Je joue du Cor d'harmonie depuis une vingtaine d'années ...
Présentation
Le Cor fait partie de la famille des cuivres comme la trompette, le trombone et le tuba.
C'est grâce à l'embouchure que l'on met à, l'extrémité
de l'instrument et à la vibration des lèvres (imitation de la mouche) que
l'on peut fabriquer des sons. Comme tous les instruments à vent, il faut souffler
dedans. Un enfant de 6 ans, fille ou garçon, peut en jouer car on n'a pas besoin de
beaucoup de souffle pour faire sonner un cor.
Avant d'être un instrument de concert, le Cor fut un moyen de communication
utilisé par les chevaliers et les chasseurs. Directement taillé dans une
corne, il devient cor par abréviation (corne -> cor). Fabriqué par la suite
en métal, il devient trompe de chasse. On le trouve également en bois quand
il est cor des Alpes, long instrument dont les bergers se servaient pour communiquer de
montagne en montagne.
Dès le XVIeme siècle, le cor en métal (cuivre) apparaît dans
les orchestres. Il est alors appelé cor baroque ou cor naturel, il n'a pas de pistons
et on en joue avec la main droite dans le pavillon, ce qui permet de changer les notes.
Il gardera cette forme jusqu'au début du XIXe siècle, époque à
laquelle Monsieur H. STOIZEL invente les pistons qui permettront aux cornistes de
faire toutes les notes chromatiques.
Sa sonorité chaude et veloutée, son timbre pouvant conjuguer douceur,
puissance et brio, ont donné envie aux compositeurs d'écrire pour cet
instrument. BACH, TELEMANN, HAYDN, MOZART, BEETHOVEN, SCHUMANN, SCHUBERT, BRAHMS, STRAUSS,
St SAENS, BRITTEN, DUKAS, MESSIAN... tous ont écrit pour le Cor.
C'est un instrument polyvalent qui trouve ses plus belles pages aussi bien dans la
musique de chambre que dans les solos d'orchestre ou ses concertos de soliste. Son
répertoire est l'un des plus riche chez les instruments à vent.
(Texte de Joël JODY, professeur au Conservatoire d'Aubervilliers)
La Transposition
De par l'évolution de l'instrument depuis le XIXe siècle,
la transposition doit être connue par tout corniste qui se respecte :)
Avant ce siècle, les cornistes devaient changer de tuyau quand
la tonalité du morceau changeait...
Ou encore utiliser des cors omnitoniques comportant tous les tuyaux possibles.
Dans ce cas l'embouchure devait juste être déplacée
sur le bon tuyau...
Si on utilise de nos jours des cors à palettes (ou pistons) qui peuvent
générer toutes les notes, les partitions sont restées dans les
tonalités de l'époque.
Le Cor étant en Fa, il faut donc jouer ces partitions en lisant quelques notes
plus haut ou plus bas, ce qui constitue l'art de la TRANSPOSITION.
N.B. Souvent les éditions ajoutent une version déjà
transposée avec l'original.
Il est cependant plus "dans l'esprit" de jouer avec la partition
non-tranposée.
Un corniste qui ne transpose pas est comme une valise sans poignées :)