Le père contemporain se trouve face à un défi stimulant,
celui de construire par lui-même sa paternité(les anciens schémas de paternité ayant éclaté : cf.
Historique).
La place du père se construit dans un travail de subjectivation qui le renvoie à des choix, à des priorités
pour lui-même et pour accompagner ses enfants, dans des cadrages et des repérages leur permettant à leur tour
de faire des choix.
Un nouveau champ d'analyse s'ouvre sur la manière dont les hommes modulent leur rapport au travail, pour trouver une place auprès de l'enfant.
Des études comparatives européennes montrent la difficulté pour les hommes de choisir entre vie
de famille et vie professionnel. Pour les pères un conflit entre temps de travail et temps de
" famille " existe toujours. En cela , et même s'il est imparfait, le modèle suédois peut éclairer
par son exemple la place du père sous un jour nouveau : les droits sont répartis équitablement entre
les deux parents, après l'accouchement une partie du congé maternité se transforme en congé paternité,
les jours d'absence autorisé au travail sont divisé en deux (pour le père et la mère), enfin il est
entré dans les mœurs qu'un bon père n'est pas seulement celui qui fait chauffer la marmite du ménage.
Il serait temps qu'en France s'engage un véritable dialogue entre les pères, la justice, l'état, les associations familiales et féminines pour qu'enfin les droits des deux parents soient fixés à part égales et ne soient plus dépendantes des conjonctures économiques ou sociales.
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