Le thème 1999 était :
POETEST
Ecrivez en une vingtaine de lignes (environ)
vers ou prose
ce que vous inspire cette phrase de SAINT AUGUSTIN
et envoyez-nous votre texte avant le 1er mai 1999
Phréatique
40, rue de Bretagne - 75003 Paris
ou
par E-MAIL
pour parution dans le n° 89
lieu poétique 8
Mais que suis-je?
Devant moi la mer couche ses ondes placides
sur le littoral flétri
Je scrute mon destin, éperdue...
Mais que suis-je?
Où sont donc mes anges et mes saints?
Où est donc ma cité des Dieux?
La mer plie ses vagues roulantes
contre les bancs de sable mouvant
Mon tourment s'étire dans ses tribulations...
Ne sommes-nous donc pas tous
fruits d'une mère chrétienne et d'un père païen?
Luttant en vain notre lutte dans nos jardins de Milan?
La mer abat ses crêtes écumeuses
contre les récifs tranchants
Mes idées éternelles
Assiégées par les barbares croulent
Car je ne suis qu'une strophe...
et le poème à jamais inachevé.
une bise
à la fenêtre du rêve
le poème naît
Son souffle traverse le cutané des émotions
Fluide
sa trame habille l'instant
le poème voyage
Son itinéraire parcoure les frontières de l'invisible
Ecartelé
Entre l'illusion et le réel
le poème éclate
Son cri libère le quotidien de ses impossibles
Le poème défonce nos portes de marbre
dévoile nos identités inconnues
pose le mot fin à nos attentes démesurées
Il regarde
il bouscule
il discute
Il sème le désordre ....oblige au questionnement
Son souffle anime.... sa voix charme ....son rythme berce....
Le poème nous habite.... il est souffle.... il est souffle de vie
Gert Millaire
lui écrire
L'Humain est une histoire Sacrée
tout être est à l'image de Dieu
Du chaos
est née la magnificence du Cosmos
Dieu,pur amour :
participer au plan d'amour de Dieu
donc de beau de bonheur de plaisir de grandeur de vie et d'âme
c'est être dejà en Dieu
en esprit et en vérité...
Dans sa Cité céleste concluons avec St Augustin :
"Aime et fais ce que tu veux"
Etre une strophe d'amour de beau de vrai de bien
C'est collaborer au grand Livre de la Création
en toute Liberté
Hommes! Homme!
Multiples doigts de la grande main divine
Cris d'une même clameur
Depuis le premier cri du premier homme.
Hommes, toujours en devenir dans l'éternité,
Vulnérables maillons des générations,
Etrange lumière, troublante obscurité,
A mi-chemin vers Dieu,
Toujours arrêtés par les tourments,
Toujours lancés vers le sublime.
Hommes! Homme!
Grain de sable du désert,
Goutte d'océan, souffle de vent,
Parcelle infime et orgueilleuse
Devant la Nature immense;
Homme au verbe incessant
Dominant la création
Et au silence profond des prières
Emportées vers le ciel...