
Parce que la plupart des mecs ont une faiblesse (sauf
Galactus évidemment); quelque chose pour réveiller les sentiments plutôt
féminins (misogyne, va) jouant à cache-cache dans leurs viscères.
Certains vont s'émerveiller devant un but de...
euh... Donald Brashear disons ( parce qu'il ne compte pas souvent...si je me
rappelle bien) ou devant un calendrier des plus gros implants mammaires sur le
marché greffés sur leurs modèles préférées; moi c'est écouter du Jacques Brel
qui me fascine (quoi que certaines jeunes filles
me mettent la larme à l’œil aussi… je suis humain après tout – malgré mes goûts
exotiques).
Est-ce qu'une manière est plus honorable que l'autre
pour atteindre cette « proximité » à la sensibilité? Pas vraiment;
parce que Portoricain ou Micmacs, souffrant de gigantisme ou porteur de clés à
"Fort Boyard"; tout les mecs qui se respectent vont en chialer un
coup une fois dans leur vie (sauf Galactus évidemment).
Tôt ou tard; la plupart d'entre nous se réveille d'
"impossibles" rêves de jeunesse pour capituler avec la réalité.
Jacques Brel préféra "dormir" pour poursuivre ce songe éternellement;
une quête inspirant sa passion et ses chansons.
C'était mon introduction; il est encore temps de tourner les
talons si vous n'aimez pas vous savez...
Alors?
D'accord; mettez vous à l'aise pour le film de sa vie;
faites comme chez vous; mais enlevez vos souliers.
Bon...
Pour situer les jeunots qui se demandent si je parle bien
d'un chanteur ou d'un pilote de F1; Jacques Brel, surnommé par certains
"L'historien du cœur humain", est plus poétique que Dubmatique, plus
introspectif que Jean Leloup ou encore plus viril que les *Nsync réunis.
Son intense présence sur scène et la force des sentiments
exprimés pendant l'interprétation de ses chansons rappelle celle d'Edith Piaf.
Il à griffonné des centaines de chansons allant des
"hits" comme "Ne me quitte pas" aux condamnations orageuses
de l'hypocrisie, de l'injustice et de l'insensibilité à faire rougir "Rage
Against the Machine" (et encore plus « Audioslave ») mais
surtout les campagnards français plutôt conservateur.
Mais ça ne l'a pas empêché d'avoir été enterré pendant 20
minutes d'un océan de mains l’applaudissant debout ("standing
ovation" si vous préférez) lors d'une représentation à l'Olympia de Paris.
Il devint même un héros national en Belgique, son patelin
natal, pour l'interprétation de « Le plat pays » et en Hollande pour
son classique « Amsterdam » ( d’ailleurs reprise par Davie Bowie – le glam
rocker tristement converti en businessman).
Avec Magritte le peintre et l'écrivain Georges Simenon; Brel
est un des plus grand artiste belge.., pourtant; la France continue de se
l'associer fièrement.
En 1984, 6 ans après son décès; une sondage du prestigieux
Paris-Match à révélé que les lecteurs préférait encore Jacques Brel comme leurs
chanteur favori français. En avril 1985, le mensuel Lire demandait à ses
abonnés quel personnalité ils souhaiteraient avoir comme parent. Les résultats:
Jacques Brel, 40% ; Gérard Philippe, 19 %; Albert Camus, 13 % ; Charles de
Gaulle, 11%; Marcel Cerdan, 4 %; sans opinions, 2 % .
Brel est née d'une famille catholique de classe moyenne à
Schaerbeek (Bruxelles) en 1929. Son père était proprio d'une compagnie faisant
des boîtes de carton. Le nom "Brel" était très connu dans la ville;
le logo de la fabrique circulant sur les boîtes et les camions de livraisons.
Brel critiquait le clergé, la bourgeoisie...de tout! Même
des Flamands; même s'il en était critiqué (vu que de leurs sang circule dans
les racines de sa famille). Il adorait provoquer, démystifier...
Brel à hérité de la chaleur et la générosité de sa mère et
du sens de l'organisation et l'autorité de son père. Il se considérait comme un
mioche moche et passait beaucoup de temps à lire les écrits de Jules Verne et
Saint-Exupéry.
Lorsque "Grand Jacques" n'était que "Jeune
Jacques"; il bossa à la manufacture de son père...pour en déserter les
lieux que quelques boîtes plus tard. Écœuré d'un monde où le confort physique
et la sécurité étaient les seuls trésors; il commença à jouer de la guitare et
à écrire des chansons traitant de ses rêves et de la réalité alternative à ses
aspirations. Il se mariera à l'âge de 20 ans pour avoir 2 jeunes filles.
Brel à 23 ans. Il prit un risque énorme en quittant son
Bruxelles natal pour une banlieue de Paris avec sa femme Michelle et leurs
filles Chantal et France. Ils vécurent dans une cabane de bois sans eau
courante où il scribouilla d'autres ballades en espérant les vendre. Quelques
refus plus tard; il comprit que le seul moyen de les faire entendre; serait de
les chanter lui-même.
Sa famille plus une troisième fillette (Isabelle) revint à
Bruxelles et Brel prit la route. Au départ; les critiques ne l'appréciaient
pas; surtout pour son accent "belge". Mais il y avait quelque chose
d'unique en ce chanteur maigrichon qu'il ne chantais pas pour le public; mais
pour les gens.
Brel savait que si les structures de ses chansons pouvaient
être complexes; elles restaient simples en sentiments. Il savait que n'importe
quel pêcheur ou fermier pourrait sentir ses larmes ou ses rires parce qu'ils
vivent tous dans le même monde misérable que lui.
Comme la légende du jazz Charlie Parker; Brel donnait chaque
spectacle comme si c'était son dernier. Il ne retenait rien dans son intensité.
La rumeur veut même qu'il régurgitait "de peur" avant chaque
performance.
Effrayé des airs, des mers, de jouer ou de diriger un film.
Il a dit une fois à un journaliste: "Un homme qui n'a pas peur n'est pas
un homme".
France Brel à propos de son paternel: "Il ne dormait
pas beaucoup, il ne mangeait pas à des heures routinières, il fumait quatre
paquets de cigarettes par jour, il bougeait toujours, il travaillait toujours,
il ne refusait jamais de faire quelque chose qu'il voulait faire; même s'il
était fatigué, il à fait tout à la limite, il ne s'est jamais économisé, il
était dur à suivre. Il venait à la maison 2 jours par mois pour son courrier;
ce n'était pas vraiment un parent consciencieux."
France dédia sa vie au profit de la vie et la mémoire de son
père. Risquant son argent pour mettre sur pied une organisation à non-profit en
son nom. Même quand elle traite des défauts de Jacques; sa voix et son visage restent
plein de fierté, de respect et d'amour. "Il était inconfortable de nous
regarder grandir, nous étions ses enfants; alors nous lui rappelions aussi son
vieillissement. Il aurait aimé être ami avec nous mais c'était impossible pour
lui parce qu'il était maladroit avec les femmes; ce que nous sommes".
" Ma mère savait quel genre de phénomène d'homme elle avait marié et elle
à compris que si elle voulait continuer de l'aimer et de s'en faire aimer; elle
ne devait pas " l'emprisonner".
Les tournées étaient difficiles; Brel souffrait d'insomnies
qu'il soulageait en se traînant dans les bars pour boire et causer jusqu'au
soleil levant.
Il y a eu beaucoup de femmes dans la vie de Jacques, souvent
en même temps; Michelle était au courant mais elle ne divorça jamais et resta
prêt de lui jusqu'à la fin. (Elle continue toujours de s'occuper de la fortune
Brel avec ses 3 filles).
En 1967; la route elle même devint sa cage. Brel se sentait
comme un singe de cirque déballant ses sacs de trucs soir apres soir en chantant
les mêmes chansons. Il décida de se retirer de la scène...d'aller voir
ailleurs.
Il continua d'écrire des chansons et de les
enregistrer. Eric Blau et Mort Shuman mirent en scène la pièce biographique
"Jacques Brel is alive and well and living in Paris". Frank Sinatra, Juliette Greco, Petula Clark, Yves Montand, Ray Charles,
Shirley Bassey, Neil Diamond, David Bowie, Scott Walker, Nina Simone, Tom
Jones, ... ; tous on repris des oeuvres de Brel. Ses propres disques se
vendaient bien aussi. L'argent affluait. Peurs des mers et des airs furent
remplacer par l'achat d'un bateau et d'un avion.
Il acheta les droits de la comédie musicale "The man of
La Mancha" pour l'adapter en français et y tenir un rôle. Ce fût un
triomphe à Bruxelles et Paris. Il était de retour sur scène; mais pas
dans la peau de Jacques Brel; celle de Don Quichotte; un rôle l'enchantant et
l'amusant.
Il joua dans dix films dirigés par des directeurs comme
Marcel Carne et Edouard Molinaro. Les deux qu'il dirigea lui-même reçurent,
malheureusement, des critiques négatives. Claude Lelouch, qui à dirigé Brel
dans "L'aventure c'est l'aventure" à déjà dit: " Brel broyait du
noir par ses mauvaises critiques. Mais il était un bon acteur et directeur. Il
était toujours plus intéressé aux divers aspects de la création d'un film qu'en
son propre rôle. Et, en général, il voulait toujours se rendre au noyau des
choses, à l'essentiel. C'est pourquoi il aurait fait un excellent metteur en
scène qui aurait fait quelque chose d'important s'il aurait vécu plus
longtemps.
Toujours en réalisant ses rêves, curieux de ce qui se trame
de l'autre côté des vagues. Brel a quitté le port d'Ostend avec sa fille France
et son amie, Maddly Bamy, en juin 1974. Le plan était de naviguer son yacht, Le
Askoy, sur l'Océan Atlantique en première partie d'un voyage de 5 ans autour du
monde. Mais il devint malade dans les Iles Canaries et retourna à Genève
pour des tests. Une tumeur maligne fut découverte; et un poumon fut enlevé.
Au départ; l'opération parût comme un succès et lui et
Maddly ont continué leur voyage sur le Pacifique (De France en Belgique). Ils atterrirent
sur Hiva-Oa; une des îles Marquises près du cimetière où Paul Gauguin est
enterré.
( ... )
De retour à Paris en 1977 pour enregistrer son dernier
album; il avait l'air terrible: fatigué, pas rasé, marchant lentement et à
l'aide du cane. Même avec une sécurité draconienne; quelques photographes
réussirent à le pourchasser pour prendre et vendre des photos de son visage
ravagé à hauts prix. Brel réussit à frapper une automobile de paparazzi avec sa
cane.
( ... )
Brel fut hospitalisé à Bobigny ( France ) pour plus de
traitements. Il en sorti assez rapidement, même contre l'avis du docteur, pour
éviter les foules de journalistes. Selon Maddly; il en attrapa un rhume qui
accéléra sa mort.
En octobre 1978; Brel fut mit en terre dans le même
cimetière que Paul Gauguin (sur Hiva-Oa).
France Brel conclut sur son père: "Il apparaît au public pour ce qu'il était et ce qu'il à fait. [ À propos de la Fondation Jacques Brel qu'elle à fondée: ] Nous voulons développer le côté humain plutôt que celui de l'artiste. C'était un homme qui à fait plus ou moins tout ce qu'il à voulu de sa vie. Il était le premier étonné de l'impact qu'il avait sur les personnes. Il devient un mythe et je m'y oppose car mon père était un homme instinctif qui vivait dans le présent, il ne se posait pas 50 000 questions. C'est fascinant comment il y a du monde pour s'identifier à son style de vie, ses valeurs...ses rêves."