LA CRIÉE

LA CRIÉE


tribune pour la criée

Qui n'a pas entendu crier Oliva Clermont, Augustin Coté parfois Louis Dolbec ? Mais, qu'est-ce que crier? Tous les ans, surtout vers la fin de l'automne, il y avait une coutume chez nos ancètres c'est de vendre à l'enchère des objets. des légumes, de la nourriture. Cette vente s'appelait la Criée. On faisait la Criée pour venir en aide aux pauvres, pour faire chanter des Messes pour les âmes.

Le crieur s'installait, à la porte de l’église, sur une petite tribune, souvent couverte d'un toit et surélevée de deux ou trois marches. Les gens s'attroupaient tout autour, après la Grand-messe. Chacun apportait un petit cochon, une poule, un morceau de lard, des patates, soit de la lingerie, des mitaines, un foulard, soit un bibelot ou n'importe quoi d'utile... Le plus offrant obtenait l'objet désiré. Parfois, c'était pas cher. Parfois, il y avait une contestation sur le prix, avec un ami ou un parent. Parfois, on faisait monter le prix par taquinerie. C'était de l'inflation. Mais on est généreux pour une bonne cause ! La même petite tribune servait à annoncer des faits divers : la défense de cueillir des petits fruits sur tel terrain privé, une corvé chez un citoyen, on veut < faire boucherie >chez un tel, etc....

La criée était toujours une séance attrayante. Le crieur devait avoir une voix forte, un esprit vif, pour se tirer d'affaire dans les moments cocasses et faire rigoler les gens.



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