

l'articulation centrale sera le verbe : "passe par", et surtout, l'adverbe "forcément", qui indique une relation nécessaire entre la connaissance du déterminisme et la liberté humaine. C'est cette relation, et sa nécessité, qu'il faudra discuter.

libération     ---    de     ----       homme 
     passe forcément par
connaissance  ---    de     ----     déterminisme

remarquez le chiasme.


2. LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE


Une dissertation n'est pas seulement un test de savoir-argumenter, mais aussi une manière d'évaluer sa culture générale et philosophique. Aussi il s'avère parfois nécessaire d'effectuer des recherches documentaires.
Ceux-ci porteront souvent sur l'auteur de l'énoncé, mais aussi sur les concepts clés que vous aurez dégagé du texte. Si la dissertation fait référence à une doctrine, un courant ou à une école philosophique, vous devrez savoir avec précision les points essentiels de cette pensée. Dès lors dictionnaires, encyclopédies, et traités d'histoire de la philosophie vous seront précieux. Ce qui suit est avant tout une liste de titres, certains sont financièrement accessibles, d'autres fort coûteux, mais pour ces derniers, vous les trouverez en bibliothèque publique ou scolaire. Vous trouverez en fin de document des références bibliographiques.

  • la recherche en bibliothèque
    Si vous êtes un habitué des bibliothèques publiques, il n'est pas utile d'accéder à cette page : elle explique au néophyte les principes du classement CDU, l'usage des fichiers catalographiques et quelques informations concernant la recherche croisée utilisant les opérateurs booléens.

  • la recherche sur internet
    Ce document fournit quelques indications concernant la méthode de recherche sur internet : stratégie de recherche, choix des moteurs (lien vers un bookmark des moteurs de recherche), évaluation critique des pages web...

L'exploitation des matériaux

La recherche documentaire a pour but de collecter des matériaux utiles pour la réalisation de la dissertation.
Ces matériaux peuvent être : Cette collecte est un travail constant, effectué en liaison avec votre cours de philo ou de littérature.

les matériaux

L'étude du vocabulaire : est la première étape. On devra discerner dans le terme à définir sont sens fondamental, étymologique, premier, et son, ou ses, sens dérivés, spécifiques. On devra faire attention aux mots dérivés, aux synonymes, aux antonymes. Un bon dictionnaire de langue, comme le Robert, sera suffisant dans la plupart des cas.
Les dictionnaires philosophiques demandent, à cause de leur spécialisation, une formation préalable ou du moins une parfaite clarification des idées et du problème qu'on se pose.
L'étude du vocabulaire est un outil qui doit permettre d'élucider plus aisément la question.

Histoire de la philosophie : il s'agit ici de situer tel auteur, telle pensée, telle doctrine dans son contexte historique, dans l'évolution générale de la pensée. En aucun cas il ne devra s'agir d'apprendre mécaniquement la "doctrine" d'un auteur pour tenter de la restituer tout aussi mécaniquement. Il s'agira plutôt de replacer le problème particulier qui nous est posé dans un cadre plus général. Une connaissance globale de l'histoire de la philosophie permettra aussi de situer l'auteur dans son contexte, à la fois biographique et culturel, et d'envisager comment les doctrines se succèdent, se répondent, s'opposent ou se complètent.

Les textes philosophiques : En enseignement secondaire, préparation du bac, les textes abordés seront courts, et consisteront le plus souvent en des extraits. Dans vos recherches bibliographiques, il n'est pas indispensable de lire chaque ouvrage de bout en bout : l'index, la table des matières, permettent de trouver les pages pertinentes par rapport à votre problème.
Il vaut mieux connaître avec précision un texte, un extrait ou un article précis que d'anonner la doctrine d'un auteur que vous n'auriez pas lu.

Les ouvrages techniques ou de culture générale : ils peuvent être nécessaires dans la mesure où certaines questions - philosophie des sciences, de l'histoire, de la religion, questions bioéthiques - ne pourront être traitées que si l'on a une connaissance précise du domaine auquel elles se rapportent.

Les oeuvres littéraires, poétiques, théâtrales, artistiques: Importantes sur la plan de la culture générale, et parce que cette culture humanise la pensée et l'enracine dans le concret. Mais ces références ne servent à la réflexion philosophique que si elles sont réfléchies, en termes philosophiques, et non pas seulement "vécues" et "ressenties" sur le plan esthétique. Vous êtes ici philosophe et non critique d'art ou littéraire. Une oeuvre de fiction illustre une thèse, mais de l'étaye pas sur le plan de l'argumentation.

Les événements de la vie, l'expérience concrète : La pensée se nourrit parfois d'expérience concrète, existentielles : c'est le cas chez Kierkegaard ou chez Sartre, mais l'expérience quotidienne, le vécu, les événéments relatés dans la presse, prennent valeur qu'à travers un travail de distanciation. Une dissertation ne peut être un journal intime, une relation d'un souvenir... mais il peut être utile, si l'on se sent une fibre introspective, de tenir pour soi un tel journal que l'on utilisera que prudemment dans un travail scolaire mais qui aiguisera, progressivement, la conscience de soi et du monde.

le traitement des matériaux

l'élaboration de fiches documentaires : Faute d'un fichier documentaire, vos références bibliographiques, la citation annotée en marge du livre, l'article lu dans une revue sera rapidement introuvable.

voici quelques "trucs" manuels, parce que vous n'avez pas nécessairement un ordinateur portable que vous pourriez emporter en bibliothèque :

fiches bibliographiques : des fiches de format 7 x 11 cm suffisent. les références bibliographiques devraient se présenter comme suit :

VEDETTE
titre / auteur ; traducteur ; préfacier . -
lieu d'édition : maison d'édition, année d'édition. - (collection). -
pagination. -
notes diverses relatives au livre, à son contenu. -

descripteurs.

Cote de rangement
(pour retrouver l'ouvrage)

En vedette :

permettant de retrouver la fiche parmi autres relatives au même sujet.

S'il s'agit d'un article :

VEDETTE
Titre de l'article / auteur. -
in Titre du périodique : numéro - mois, année - pagination -
résumé - notes personnelles -

descripteurs.

Cote de rangement
(pour retrouver l'ouvrage)

en vedette : AUTEUR et/ou DESCRIPTEUR

Le même principe peut être appliqué aux fiches se rapportant à des extraits d'ouvrages (bien spécifier la pagination et la référence bibliographique complète) ainsi qu'à toutes notes personnelles. Ces fiches seront rangées par ordre alphabétique.

Dossiers, classeurs, chemises, référencées par une cote de classement que vous établirez, serviront pour le rangement des photocopies et des notes manuscrites sous format A4


3. LA DISSERTATION


La dissertation est l'exercice de la pensée par excellence, du moins, en était-il ainsi dans l'enseignement classique, où la maîtrise du langage écrit tant témoignait autant de la rigueur du raisonnement que de la bonne intégration dans l'élite culturelle. Il n'appartiendra pas ici de juger de la validité de l'épreuve en terme de sélection sociale ou professionnelle : on peut considérer que nos sociétés techniciennes, dominées par les impératifs marchands, ne favorisent pas celui qui disserte le plus brillamment.
Il n'empêche que nos sociétés fonctionnent sous le mode démocratique, c'est-à-dire que les décisions fondamentales qui concernent le citoyens sont prises au termes d'un débat se déroulant dans la sphère publique. Chacun, selon ses compétences, y est appelé à y participer. Ce qui requiert un espace de discussion où l'on peut argumenter et défendre son point de vue, et réfléchir - de manière critique et distanciée - aux enjeux des décisions à prendre. On comprendra que de nos jours, tout autant que dans la Grèce antique, la démocratie se conjugue, de manière ou de l'autre, avec la maîtrise de l'argumentation, du raisonnement, et l'exercice du sens critique.
D'où l'importance de la dissertation : cet exercice mobilise certes le langage, mais aussi le raisonnement. Il mobilise en outre les ressources indispensables à la persuasion de son interlocuteur. Il ne suffit pas seulement comprendre le problème, ni de restituer le savoir requis à cette compréhension. L'écriture élégante, voire le raisonnement correct ne sont pas en outre les seuls critères de réussite : il faut aussi la force de conviction, donc la maîtrise des procédés rhétoriques.
Exercice traditionnel de la philosophie, la dissertation a ses codes, ses règles, ses techniques. Nous avons préparé le terrain en abordant la lecture active du texte, la recherche documentaire, il nous reste à nous mettre à l'oeuvre, à utiliser les matériaux que nous avons rassemblés et à écrire.


codes et règles de la dissertation.

un enseignant en philosophie - S. Zajac - a écrit deux textes pédagogiques concernant la méthode à suivre en dissertation philosophique et le commentaire de texte.
la dissertation philosophique
le commentaire de texte.

Nous abordons ici quelques questions relatives à la pratique de la dissertation. Elles portent sur le sens de l'exercice, sur le rôle du préjugé ou de la réaction spontanée à la question, sur la dialectique et la confrontation des thèses, sur le style et les techniques d'argumentation. Pour les deux premiers points nous avons repris - en les résumant - quelques indications pratiques de l'ouvrage :
Philosophie / Andrée Pouyanne, édité chez Magnard. - (coll. Organibac.)

Le questionnement philosophique

L'énoncé de la dissertation se présente la plupart du temps comme une question. L'erreur serait de la considérer précisément comme une simple question, à laquelle nous devrions répondre de manière concise. En fait, la question posée appelle une autre démarche qu'une réponse purement factuelle. Contrairement aux sciences exactes, contrairement aussi aux situations concrètes de la vie courante, le questionnement philosophique n'est jamais clos. Si en mathématique ou en physique, le problème posé requiert la mise en oeuvre explicite du savoir technique nécessaire à sa résolution, au terme duquel on énoncera la solution trouvée, en philosophie, le questionnement reste une démarche ouverte. Aucune "solution" n'est définitive, de sorte que quelle que soit la réponse donnée, le cheminement parcouru, les arguments présentés, la contextualisation du problème ont autant d'importance que l'éventuelle "exactitude" (toujours relative à une thèse philosophique) de la réponse.
La philosophie s'avère donc un questionnement incessant, poursuite réitérée d'un but qui ne relève pas de l'avoir, mais de l'être. La quête porte en elle-même son objet.

L'énoncé de la dissertation devra donc être contextualisé et problématisé.

La problématisation suppose donc une culture philosophique, celle qui est acquise dans vos cours. La solution que l'on se propose d'apporter doit être impérativement mise à l'épreuve, à travers la confrontation avec son antithèse, à travers aussi les diverses solutions envisageables.

Partir des réactions spontanées: un éloge du préjugé

Dans bien des cas, on ne pourra se départir d'une réponse spontanée. Cette démarche peut être utile, comme point de départ, à condition de pouvoir prendre du recul. En fait, toute connaissance, tout jugement, n'est possible que si l'on prend en compte l'horizon - historique, culturel, philosophique - de notre démarche philosophique. Le préjugé, car c'est de cela qu'il s'agit, décrié par les Lumières, devient ainsi indispensable, ou du moins, permet d'asseoir le savoir nouveau sur le substrat culturel d'où jaillit le questionnement. Il est donc légitime de partir de notre réponse spontanée, celle qui découle de l'opinion, opinion que l'on confrontera bien sûr tout aussi bien à l'héritage philosophique qu'à l'antithèse qu'un interlocuteur pourrait donner.

Mais il est essentiel de garder à l'esprit qu'en restant sur le terrain du préjugé, en se contentant d'une attitude toute subjective qui consisterait qu'à donner une opinion personnelle, on ne peut aboutir à une réponse philosophique. La démarche qui est requise est partir d'un terrain particulier : celui de vos connaissances, de votre expérience, de votre culture, de votre condition existentielle, pour aboutir à l'universel, c'est à dire à une approche qui peut être partagée par tout humain. Ce partage suppose évidemment qu'un langage commun existe, et en philosophie, ce langage est celui de la raison, de l'argumentation rationnelle qui a ses règles, ses modalités.

  1. la réponse spontanée est affirmative ou négative
    interrogez-vous sur les raisons de cette réponse puis prenez la thèse inverse et essayez d'argumenter à partir de cette thèse
  2. la réponse est incertaine ou conditionnelle
    radicalisez votre réponse en prenant tour à tour les alternatives. Si vous ne savez que penser, la meilleure solution serait de prendre, arbitrairement une thèse, et d'essayer d'un déduire les conséquences logiques, lorsqu'elle est poussée à l'extrême. Prenez ensuite la thèse contraire.

  3. la réponse est une alternative
    Il est des cas où l'énoncé conduit à examiner les deux termes d'une alternative. Faites attention au lien entre ces deux termes : sont ils exclusifs, complémentaires, l'un conditionne-t-il l'autre ?

questions de style

Un philosophe est aussi, la plupart du temps, un écrivain : l'écrit philosophique peut, en certain cas, être aussi une oeuvre littéraire et l'on s'aperçoit volontiers que chaque philosophe a son style : Nietzsche n'écrit pas comme Kant ; l'écriture de Wittgenstein n'a rien de commun avec celle de Heidegger ; un texte de Sartre se reconnaît du premier abord... Dans le contexte d'une dissertation, deux écueils sont à éviter : l'abstraction vague - ces généralités creuses qui constituent autant de lieux communs vides de sens philosophique - et l'obscurité jargonnante.

La langue française a le mérite de la clarté, qui s'inscrit d'ailleurs dans une traditions philosophique propre à notre culture : une langue classique, économe en néologismes, suffit largement à exprimer la plupart des concepts philosophique. On n'usera de termes techniques qu'en étant certain de leur sens et de leur adéquation au contexte. L'étudiant ne dispose en général que peu de temps pour achever sa dissertation : il adoptera en conséquence un style concis, évitant de s'étendre en des considérations annexes, des anedoctes superficielles, des illustrations redondantes. La métaphore peut être utile, mais il ne faut pas conférer à ce procédé la place normalement dévolue à l'argumentation théorique. Cette dernière sera structurée avec soin et méthode, cherchant à aller droit à l'essentiel.

question de logique

Une des exigences de la dissertation philosophique est la rigueur du raisonnement et l'honnêteté intellectuelle dans le choix des procédés rhétoriques. Le premier point étant déterminant dans l'évaluation du travail. Nous ne prétendons pas ici donner "un cours exhaustif de logique",mais simplement de présenter, en annexe, les principales figures du syllogisme.

quelques références bibliographiques


encyclopédies et dictionnaires

L'Encyclopédie universalis.
contient d'excellents articles de fond et devrait être la base documentaire de tout travail en sciences humaines. Pour l'utiliser, partez des volumes intitulés "thésaurus". Ces volumes constituent à la fois un dictionnaire explicatif et un index, qui renvoient aux articles du "corpus". Dans le corpus vous trouverez des articles de synthèse sur des thèmes, des auteurs, des concepts. Les suppléments annuaires "universalia" sont utiles pour traiter de sujets d'actualité : on y trouve chaque année, une chronologie des événements, des articles d'actualité, des notices sur les oeuvres marquantes, des auteurs. Un index cumulatif des dix années précédantes se trouve en fin de volume. Le CDrom accompagnant l'édition 1995 comprend le texte intégral du corpus et du thésaurus, sans illustrations. C'est un outil précieux car il permet les recherches croisées en utilisant les opérateurs booléens (OU, ET, NI), ainsi que la recherche par auteurs.
le Robert -
riche et précis sur le plan lexicographique, nombreuses citations d'auteurs, mentions des synonymes, des antonymes
le dictionnaire historique de la langue française -
ce dictionnaire retrace l'évolution du sens des mots au cours de l'histoire, depuis le 16me siècle jusqu'à la période actuelle. Il peut être très utile à la compréhension de textes anciens.

Le vocabulaire technique et critique de la philosophie / E. Lalande. - réédition chez PUF. - ( coll. Quadrige )

Lalande a voulu dans la première édition de cet ouvrage unifier et normaliser la langue philosophique française. L'entreprise a fait long feu mais les rééditions de cet ouvrage sont considérablement enrichies. Les termes sont clairement définis, exemples à l'appui, et les diverses acceptions discutées.

dictionnaire de la langue philosophique / Paul Foulquié. - éd. PUF, 1992. - (grands dictionnaires). -

Le dictionnaire des auteurs / Laffont-Bompiani. - éd. Laffont, (coll. bouquins)
Le dictionnaire des oeuvres / Laffont-Bompiani. - éd. Laffont, (coll. bouquins)

ces dictionnaires fondamentaux et classiques sont réédités dans la collection Bouquins... la réédition est considérablement augmentée, de sorte que l'on trouve des auteurs récents.

le dictionnaire des philosophes : 2 tomes / Denis Huismans - éd. PUF,1984, rééd. 1995. - (grands dictionnaires). -

dictionnaire de plus de 2000 philosophes de tout temps et de tous pays. Présentation des oeuvres et des doctrines. Entrées au nom des philosophes.

encyclopédies philosophiques et introductions historiques

L'Encyclopédie philosophique universelle / sous la dir. de André Jacob - éd. PUF, 1989
cette monumentale encylopédie philosophique (monumentale aussi par son prix) comprend plusieurs volumes :
  1. L'univers philosophique- aborde les problèmes fondamentaux de la philosophie contemporaine en différents chapitres autonomes, très denses.
  2. les notions : en 2 tomes : un dictionnaire des concepts philosophiques.
  3. les oeuvres philosophiques: en 2 tomes

Atlas de philosophie. - (coll. Pochothèque)

cet atlas en édition de poche tente une gageure : parcourir toute la philosophie occidentale en illustrant les écoles et doctrines par des schémas...
problème : comment représenter l'ontologie de Parménide, ou le criticisme kantien en un petit dessin ?
Heureusement, face à chaque illustration, le texte, dense, complet, structuré fait de cet atlas une mine d'information, et les dessins ont, quant à eux, valeur mémnotechnique.

Précis de philosophie / A. Cuvillier. - éd. LGF (Livre de poche, biblio). -
tome 1. La connaissance
tome 2. L'action

un "classique" scolaire assez rétro, mais qui peut être utile.

Histoire de la philosophie : 3 tomes / E. Bréhier. - éd. PUF - (coll. quadrige)

un autre "classique", remarquable de clarté et de sens pédagogique. Aborde toute la philo occidentale jusqu'aux années 1930.

Epicure Histoire de la philosophie / collectif. - éd. Gallimard, coll. La Pléiade. -
tout aussi remarquable que le précédent et plus actuel. Les textes ont un caractère plus allusif de sorte qu'ils nécessitent déjà un background philosophique. Un des grands intérêts de cet ouvrage est d'aborder les philosophies juive, arabe et islamique, bouddhiste, hindoue et les pensées non européennes.

Notions de philosophie / sous la direction de Denis Kambouchner. 3 tomes. - Paris : Gallimard, 1996. - (Folio). -

Ce remarquable ouvrage fait un tour d'horizon de la philosophie contemporaine en abordant, en chapitres pouvant être lus indépendamment, les thèmes fondamentaux tels que "les croyances", "la rationalité", "la vérité", "les droits de l'homme" etc...

méthodologie

Philosophie / par Andrée Pouyanne ; avec la coll. de P. Kardas. - éd. Magnard, 1995. - (collection Organibac). -

Cet ouvrage est un manuel destiné aux classes terminales. Remarquablement structuré il donne d'importantes indications concernant la conception des dissertations ainsi que les méthodes de travail en philosophie

Méthodologie philosophique/Dominique Folscheid et J.-J. Wunenburger. - PUF,1992. - (premier cycle). -
destiné aux étudiants du premier cycle universitaire.

Philosophie - La dissertation / par Henri Pena-Ruiz. - Bordas. - (coll. Jokers) -
Méthode, exemples, exercices, 1986, régulièrement réédité.

Eléments pour la lecture des textes philosophiques,/ par Frédéric Cossutta. - Bordas, 1989


Quelques ouvrages supplémentaires traitant de la dissertation philosophique

références fournies par Alapage - librairie électronique où ces ouvrages peuvent être commandés.

100 SUJETS DE DISSERTATIONS PHILOSOPHIQUES ANALYSES ET COMMENTES / CONTAMINE E.
MARABOUT - (MARABOUT SERVICE PARA SCOLAIRES) - 49.00 F

50 MODELES DE DISSERTATIONS DE PHILOSOPHIE / OILLOT H..
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BONNES COPIES DU BAC T2 : DISSERTATION, ESSAI COLLECTIF
HATIER - (PROFIL FORMATION PARA SCOLAIRES) - 29.00 F

DISSERTATION PHILOSOPHIQUE. Tome 1 / FOULQUIE. -
L'ECOLE DES LOISIRS. - 26.00 F

DISSERTATION PHILOSOPHIQUE. Tome 2 / FOULQUIE
L'ECOLE DES LOISIRS. - 26.00 F

DU PLAN A LA DISSERTATION : FRANCAIS / COLLECTIF
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HATIER - (PROFIL FORMATION PARA SCOLAIRES) - 29.00 F

EXPLICATION DE TEXTES ET DISSERTATION / GICQUEL BERNARD
PUF - (QUE SAIS JE ?). - 40.00 F

FAIRE POINT DISSERTATION / REAUTE B.
HACHETTE EDUCATION PARA SCOLAIRES - 66.00 F

L'ART DE LA DISSERTATION PHILOSOPHIQUE / HUISMAN D.
CDU SEDES. - 95.00 F

LA DISSERTATION AUJOURD'HUI : DU LIEU COMMUN AU TEXTE DE REFLEXION PERSONNELLE / THYRION
DUCULOT - (ESPRIT DES MOTS MANUELS SCOLAIRES) - 55.00 F

LA DISSERTATION DE CULTURE GENERALE / GOURMELIN, GUEDON
les éd. d' ORGANISATION. - (ENTREPRISES, GESTION) - 98.00 F


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