la cannerie pres du vieux quai
LES < CANNERIES> DES GRONDINES

LES < CANNERIES> DES GRONDINES

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Voici un brin d'histoire de la conserverie, appelée communément la ‘cannerie

Un jour,il y a dans le comté de Portneuf un agronome très dynamique ! Vous le devinez, c'est Jean-Chartes Magnan. Sous son inspiration, une coopérative se forme pour mettre en conserve les produits du jardin: spécialement la tomate, le jus de tomate, les fèves. Les principaux organisateurs sont, outre l'agronome, Zéphirin Beaudry de Deschambault: Honoré Arcand, Ludger Auger, le curé Cinq-Mars, Liboire Trottier... Beaucoup de paroissiens prennent des parts dans l'entreprise. On souscrit un capital de douze mille dollars.

La conserverie ouvre ses portes en 1928. Les gens cultivent un arpent de légumes, parfois moins, parfois plus. Il y a de nombreux ramasseurs ; plusieurs travaillent à la cannerie , surtout des filles et des femmes ', beaucoup de besogne se fait à la main. En seize mois, on fabrique cent vingt-deux mille boîtes de conserve.

Peut-être, emploie-t-on des fruits trop mûres ou durci? Peut-être manque-t-on d'expérience? Le succès n'est pas fameux. L'affaire est remise en marche par Honoré Arcand, Liboire Trottier, Emile et Paul Guilbault, Rosaire Arcand, Arthur Morency, le docteur Massicotte, etc...

Vers 1942, Jules Turcotte achète la cannerie. Il se procure de nouveaux instruments. La production augmente considérablement : c'est de la tomate, du Jus de tomate, du blé d'Inde égrené ou en épis, des fèves au lard, du chou, des bettes en cubes, mais surtout de la macédoine faite de navet, carotte, céleri, pois. chou-fleur... On a rempli jusqu'à quarante-huit mille boîtes en une seule journée. Il faut acheter beaucoup de légumes en dehors du canton. Edgar Brochu est très occupé. Frontenac Lambert transporte les travailleurs et travailleuses, achète des graines, fait semer des champs. C'est une ruche bourdonnante. En 1949, un malheureux incendie ravage l'entreprise, qui ne se relève pas. Peut-être voyait-on la grosse industrie poindre à l'horizon ! Mais les gens continuent à faire de beaux jardins et on mange sûrement plus de légumes qu'autrefois. Un peu plus tard, Maurice Trottier organise une belle conserverie, qui a une vie éphémère.

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