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Le musée
des Jacobins est situé au premier étage d'une église
fondée au XIIIème siècle, la plus ancienne
de la ville , grâce aux libéralités du Duc
de Bretagne et scindé artificiellement en deux parties
au XIXème, pas un plancher maintenu au niveau des chapiteaux.
Aujourd'hui, l'emprise du couvent à fortement diminué
dans sa périphérie et le cloître a disparu.
C'est à la suite du passage
à Morlaix de Dominique, le futur Saint-Dominique, fondateur
de l'Ordre des Frères Prêcheurs qu'est décidé
la construction d'un couvent de Dominicains. Il est fondé
par l'évêque Etienne de Tréguier en 1234,
les premiers moines arrivent à Morlaix en 1237. Le terrain
est donné par le Duc de Bretagne Pierre de Dreux et la
Duchesse Alix. Les libéralités des habitants de
Morlaix permettent la construction du couvent.
La première pierre posée
en 1238, le sanctuaire est terminé en 1250. L'architecte
est un certain Raoul de Lanmeur. C'est une vaste église-halle,
architecture sobre et fonctionnelle, de plan rectangulaire avec
une seule voûte et sans chapelle adjacente.
Construite à la périphérie
de cette petite ville de gué, entre les remparts et le
Faubourg des Vignes, elle acceuille dès lors un grand nombre
de fidèles dans une certaine exigence de pauvreté.
De cette première église
il reste sur le coté sud, aux murs non appareillés,
cinq fenêtres hautes en tiers points à deux lancettes
et un occulus épaulés par des contreforts (elles
sont aujourd'hui murées).
Au XIVème siècle
l'ordre s'enrichit, l'église est restaurée. Le mur
nord est percé de 9 baies pour donner accès à
un nouveau collatéral. Les rosaces de la nef sont reconstruites,
celles de la façade occidentale, sur la place, à
la fin du XIVème et celle du chevet au début du
XVème siècle. Le collétéral est modifié
à la fin du XVème siècle par la reconstruction
de la verrière du chevet (fin XVIème-début
XVIIème siècle).
Les moines Jacobins de la congrégation
de Hollande remplacent les Dominicains en 1481.
Ce couvent particulièrement
riche et réputé, est le lieu de séjour d'Anne
de Bretagne en 1506, de Marie Stuard en 1548, le lieu de réunion
des Etats de Bretagne en 1557, 1674 et 1772 mais aussi le lieu
d'étude de moines, comme Albert Le Grand, auteur des "Vies
des Saints de Bretagne".
Le couvent est supprimé
en 1792, le mobilier détruit ou dispersé. Le cloître
disparaît, les bâtiments claustraux deviennent caserne,
l'église, un magasin public puis, au début du XIXème
siècle, elle est partagée en deux niveaux par un
plancher aménagé à la hauteur des chapiteaux
et les verrières sont maçonnées. Le niveau
inférieur devient une écurie, le niveau supérieur
la remise à fourrage.
L'église, bien malmenée
jusqu'alors, est restaurée en 1874. Le Maire de Morlaix,
Edouard Puyo, fait rétablir la voûte, mettre à
jour la rosace du chevet et restaurer la charpente.
Les nouvelles verrières
du chevet et la façade occidentale sont réalisées
par l'atelier Nicolas de Morlaix en 1876 (rosace du chevet, au
centre les armes et la devise de Morlaix) et 1887 (chevet du collatéral,
un panneau représente des anges porteurs des instruments
du peintre).
La bibliothèque municipale
(fondée en 1874), un cours de dessin et une salle de conférence
sont alors installés au niveau supérieur.
Depuis
les années 1980, les dons réguliers du graveur François
Béalu d'épreuves de son uvre gravé,
pour lequel le musée a consacré en 1996 une exposition
rétrospective et publié le catalogue raisonné,
constituent le noyau d'un ensemble plus large consacré
à des artistes dont, pour la plupart la gravure est le
principal moyen d'expression.
En 1997, deux dépôts
importants sont venus compléter significativement les collections
modernes et contemporaines. Un ensemble de 19 peintures, 4 dessins
de l'artiste australien, Jhon-Peter Russel, installé pendant
près de vingt années à Belle-Ile-en-Mer,
et 2 bustes, le sien, sculpté par Harry Bates et celui
de se femme, en argent, par Auguste Rodin qui constitue le dépôt,
par le Musée du Louvre-Fonds Orsay, du legs de la fille
du peintre. Par ailleurs la fondation Camille Bryen sous l'égide
de la Fondation de France a déposé un ensemble de
61 gouaches, une huile sur papier et 4 huiles sur toile de l'artiste
dont le musée possède déjà 4 uvres.
Des expositions d'art contemporain
ont offert un regard sur la création contemporaine, Pierre
Restany, le cur et la raison, sur le travail de peintres
vivant en Bretagne, notamment les peintres du Groupe Finistère,
Michel Pagnoux, Nicolas Fedorenko
et aujourd'hui sur des
peintres comme Christian Bonnefoi, Michel Duport qui se pose la
question du tableau, engagés dans une réflexion
et un travail sur la peinture, la couleur et le volume.
Se développe aussi un intérêt
pour une certaine démarche anthropologique d'artistes d'aujourd'hui,
particulièrement dans le regard ou leur approche des collections
du musée, du musée lui même et de son territoire
(Daniel Spoerri, Fontaines sacrés, Gérard Tranquandi,
le Jeune-homme et la mort).
Une tradition maintenant bien établie
consacre les expositions d'été du musée des
Jacobins à l'art moderne Charles Lapicque, Paul Sérusier,
Maurice Denis, Raoul Dufy, Camille Claudel, les peintres de Belle-Ile-en-Mer,
sur les pas de Monet, Jean Puy un Fauve en Bretagne, John-Peter
Russel un impressioniste australien, Felix Vallotton
De grandes
expositions originales et de qualité, présentant
le plus souvent des artistes inspirés par la Bretagne.
Le musée des Jacobins a
aussi, régulièrement, l'occasion de collaborer avec
Buhez, association bretonne des conservateurs des musées
d'archéologie, d'histoire et d'ethnologie, qui s 'est particulièrement
distinguée par la réalisation de grandes expositions
de synthèse sur des sujets de civilisation : Les Bretons
et Dieu, le mariage en Bretagne, Quand les Bretons passent à
table, l'art et la matière.
Le musée des Jacobins s
'est étendu en 1985 dans une aile restaurée du couvent
permettant notamment de présenter ces expositions temporaires.
Les bâtiments conventuels
et l'église restaurée, classée parmi les
monuments historiques (église dans sa totalité,
façades et toitures des bâtiments adjacents), accueilleront
dans les prochaines années un nouveau programme muséographique
qui permettra de mettre à nouveau en valeur l'ensemble
des collections.
Depuis les années 1980, les dons
réguliers du graveur François Béalu d'épreuves
de son uvre gravé, pour lequel le musée a
consacré en 1996 une exposition rétrospective et
publié le catalogue raisonné, constituent le noyau
d'un ensemble plus large consacré à des artistes
dont, pour la plupart la gravure est le principal moyen d'expression.
En 1997, deux dépôts
importants sont venus compléter significativement les collections
modernes et contemporaines. Un ensemble de 19 peintures, 4 dessins
de l'artiste australien, Jhon-Peter Russel, installé pendant
près de vingt années à Belle-Ile-en-Mer,
et 2 bustes, le sien, sculpté par Harry Bates et celui
de se femme, en argent, par Auguste Rodin qui constitue le dépôt,
par le Musée du Louvre-Fonds Orsay, du legs de la fille
du peintre. Par ailleurs la fondation Camille Bryen sous l'égide
de la Fondation de France a déposé un ensemble de
61 gouaches, une huile sur papier et 4 huiles sur toile de l'artiste
dont le musée possède déjà 4 uvres.
Des expositions d'art contemporain
ont offert un regard sur la création contemporaine, Pierre
Restany, le cur et la raison, sur le travail de peintres
vivant en Bretagne, notamment les peintres du Groupe Finistère,
Michel Pagnoux, Nicolas Fedorenko
et aujourd'hui sur des
peintres comme Christian Bonnefoi, Michel Duport qui se pose la
question du tableau, engagés dans une réflexion
et un travail sur la peinture, la couleur et le volume.
Se développe aussi un intérêt
pour une certaine démarche anthropologique d'artistes d'aujourd'hui,
particulièrement dans le regard ou leur approche des collections
du musée, du musée lui même et de son territoire
(Daniel Spoerri, Fontaines sacrés, Gérard Tranquandi,
le Jeune-homme et la mort).
Une tradition maintenant bien établie
consacre les expositions d'été du musée des
Jacobins à l'art moderne Charles Lapicque, Paul Sérusier,
Maurice Denis, Raoul Dufy, Camille Claudel, les peintres de Belle-Ile-en-Mer,
sur les pas de Monet, Jean Puy un Fauve en Bretagne, John-Peter
Russel un impressioniste australien, Felix Vallotton
De grandes
expositions originales et de qualité, présentant
le plus souvent des artistes inspirés par la Bretagne.
Le musée des Jacobins a
aussi, régulièrement, l'occasion de collaborer avec
Buhez, association bretonne des conservateurs des musées
d'archéologie, d'histoire et d'ethnologie, qui s 'est particulièrement
distinguée par la réalisation de grandes expositions
de synthèse sur des sujets de civilisation : Les Bretons
et Dieu, le mariage en Bretagne, Quand les Bretons passent à
table, l'art et la matière.
Le musée des Jacobins s
'est étendu en 1985 dans une aile restaurée du couvent
permettant notamment de présenter ces expositions temporaires.
Les bâtiments conventuels
et l'église restaurée, classée parmi les
monuments historiques (église dans sa totalité,
façades et toitures des bâtiments adjacents), accueilleront
dans les prochaines années un nouveau programme muséographique
qui permettra de mettre à nouveau en valeur l'ensemble
des collections.