Un village comme les autres" 
ou
"La guerre des feux
farce en quatre tableaux parPierre Després
Mars 1976
Personnages
Un lecteur
Le maire du village
Le maire de la paroisse,, Philias
Le conseiller du maire du village
Le conseiller du maire de la paroisse
Joseph, conseiller du village (,qui. dort)
Arthur Lagrange (du village, cultivateur)
Norma Lalaine (de la paroisse, mé'nagère)
Mathias (du village, figurant, cultivateur)
Philomène (de la paroisse, figurante, ménagere
Dieu Donné (du village, garagiste)
Jean Le Vieux, reporter
Un animateur-reporter de Radio
Premier Tableau
Le voisin: jésus-Christ, la
maison de Philomon qui. brûle, tabarnouche, i faut que
j'appelle les pompiers au plus sacrant! (le voisin décroche le
téléphone, et se rappelle qu'il ne connaît pas le
numéro par coeur, cherche dans le bottin pour le trouver
finalement, et compose le numéro. (Après plusieurs
coups de téléphone, le chef se réveille enfin)
Le voisin: Jésus-Christ,.sa prit ben du temp répondre, es-tu en train de taper la bonnfemme?... hein?... oui, j'sais ben que c'est pas d'mes affaires..J't'appelle pour te dire que Philomon est entrain de brûler, arrivez le plus vite possible, ça commence à flamber pas mal...quoi?... Oui, Philomon y reste dans la paroisse. -Qu'essa- que dis là... y faut que tu appelles le maire du village-Bon O.K. pour demander la permission... Quoi es-tu fou toé... mais faites ça vite.(Le téléphone du maire sonne) (Le maire se lève)
Le M du V: Mauclit téléphone, qui c'est qui me réveille à ctlheure là.Allo! (air bête) ... Ah c'est toé, que c'est que tu veux... Quoi,. la maison de Philomon brûle... Philomon y reste dans paroisse si je me rappelle ben...Oué, Oué-, Oué-... O.K. t'a ben faite de m'appeler mon Arthur. On s'est faites pogné- la dernière fois, ce coup icitte on va prendre nos précautions, m'a appeler mon conseiller, pis m'a m'arranger ça avec mon autre. J't dis que je l'attends lui... O.K..
(Le maire raccroche, décroche à nouveau et appelle son conseiller) (petite attente)
Le M du V: Allo! Alphonse, c'est moé-, tu me reconnais... Oui ah! ah!.-.. Bon j't'appelle pour te dire que Philomon est en train de brûller... Oui, c'est -a , y reste dans la paroisse Philomon. Tu sais pourquoi j't'appelle.. oué, oué, mon cher, on s'est faite jouer un tour la dernière fois à la réunion du conseil... Oué, oué-, oué- le moment qu'on attendait est arrivé, j'te dis que j'ai hâte de lui parler à lui... Oué,, oué, j'ai faites ce que tu m'a conseillé, oué, oué-. M'a y téléphoné, pis m'a y mettre sus le nez...oué- oué, Alphonse, m'a toute faire ça... Ben oui, Ben oui, Alphonse, j'veux rester maire... Crains pas m'a toute faire c'que tu dis.
(Le maire raccroche puis appelle le maire de la paroisse)
Le M du V: Bon c'est quoi donc son numéro au maire de la paroisse déjà..ah oui...
(Le maire compose le numéro)(petite attente)
Le M de la P*: âllo
Le M du V: Allo Philias! C'est moé- tu me reconnais?
Le M de la P: Bien sûr que j'te reconnais mon gros.
Le M du V: Laisse faire le gros, j'ai quelque chose à t'dire
Le M de la P: C'est tu si important qu'sa, pour me réveiller au milieu de la nuit?
Le M du V: C'est ben important pour Philomon en tout cas
Le M de la P: Qu'est-ce qui se passe pour Philomon?
Le M du V: Bof, pas grand chose y est juste en train de passer au feu
Le M de la P: Ah c'tait -ça la p'tite lueur ,que je voyais dans le ciel' tout à l'heure, les pomniers doivent être là
le M du V: Non justement, c'est pour ça que j't'appelle, parce que la dernière fois, tu sais ce qui est arrivé. Là, moé , et mon conseiller on a décidé. de prendre nos précautions .
le M de la P: Tu veux dire, ton conseiller (insister) a décidé, de prendre ses précautions (insister)
Le M du V: Non, non, non, tu sais que c'est moé qui prend les décisions,pis toutes les décisions à part -ca. Là j'te demande tu vas-tu payer, ou bien tu paieras pas pour les pompiers
Le M de la P: On arrangera les affaires après, envoye les pompiers au plus sacrant, Philomon va toute brûler si ça retarde trop sa pas de bon sens (excité)
Le M du V: Tu vas tu payer ou bien tu Paieras pas?
Le M de la P: On va en parler à une
réunion spéciale qu'on fera le lendemain on a pas le
temps de discuter de ça asteur, envoye vite les pompiers de
malheur avant que toute brûle, colice, Salut
Deuxième tableau
Réunion du conseil
Lecteur: Ce que vous allez voir et peut-être entendre et même comprendre ce soir, c'est une bonne vieille réunion du conseil d'une petite municipalité quelconque que vous reconnaîtrez peut-être. A tous les mois, les maires, les conseillers et les gens de la municipalité quand ils n'y a pas de beau programme à la télévision, se rassemblent pour discuter des problèmes du village. ',et quand il n'y a pas de problèmes, ils en créent tout simplement. Ce soir, c'est une réunion assez spéIciale et peu coutumière, car ils savent de quoi ils vont parler, et pour la première fois le maire du village et le maire de la paroisse et leurs conseillers vont se rencontrer face é face si on -eut dire. La raison pour laquelle cette réumion sp--ciile a lieu, c'est que le maudit Philomon a t,)assé- au feu. Coi,me vous le savt-7, il demeure dans la paroisse, ce qui a permis aux pompiers du vill-ge de sauver le "salage" de sa ,iiaison, et l'escalier d'en av,-nt, l'escalier en pierre Évidemment. Pour votre information je vais vous présenter les personnages au fur et à mesure -1" ulîls arriveront àla ra,union, j'espre cle ne pas rester ici toute la soira-e (Le premier personnage entre en scène, c'est un vieux cultivateur, Arthur, en bottes de rubber, une chienne de vache à fêler sur le dos et un chapeau de maille sur la tête; le lecteur se trompe de feuille et dit le méiire)
Lecteur: Mesdames et messsieurs, le maire de la paroisse
Arthur- Quoi!
Lecteur: Oh! excusez-moi, c'est Arthur Lagrange, un brave citoyen du village
Arthur: Ouais c'est mieux
(Un autre personnage entre en scène, une grosse bonne femme)
Lecteur: Tiens Madame Norma Lalaine
, de la
paroisse, elle vient une fois par année à
la réunion car sa lui prend le reste du temps pour se calmer
(Norma vient pour s'assoir près d'Arthur, le sent et s'assoit deux chaises plus loin)
(Un troisième Iersonnage entre en scène s'assoit et s'assoupit sur la table)
Lecteur: Celui-ci vous l'avez sûrement reconnu c'est un conseiller du maire du village, toujours à l'avance.
(Deux autres personnages entrent, un homme et une femme, et vont s'asseoir directement, la femme sort son tricot et l'homme bourre sa pipe)
Lecteur: Ca c'est Mathias du village pis Philomène de la paroisse, toujours fidèle au rendez-vous, c'est un devoir pour eux d'être présents aux réunions, au gra nd désespoir du maire
(Un sixième Dersonnage, Dieu Donné entre, donne une bonne claque au conseiller qui s'est assoupi sur la table) Dieu Donné-réveille-toé sacrament, tu dormiras quand la réunion "seille" commencé sa va t'éviter de dire des bétises
' Lecteur: en voila un qui ne se laissera pas
faire ce soir, c'est Dieu Donné Garagiste du village
. Fallait
que la réunion soit drolement spéciale pour qu'il
vienne ce soir
(Deux autres Personnages rentrent rapidement et bruyament,)
Lecteur: Ah enfin! le maire de la paroisse et
ses conseillers. Ils ont l'air nerveux ce soir, ils ont le feu au cul
c'est le cas de l'dire
Le M de la P: Y a ben du monde icitte à soir radio canada est-tu en grève?
Dieu Donné: Sacrament, on vient pas si
souvent, t'aurais pu amener une caisse de bière
Pendant que le maire de la paroisse et ses conseillers se préparent à la réunion, deux autres personnages entrent ensemble, le maire du village et son conseiller
Lecteur: âh voila, le maire du village et son fidèle conseiller qui arrivent. Ils sont plutot nerveux; ils ont peut-étre peur que la réunion soit à l'eau, si on peut dire; je crois que la réunion va commencer, je ne crois plus qu'il arrive quelqu'un d'autre. Je m'efface, et écoutons bien ce -lui va se passer, s'il se passe quelque chose, bien entendu
Dieu Donné: Y commencait à être temps qu't'arrive le maire, sa fait une demie-heure qu'on t'attend, t'é- pas si important qü'ça pourte faire attendre de même Sacrament
Le conseiller du V: Un peu de respect pour notre maire, s.v.p. nous avons été retardé
Le M du V- Il a raison
Dieu Donné: la bière était peut-être trop froide sa pris du temps a la boire (lemonde rit
Le conseiller du M du V: pas de calomnie nous allons commencer tout de suite
Arthur: Ouais faisons ça au plus sacrant j'ai une vache qui va vêler moé, bout d'Christ
Le M du V: Joseph on va commencer tu dormiras chez-vous
.. Joseph: Oui, oui, oui, commençons, commençons
M du V: La raison pour laquelle nous sommes réunis ensemble ce soir c'est-à-dire la paroisse et le village, c'est à cause comme vous le savez tous, du maud... euh de monsieur Philomon Laflamme, résidant dans la paroisse, dont la maison a brûlé au grand désespoir de tous.
(Le M du V regarde le M de la P): Nos pompiers ont fait l'impossible pour sauver la maison, et ils ont reussi avec leur grand courage, leur ténacité, leur grande expérience du feu, à sauver le salage et l'escalier
(tout le monde qui assiste à la r-éunion partent à rire très fort)
conseiller du M du V: Silence ou je fais évacuer la salle
Dieu Donné- Tu peux toujours essager mon pot
(tout le monde dit son mot; improvisation)
Le M du V: Un peu d'calme s.v.p.
Le M de la P: Oui, parlons-en de leur courage, à l'heure qu'ils sont arrivés ça prit du temps en maudit à trouver leur courage; pis parlons-en de leur expérience, rendu au feu y sont aperçu qu'ils avaient oublié d'amener leur : hoses
Le conseiller du M de la P: Sans compter qu'ils avaient oublié de mettre de l'eau dans leur truck
Norma Lalaine: Oué, y sont venus prendre leur eau dans mon puits artésien, ils l'ont vidé complètement, ça va prendre deux semaines avant que j'puisse avoir de l'eau, qu'essé que m'a faire pendant c'temps là, j'peux toujours pas me laver à l'eau d'javel
Dieu Donné: Ca prendrait une maudite grosse cruche pour te fournir (tout le monde rit)
Norma Lalaine: Dieu Donné si t'es venu icitte juste pour rire de nous autres t'é aussi ben d'sacrer ton camp mon maudit effronté
Mathias: Dieu Donné yla droit dtêtre icitte pareil comme toé Norma Lalaine
P'iilomène- Ben toé Mathias Prends pas pour lui
Puis l'engueulade commence -improvisation-)
(Les maires et les conseillers les rappellent à l'ordre)
Le maire du V- Voyons un peu de calme si ça continue on va annulerla réunion. Si sa tu du bon sens une chicane de même
Le conseiller du M du V: Avec tout ça, on sait pas où c'é qu'on était rendus
Normi Lalaine: On était rendus à mon puits
Le conseiller du M du V: Ah oui, on m'a dit que votre puit était presque vide avant qu'on n'en prenne dedans
Norma Lalaine: Y'était presque vide pour votre camion de pommier mais pour moé y'était plein, y me suffisait en masse
Le conseiller du M du V: A une prochaine réunion on va en parler pour vous dédommager, si le conseil décide de vous donner un montant d'argent, ça nous fera grand plaisir de vous le remettre
Norma Lalaine- Ouais, j'y compte ben!
Le maire de la P: A c'theure, le moment est venu de discuter du prix que M le M du V va nous dévoiler dans quelques instants. J'espère qu'il a tenu compte que la maison y a passé complètement...
Le M du V- (insistant) Excepté le salage, et l'escalier d'en avant, oubliez pas M le Maire
Le M de la P:Oui, oui, oui, excepté le salage et l'escalier d'en avant, si ça vaut vraiment la peine d'en parler. Alors à vous, M le Maire, nous attendons avec impatience votre déclaration
Le conseiller du M du V- Alors premièrement...
Le M de la P- On a dit M. le Maire
Le conseiller du M du V- Oh excusez-moi
Le M du V- y a pas de faute mon cher
conseiller. Bon premièrement, prenant en considération
que philomon restait dans la paroisse, donc n'avait pas droit aux
services de nos courageux et rapides pompiers gratuitement.
Deuxièmement, aussi le fait que la paroisse n'a pas de
système d'aqueduc pour nous fournir l'eau pour arroser,
chose que nous, nous avons depuis très longtemps grâce
à mon initiative et à celle de mon cher conseiller
et ami, nous oblige à vous charger les frais du service de
pompier de notre cher village prospère et moderne dans tous
les domaines;
Prenez notre système d'aqueduc qui vous
fourni de l'eau pure jour et nuit, cette eau si essentielle à
la vie et à la propreté- de nos maisons; sans parler
de celui qui reste -au poste jour et nuit aussi, pour vous donner
ce service. Et aussi, votre système de vidanges
avant-gardiste qui vous débarasse des déchets de
votre maison, n'est-ce pas là un service essentiel, et
aussi, aussi mes chers amis nous avons quelque-chose dont nous
pouvons être fiers, quelque chose dont nous sommes le seul
village dans le comté- à avoir, et peut-être
serons nous les derniers, c'est notre beau grand, et original
musée, oui mes chers amis nous avons un musée dans
notre village, n'est-ce pas quelque chose de formidable, un musée
qui a grossi l'économie du village en créant des
emplois, et qui a attiré des millions ... euh... des
milliers... des centaines de visiteurs venus de tous les coins du
pays... euh... de la province pour l'admirer. Tout ça,
toutes ces réalisations ont vu le jour grâce à
mon cher conseiller et ami et moi; le maire Drapeau n'aurait pas
fait autant.
Dieu Donné:
Bon là Sacrament on'n'a
assez entendu, arrête de dire des naiseries, pis dis leux
comment ça va coûter qu'on christe notre camp au plus
vite, ya du hockey à soir
Le Conseiller du M du V: Un peu de respect pour notre maire s.v.p.
Dieu Donné: Toé casse-moé- pas a'tête pis farme ta gueule, parce si J'me lève m'a t'faire avaler ta montre, pis tu verras pas l'heure d'la digérer
Norma Lalaine- Ben yé- tu effronté c'te maudit là, tu peux ben travailler dans un garage
Dieu Donné- Toé, ma grosse pomme à gaz de super m'a aller t'tordre le boyau si tu t'farmes pas.
(Tout le monde éclate de rire
\improvisation-)
(excepté les membres du conseil)
Joseph- Voyons, qu'est- ce qui se passe, c'est une révolution
Le M du V: Toé- dors
(il le prend par la tête et le couche sur la table)
Le conseiller du M du V- Arrêtez, arrêtez, arrêtez, sinon je fais évacuer la salle
Dieu Donné: Que c'est qu't'a dit toé?
Le conseiller du M du V- Euh ........ le Maire va continuer si vous le voulez bien.
Dieu Donné- Ouais, c'est mieux
Le M du V- Bon, le calme est revenu, je vais continuer ma déclaration..
Arthur: I)épêche-toé ma vache est à veille de véler, j'voudrais pas nerdre mon veau bout'd'Christl
Le M du V: Oui, oui, mon Arthur, m'a m'dépêcher. J'étais rendu au prix que notre conseil a décidé de charger au conseil de la paroisse pour le service de pompiers. Ce prix est très raisonnable comme vous pourrez le constater. Le prix a été fixé tenant compte du salaire des pompiers, de la location du camion, et de l'eau...
Norma Lalaine- Mon eau s.v.p.
Le conseiller du M du V- Oui, Mme Lalaine votre eau qui. vous sera remboursée. Continuez M. Le Maire
Le M du V: Merci mon cher conseiller, le temps que les pompiers ont été sur les lieux de l'incendie est d'environ huit heures
Le M de la P- Huit heures! vous êtes arrivés sur les lieux, la maison était à terre
Le Conseiller du M de la P: Huit heures pour regarder une maison brûler vous avez de la patience, j'comprends asteur pourquoi vous dites que vos pompiers sont courageux
Le conseiller du M du V: Il fallait rester sur place,
pour protéger l'environnement
Le M de la P- Y'a pas un voisin un mille à ronde, tarbarnouche, faut pas exagérer. Si ça du bon sens huit heures , vous comptez peut-être la-dessus les téléphones que vous avez fàites avant d'vous décider à venir, pis vos hoses que vous êtes retournés chercher, pis le remplissage de votre camion dans le puits de Norma Lalaine
Le Conseiller du M du V- Le conseil du village en a décidé ainsi, et ça va rester huit heures, continuez M le Maire
Le M de la P- Non j'en ai assez entendu, c'est un coup monté, j'veux en savoir plus long. J'vous vois venir vous voulez nous ruiner vous et votre clique, pour nous obliger à s'affilier avec vous autres, pour mettre d'l'argent dans votre poche et celle de votre conceiller, non, mon cher maire, c'est la guerre que vous voulez, vous l'aurez à partir de ce soir.Nous n'avons plus rien à nous dire.
Le conseiller du M du V- Très bien M le faire vous voulez la guerre, vous l'aurez mais vos chances sont limités, nous sommes bien organisés
Le M de la P- On verra bien
(Tout le monde se révolte et crie c 'est la guerre) Improvisation
Troisième Tableau
Une semaine après.La scène est noire.On entend une 4-mission de reportage à la radio.
L'animatàur: Bonsoir, mesdames messieurs, ce soir nous allons parler surtout de la guerre qui sé'vit dans un petit village, pour nous en parler nous avons en studio Jean Levieux avec nous. Jean qu'estce qui se passe dans ce village?
Jean L- Comme vous le savez la querre se poursuit depuis une semaine. On déplore beaucoup de dommage- surtout à cause des incendies allumés un peu partout dans les maisons, la maison du maire de la paroisse a brûlé tôt ce matin et dans après-midi du même jour celle du maire du village brûlait à son tour
L'animateur- Avez-vous pu savoir l'origine de cette guerre?
Jean Levieux: C'est très difficile car les gens de ce village ne sont pas bavards et même nous avons rencontré un conseiller de ce village, qui dit n'avoir rien entendu durant cette dernière ré-union du conseil.
L'animateur- Il devait dormir
Jean L- Oui J'crois.
L'animateur- Y a-t-il eu beaucoup de victimes jusqu'à maintenant?
Jean Levieux: C'est surtout des dommages matériels; il y a beaucoup d'incendies comme je vous ai dit tout-à-l'lieure, -mais il y a eu un blessé asez grave. c'est le conseillé du maire du village qu'on a retrouvé à temps à l'arrière d'un garage; il était à demi étouffé par sa montre que quelqu'un voulait lui faire avaler,- un autre fait assez important: le puits d'une femme de la paroisse a été dynamité ce qui a causé beaucoup de dommages, et 1e lendemain le camion de pompier du village a eu le même sort.
L'animateur: à quoi veulent-ils en venir en fin d'compte?
Jean Levieux - C'est assez difficile à définir, c'est une guerre entre la paroisse et le village. Nous croyons, nous, que le village veut prendre le territoire de la paroisse pour grossir son empire ou son porte-feuille
L'animateur- Merci Jean Le Vieux, vous nous reviendrez aussitot que vous aurez d'autres nouvelles.
Jean Levieux: surement.
L'animateur: Passons maintenant aux nouvelles du sport...
(Le son baisse tranquillement pour s'arréter complètement)
Six mois plus tard
L'animateur: Bonsoir Madame, Monsieur Ce soir, nous allons parler de la guerre du village qui s'est enfin terminé -aujourd'hui. JeanLe Vieux est là pour nous en parler à toi Jean!
Jean Levieux: Oui, la guerre du village est enfin terminée après six -.mois. Cette guerre coûtera plusieurs milliers de dollars en dommages matériels. La moitié du village a été rasé-e par les flammes, la paroisse elle, n'a plus une maison debout; les gens sont obligés d'aller rester chez des amis ou parents dans d'autres localités. Il n'y a plus d'eau car le système d'aqueduc a été complètement dynamité par les gens de la paroisse. Une chose que nous comprenons mal celui qui est proposé à la purification de l'eau, reste à son poste, et continue à envoyer de l'eau dans les tuyaux qui sont détruits, de qui cause des innondations partout; la police devra intervenir car il s'est enfermé- dans la bâtisse et personne ne peut entrer. Ce soir il y aura une réunion du conseil dans le village à la salle paroissiale,au moins ce qui en reste.
l'animateur: qui est gagnant dans cette fameuse guerre?
Jean Levieux Je crois que tout le monde est perdant.
L'animateur: Comme ça, cette guerre n'aura pas servi à grand chose?
Jean levieux: Elle n'aura servi à absolument rien
L'animateur: Merci Jean Le Vieux, maintenant passons à.................
Quatrième tableau
réunion du conseil
(Les mêmes personnages rentrent dans le même ordre, -avec des blessures et des pansements un peu partout)
Le M du V: Vous voyez oû nous en sommes. La situation est catastrophique,Le village est en ruines et la paroisse est disparue de la carte
Le conseiller du M du V: A cause d'une tête dur
Le M de la P: Pas aussi dure que la tienne
Le M du V-: S'il vous plait, mes amis, finies les disputes, rallions nous pour reconstruire le village
Le conseiller du M de la P: Pis la paroisse elle?
Le M du V- Reconstruire le village et la paroisse. En nous serrant les coudes nous surmonterons cette dure épreuve. Oui mes chers amis, nous allons reconstruire laqueduc,qui nous fournit l'eau si essentielle à la vie et à la propreté de nos maisons
Le M de la P: En même temps on pourrait construire l'aqueduc de la paroisse
Le conseiller du M du V: Yan n'est pas question vous avez dynamité notre système d'aqueduc, après ça on irait vous en construire un? Jamais, Monsieur.
Le M de la P: C'est encore la guerre que vous voulez, vous allez l'avoir
(Le rideau tombe pendant la dispute qui recommence -improvisation)
Sans Fin