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Dans les forêts et dans la montagne aux environs de 2.000m. Repérées jusqu'à environ 3.000 m. Parfois visible dans la savane. Elles font quelques incursions sur des terres cultivées (vers 750 m), pour des raisons gastronomiques… Même si les Catherine peuvent passer beaucoup de temps au sol, elles se réfugieront la nuit sur le cime des arbres ou dans des arbres creux, pour assurer leur sécurité.
Vu qu'à l'état sauvage ces oiseaux vivent en altitude, les températures basses ne les gênent pas. On a observé des Catherine sauvages prenant des 'bains de neige' dans les montagnes.
Ce sont des oiseaux robustes.
Vol assez véloce et rectiligne à moyenne, voire haute, altitude. Des vols couvrant de longues distances sont courants.
Les Catherine vivent sans problème en captivité. Elles doivent être logées dans une cage, ou de préférence une volière d'intérieur. Dimensions idéales pour de un à deux couples : 80x50x100 cm. Des Catherine élevées dans des volières à l'intérieur peuvent être placées en volière extérieur à la fin du printemps. Elles produiront le duvet qui les protégera du froid en hiver. Il faut, bien entendu, leur procurer un abri, car elles souffriraient sévèrement des gros écarts thermiques. Il faut se souvenir qu'elles sont nées en captivité et ont, dès lors, perdu l'habitude de vivre en altitude sur la Cordillère des Andes.
Taille minimum d'une volière pour maximum six oiseaux : 0.85m x 0.55m x 1.5 m.

Les cages et/ou volières ne doivent pas êtres exposées directement à la lumière du soleil. Une zone d'ombre est préférable.
Généralement en groupes de 6 à 30 oiseaux. Des groupes d'une centaine d'individus (jusqu'à 150) existeraient mais il est pratiquement impossible de les observer car ils se protègent en haut de très grands arbres.
D'un tempérament assez calme, les Catherine sont des oiseaux paisibles. Bien qu'il s'agisse d'une perruche, son comportement et ses aptitudes sont très semblables à ceux des perroquets.
Ainsi, elles utilisent fréquemment leurs pattes pour tenir des objets, en priorité des graines afin de les écorcer.
Par ailleurs, dans des moments de grande excitation, il est possible d'observer que leurs yeux clignent comme ceux des grands perroquets.
Ces caractéristiques amènent certains auteurs à définir les Catherine, comme des 'perroquets dans un petit corps'.
Du fait qu'ils n'ont pas un tempérament agressif, il ne faut pas les faire cohabiter avec d'autres espèces qui seraient, elles, belliqueuses car les Catherine risqueraient de ne pas se défendre. Contrairement aux inséparables, par exemple, une Catherine ne va jamais mordre le doigt de son éleveur. Ces oiseaux ne sont pas destructeurs. Une volière avec des battants en bois est parfaitement envisageable car ils ne vont pas le ronger.
Excellents grimpeurs, les Catherine ne volent que quand il le faut.





A part le vol, leurs mouvements sont généralement lents et coulés (pas saccadés).
La perruche Catherine est par essence curieuse. Même si elle est sauvage (pas élevée à la main) elle ne prendra pas peur si vous venez très près de se cage pour l'observer ! Elle va arrêter toutes ses occupations du moment et vous regarder fixement, et curieusement, droit dans les yeux. Ceci peut durer très longtemps.


Si elle se sent menacée, elle va s'envoler ou, mieux, se laisser tomber jusqu'au sol et, là, courir vite jusqu'à un endroit abrité.
Sur son perchoir, surtout pour dormir, une Catherine va souvent adopter une posture originale. S'agrippant au perchoir elle va mettre sa queue vers le haut et laisser plonger la tête vers le bas. Certains éleveurs disent alors que les Catherine se comportent comme des chauve souris.

En ce qui concerne le nid, certains éleveurs conseillent de le laisser accessible toute l'année pour que les Catherine puissent s'y réfugier la nuit (il ne faut pas prévoir de literie). D'autres estiment que, vu la grande facilité avec laquelle ces oiseaux se reproduisent, laisser un nid peut entraîner un nombre de couvées excessif et épuiser la femelle. Pour l'instant, nous ne laissons pas de nid dans la volière des nôtres.
Une de nos Catherine aime passer de longs moments et même dormir dans la mangeoire.


Nous avons dû en installer deux pour éviter tout problème de territoire.
Contrairement à la presque totalité des psittacidés, les perruches Catherine sont, en général, assez silencieuses. A part des moments d'excitation ou de conflit, pendant lesquels les Catherine poussent des cris moyennement forts, leurs sons courants ressemblent à de petits gémissements avec de très nombreuses intonations possibles. Voir "Apprivoisement" pour connaître d'autres usages de leur syrinx.
La tension monte...
Une scène de conflit.
Les Catherine passent considérablement moins de temps que d'autres espèces de psittacidés à faire la toilette de leurs plumes. En revanche, elles sont très tendres entre elles (sans tenir compte du sexe) et se chargent de lisser les plumes des autres oiseaux qui cohabitent dans la même volière. Ceci donne lieu à d'attendrissantes scènes.





Pour communiquer entre elles et, parfois avec les humains, les Catherine utiliseront leur voix et, de temps à autre, une posture des plumes de la queue en éventail.
Dans la nature : fruits, baies, pousses et même larves d'insectes.
En captivité : des mélanges de graines (type "perruches"), millet, lin, sésame, safran, alpiste, avoine, sarrasin sans tournesol (trop de cholestérol), avec une composition du type :
| Protéine brute Matières grasses brutes Cellulose brute Cendres brutes Calcium Phosphore |
13% 6% 6% 6% 0.9% 0.5% |
Servir exceptionnellement quelques graines de tournesol est envisageable car elles en raffolent. Des fruits frais (pomme râpée) , des légumes (carotte râpée, épinards frais, concombre et céleri), du maïs, des petits pois, des haricots cuits, des graines germées peuvent être administrés deux à trois fois par semaine. Surveiller l'évolution des fientes qui risquent de devenir trop liquides. Servir régulièrement de la pâtée aux œufs.
Ces pâtées aux œufs sont très appréciées. Si vous les achetez en vrac, commencez par humer l'intérieur du sac avant d'en prendre. Cet aliment est vulnérable par rapport notamment à l'humidité. Si le marchand ne prend pas bien soin de la pâtée pendant son stockage, il se peut qu'elle soit devenue impropre à la consommation de vos oiseaux.
De plus en plus de vétérinaires recommandent de remplacer les graines par des granules, mieux équilibrées que les graines. De plus, les granules ne produisent pas de poussière (nuisible aux voies respiratoires de vos oiseaux).
Risque de décalcification : surtout important chez les jeunes. Mettre des compléments minéraux (calcium) à leur disposition. Le classique os de seiche est toujours d'actualité ainsi que les blocs minéraux colorés qui attirent l'oeil.
N'oubliez pas que les oiseaux sont aussi heureux que nous de changer de menu tous les jours. Variez les aliments que vous leur proposez.
Ces oiseaux boivent beaucoup d'eau.
En conséquence, de l'eau fraîche doit être disponible en permanence. Si la mangeoire est trop près de l'auget d'eau et que des coquilles souillent l'eau, il vaut mieux la changer deux fois par jour.
N'adoptez/achetez JAMAIS un oiseau qui n'est pas sevré !
Seuls les parents ou les éleveurs expérimentés (pour l'élevage à la main) peuvent se charger de nourrir les oisillons sans mettre leur vie en danger.
Il est prouvé qu'un oiseau à bec crochu élevé à la main sera un excellent animal de compagnie.
Des animaleries vendent des oisillons de certaines espèces avant leur sevrage, pour que ceux qui les achètent se chargent du gavage pour leur plaisir. Nous estimons cette pratique inacceptable car elle met la vie de l'oisillon en danger. En plus, ceux qui prétendent qu'un oiseau nourri à la main s'attache à l'humain qui l'a nourri ont tort car l'oiseau sera attaché à la seringue mais pas à celui/celle qui l'utilise.
Si vous vous lancez dans l'élevage amateur, vous pouvez nourrir à la main jusqu'à la moitié des oisillons d'une couvée mais avec d'extrêmes précautions et beaucoup de rigueur.
Ces étonnants oiseaux ont véritablement mille talents.
Il est frappant de lire les commentaires, hélas encore trop rares, d'humains qui avouent passer beaucoup de leur temps à savourer les acrobaties et les jeux de leurs Catherine dans la volière. Nous le comprenons très bien car nous le faisons aussi !
Les Catherine, à l'image de ce que font beaucoup d'espèces de psittacidés, utilisent volontiers une de leurs pattes pour tenir soit un aliment soit un jouet.



En ce qui concerne leur capacité à parler, nous ne faisons ici, à l'heure actuelle, que rapporter ce que nous avons appris ou lu ailleurs. Nous espérons avoir des nouvelles concrètes dans le courant de 2002.
Un autre aspect de leur personnalité est la curiosité alliée à la tranquillité. Ceux qui ont des Catherine apprivoisées en liberté, disent qu'elles sont ravies de percher sur votre doigt ou, mieux, sur votre épaule. De là, elles ont une magnifique vue sur la pièce et pourront rassasier leur curiosité. Si vous identifiez et comprenez son intérêt pour un objet et que vous l'y amenez, elle sera folle de joie de le découvrir et de sentir que vous l'avez comprise.
Il semble qu'il y a moyen de leur apprendre des acrobaties à exécuter sur ordre mais cela relève davantage du monde du cirque que de celui de l'amateur d'oiseaux pour le plaisir de tous les deux.
Acrobates de nature, les Catherine raffolent de structures dans leur cage qui s'y prêtent. Oubliez les perchoirs bien parallèles. Placez des branches d'arbre.

Achetez du bon bois à section circulaire (diamètre d'environ 16mm) et coupez-le de telle sorte que vous puissiez créer des structures à l'intérieur de la volière, propices à l'escalade.
Nous avons accentué en rouge les perchoirs qui ne sont pas parallèles aux faces de la volière.

Créez aussi des perchoirs mobiles, suspendus au plafond de la volière.

Pensez, enfin, à des cordes en chanvre auxquelles les Catherine pourront se suspendre et se balancer (de préférence la tête en bas…).
Depuis la publication de ces photos, nous avons eu quelques problèmes dus au fait que les ongles des Catherine grandissent beaucoup et ont tendance à rester coincées dans certains jeux dont les cordes. Nous avons décidé d'enlever toutes les cordes et de les remplacer par des chaines métaliques chromées, ne contenant ni du plomb ni du zinc.
La réponse est très simple : "les deux" !!!
Pour la douche, utilisez un vaporisateur pour plantes.
ATTENTION : achetez un vaporisateur tout neuf qui sera utilisé exclusivement à la douche de vos Catherine et ce pour éviter tout risque d'erreur au sujet du liquide qui se trouve dans le vaporisateur.
Versez de l'eau tiède dans le vaporisateur et aspergez-les progressivement. Vous les verrez faire d'incroyables acrobaties, pendues aux perchoirs, la tête en bas, les ailes ouvertes au maximum pour profiter de chaque petite goutte d'eau.

Une baignoire au fond de la volière est aussi envisageable mais le succès est moins garanti. Certains individus s'y plongeront sans hésiter, pendant que d'autres resteront à l'écart.
Après l'élevage à la main, vers six semaines, soit juste avant le sevrage final, vous pouvez commencer à essayer de lui apprendre quelques mots faciles (courts, avec des voyelles très ouvertes). Vous serez étonné de la facilité avec laquelle ce petit perroquet peut vous imiter. Il faudra être très patient (son rythme n'est certainement pas le même que le vôtre !) et lui donner des récompenses (millet au départ, tournesol ou maïs plus tard).
Comme beaucoup d'autres psittacidés apprivoisés, chaque Catherine élira naturellement ses partenaires préférés, oiseau et humain. Toutefois, elle se laissera approcher par d'autres personnes que sa préférée.
Généralement, les Catherine apprivoisées apprécient tellement le contact des humains, qu'elles restent apprivoisées même après l'accouplement et l'élevage de leurs oisillons.
En général, les Catherine se reproduisent sans difficulté en captivité. Bien que la maturité sexuelle survienne, en général, vers cinq ou six mois, il est conseillé d'attendre un an avant de leur donner l'occasion de procréer. L'un des risques que l'on évite ainsi est celui où de jeunes oiseaux, pas encore mûrs pour la reproduction, deviendraient parents mais ne s'occuperaient pas de leur progéniture. Nichoir :
Reproduction en captivité
forme : "boîte à chaussures"
matériau : bois contreplaqué max. 10mm d'épaisseur
aménagement extérieur : petit perchoir ou plateforme
trou d'accès : circulaire, diamètre 5cm
aménagement intérieur : avec entrée et chambre, dessin en coupe ci-dessous
Merci à Alain pour le dessin
dimensions : 18 x 18 x 25cm
La principale raison de la taille réduite du nid est d'empêcher des oisillons de s'écarter les uns des autres et de 'geler' tout seuls. Si vous avez plusieurs couples dans la même volière, proposez un nombre de nids vides supérieur au nombre de couples pour éviter tout conflit de territoire. Tous les nids doivent être identiques. Des éleveurs estiment qu'un nid de plus que le nombre de couples suffit. D'autres recommandent de proposer jusqu'à trois fois plus de nids que de couples ! Dans ce même esprit, placez tous les nids à la même hauteur pour ne pas créer des hiérarchies qui conduiraient inévitablement à des luttes.
Recouvrir le fond du nid, sur une épaisseur de 4 ou 5 cm, de copeaux de bois neutres (ceux destinés aux hamsters conviennent s'ils ne sont pas parfumés). Ajouter des fibres de noix de coco en vrac. Les oiseaux se chargeront de les enrouler autour de l'intérieur du nid pour lui donner la forme ronde et accueillante d'un nid naturel. Ceci rendra l'inspection du nid parfois difficile. Des éleveurs estiment utile de passer un coup de spray anti-mites dans le nid, juste avant de le mettre dans la volière. L'ouverture doit avoir un diamètre de 6 cm. L'on peut prévoir un mini perchoir en dessous de l'ouverture pour faciliter l'accès, mais ce n'est pas indispensable. Le règle générale pour les psittacidés est de loger un couple par cage pendant la période de la reproduction. Les Catherine font exception car il a été observé que des couples improductifs sont devenus de bons reproducteurs du moment que d'autres couples venaient partager la même volière. Il a aussi été observé que plusieurs femelles partageaient le même nid et couvaient ensemble une douzaine d'oeufs. Les mâles participeraient de concert à l'entreprise.
Compléments nutritifs pendant la reproduction : pâtée d'oeufs, graines germées.
Après la fécondation, la femelle pond généralement entre quatre et sept œufs (un tous les deux jours). La période d'incubation est de 18 à 23 jours.
Pendant la période de la couvaison, il est recommandé de regarder l'intérieur du nid tous les jours, pour enlever un éventuel oisillon mort. La femelle ne sera pas dérangée par vos visites.
L'évolution des pattes des bébés Catherine est très lente. Ne vous affolez pas de voir d'étranges petits pieds aux oisillons. Ils changeront quelques semaines plus tard. Rôle des parents : la femelle pond et couve. Le mâle ne couve pas mais s'occupe beaucoup de l'alimentation de la femelle et des petits. Ce sont en général de très bons parents (Celle-ci est une des raisons du taux réduit de mortalité au nid.) mais de nature plutôt fantaisiste. En effet, ils peuvent réussir tous les œufs d'une couvée et se montrer moins assidus pour la suivante et ne mener à terme qu'un ou deux oisillons. Rien n'est jamais garanti… Une des solutions préconisées par des pros est de confier l'élevage des petites Catherine à d'autres espèces comme les Perruches BourKe, plus régulières et, partant, plus fiables dans leur élevage naturel.
Certains éleveurs professionnels recommandent, pendant que les adultes élèvent les petits, d'ajouter à l'eau des médicaments à titre préventif. Il paraît que la mortalité au nid par maladie peut devenir pratiquement nulle. Nous ne cautionnons pas cette pratique.
Si tout se passe bien, les oisillons vont grandir très vite et quitteront le nid après quatre à six semaines. Deux à trois semaines plus tard ils seront sevrés et pourront vivre en totale indépendance.
Si vos jeunes partagent la même volière que leurs aînés, il faudra les séparer dès qu'une nouvelle couvée se prépare, car les parents risqueraient de nuire aux jeunes.
Sans contraintes ni intervention extérieure, les couples pourraient faire jusqu'à quatre couvées par an. Il est conseillé de les limiter à deux pour ne pas les épuiser, surtout la femelle. Le moyen contraceptif le plus usuel est simplement d'enlever le nid de la cage ou de la volière.
Ces oiseaux vivent généralement une dizaine d'années, dont six de procréation.
Curiosité
Les oiseaux âgés peuvent parfois présenter des plumes de couleur plus claire, surtout sur leur tête.

Cette Catherine est née en 1992. Ses deux parents étaient verts sauvage et elle l'était aussi.
Avec l'âge, elle a attrapé ces plumes jaunes.
Cette Catherine appartient à Tim et Laura Deitz, éleveurs à Columbia, Pa, USA. e-mail : ironwings@webtv.net
Photo de Bob Millard, Virginia, USA.
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