phréatique... jeu poétique

Les 6 POETESTS parvenus par courriel et publiés avec 36 autres dans le
N 85 lieu poétique 7

 

 

Le thème 1998 était :

POETEST

Ecrivez en une vingtaine de lignes (environ)

vers ou prose

ce que vous inspire ce dessin

et envoyez-nous votre texte avant le 1er mai 1998

Phréatique

40, rue de Bretagne - 75003 Paris
ou par E-MAIL

pour parution dans le n° 85

lieu poétique 7


Si vous avez un projet de mise en écran de votre texte ou un texte spécifiquement écrit pour l'écran prenez contact
 

 

 

Les 6 POETESTS VENUS DU WEB
Jazz noir

Rompues les amarres de la certitude
entiers à nos pensées incertaines,
nous n'appartenons qu'aux chimères
au sang d'encre des nuits noires.
Désormais dissoute, la musique
meurt dans le silence des tumultes
de la blanche solitude du monde.
Les arabesques et sarabandes folles
ne sont plus que de vains soupirs
s'éloignant dans la brise du matin.

Pierre D'AMOURS
lui écrire


Un monde en trois coups de crayons

Monde minuscule, digne de Gulliver
Plus petit encore qu'une gracieuse cuiller,
Monde plein de musique, clef de sol en arrière,
Violon déformé par la main de l'artiste,
Passant par les bambous de la corne des muses,
Instrument des Highlands faisant voir les farfadets !

Cygne aux ailes élancées, de cristal transparent
Pourtant taillé exprès comme pour un événement,
Valse folle de tous les éléments,
Tournoiements, arabesques,
Arpèges de sons galants !

On croit au début voir des lignes s'éparpillant
Mais en fait l'oeil se forme à ces images rondes
Où les cristaux dominent, géographie divine !
Selon qu'on a du monde une vision plus fine !
Ou que l'imaginaire entre en jeu et joue de la rime !

Catherine ESCARRAS
lui écrire


Dans la mouvance

Dans la mouvance
Noir et blanc
De nos incertitudes
Le temps se tient debout
Et passe son chemin
L'être tant humain
Esquisse de lui-même
S'émeut et s'enguirlande
Se meut de toutes ses jambes
Sur des échasses trop basses
Pour toucher le ciel
Aller au-delà de son dessein
Et le cou tiré
Pour voir ailleurs
Pour élever
Un tant soit peu ses heures
L'âme à l'affût des hauteurs
Il cherche
Sa pauvre chair
L'accrochant inéluctablement
Au pilier de son destin
Il cherche
Où les couleurs prennent leur sens
À quelle altitude
Il n'y a plus à se redéfinir
Dans la mouvance

Marie LAVOIE
lui écrire


Je surmène des instances floues
Remparts et autres figures aléatoires
Vingt, trentre mignons enlassés au sommeil
Ou eunuques, ou rien, ou le vent, ou toi
Présence ivre de néant, un livre à la main
Comme bague au doigt créateur
Je promène des distances farce
Poétique ou le faire s'emmêle
Cou redondant et fessier en berne

Il faudra sans doute un jour s'avouer les déserts.

Jean-Christophe MARTIN
lui écrire


Vertige d'un été

Jeux d'ombre et de lumière
à la rencontre d'un été
où est passé la candeur
de ces musiques sauvages

Un aigle joue dans le vent
et tout le ciel vibre
de sa liberté

Au tintement de la nuit
le pollen d'une présence
effleure mes lunes inhabitées

A la cadence des musiques intérieures
l'instant d'une ronde parfumée
naïveté retrouvée

légère légère farandole
tourne tourne le temps
ne sait plus s'immobiliser
fou de cette fragrance d'été.

Gertrude MILLAIRE
lui écrire


En réalité
Force électromagnétique
Chouette complexité établie
Avec tuteurs solides
Mais liberté d'action
Tout se peut
Energie ajoutée
Scientifique
Du coffre et de la musique
Un ventre effervescent
Vie jolie douce paisible
Sympathique cohérence
Liberté d'esprit
Antennes symétriques
La dominante a une auréole active
Reliée à un cerveau féminin
Seul maître du système
Et qui intègre tous les éléments
Positifs négatifs ou autres
Les enchante les consolide les informe
Dans une harmonie cosmique
Idéale

Denis TREMBLAY
lui écrire


Francité                le poétest de                 la revue
phréatique