Parti Humaniste de Belgique



 

 

PROGRAMME POLITIQUE

 


Programme en synthèse - Plan d’action humaniste

Les humanistes veulent dans un premier temps être actifs dans trois domaines :

  • L’éducation (enseignement, informations, culture, sport,...)
  • La santé (soins, prévention, écologie,...)
  • La qualité de vie (logement, démocratie réelle, égalité des chances, application réelle des Droits de l’Homme...)


Pour aller de l’avant , l’homme a besoin d’avancer dans ces trois domaines. L’espérance de vie, la connaissance et le bien-être sont les révélateurs de l’avancée de notre société (et non pas le PNB, l’inflation ou les taux d’intérêts).

 

5 priorités

  • Loi de responsabilité politique.

On connaît les promesses pré-électorales et ce qu'il en reste après les élections. Les citoyens doivent pouvoir obliger tout élu qui trahit ses promesses à abandonner son mandat.

  • Santé et éducation gratuites pour tous.

Les groupes financiers rachètent un à un les services publics, éliminant les acquis sociaux obtenus au cours de l'Histoire. Nous ne pouvons accepter que les soins de santé et l'éducation soient soumis aux lois de la rentabilité.

  • Droit de vote et d'éligibilité pour tous les résidents.

Tout citoyen répond à des lois qui ont une incidence sur sa vie et celle de ses proches. Lui ôter le droit de choisir les représentants qui voteront ces lois est une grave atteinte à la dignité et à la liberté.

  • Cogestion et redistribution des bénéfices au sein de l'entreprise.

La crise met le futur des salariés en jeu, alors qu'ils ne peuvent participer aux décisions de l'entreprise. Au contraire, ils subissent le chantage facilité par le chômage. Leur participation à la direction permettra notamment d'éliminer la spéculation et la fuite des capitaux.

  • Liberté de travailler et droit de vivre.

C'est grâce aux générations successives que la technologie permet enfin à l'être humain de se libérer du travail. Peut-être celui-ci ne doit plus être un moyen de survie, mais une activité librement choisie, un apport positif à la société.

Parti Humaniste - Belgique

Description de la situation et propositions humanistes

 

- Economie Travail -

- Immigration -

- Intégration à l'U.E. -

- Démocratie -

- Organismes internationaux -

- Pauvreté -

- Education et Santé -

- Situation sociale

- Environnement -

 

 

 

 

Economie - Travail

1)Description

Le commerce extérieur : la balance commerciale (exportations - importations) est excédentaire

L’inflation : estimée à 1% pour l’année 1998.

Le chômage : 8,3% de la population active en décembre 1998 (décembre 1995 : 14,5 % , en baisse continue depuis). Cela représente 411.420 chômeurs complets indemnisés, composés approximativement de 60 % de femmes et 40 % d'hommes. Mais le nombre réel de personnes bénéficiant d'allocations de chômage est de 515.000 personnes, 640.000 personnes si l'on tient compte des prépensionnés (13 % de la population active). Les moins de 30 ans représentent un tiers des chômeurs. 45 % des chômeurs le sont depuis plus de deux ans.

Budget de l’état : le déficit annuel pour 1998 devrait descendre en dessous des 2%.

Donc: tout va bien ! La Belgique est un bon élève de l’Union Européenne et de l'OCDE (Organisation de Coopération et Développement Economique) qui prône une politique de rigueur notamment au niveau social pour supprimer l'inflation et une politique de non-intervention de l'Etat dans l'économie (marché libre)

Pensions : Approximativement 1.800.000 bénéficiaires (+/- 770.000 hommes pour 1.030.000 femmes).

Le travail en noir et illégal échappe bien sûr aux statistiques mais est de plus en plus répandu parmi les sans papiers, les sans emploi et les entreprises qui veulent éviter les cotisations sociales et les impôts très lourds en Belgique. Il est de plus en plus répandu chez les indépendants, où il devient quasi indispensable pour ne pas couler.

2) Un autre regard :

Le chômage :

La diminution du chômage n’est pas réelle. Lors des restructurations économiques, la priorité est données aux pré pensions et licenciement de gens non repris comme demandeurs d’emploi Les sanctions et expulsions du chômage sont de plus en plus nombreuses (l’équation chômeur = profiteur est d’application). C’est l’explication de la baisse du chômage, beaucoup plus que la création d’emplois.

Les revenus des ménages :

Les revenus provenant du travail a diminué de 5 % entre 1978/1979 et 1995/1996., tandis que les revenus du capital augmentaient de 83 % en moyenne par famille. La part du budget familial réservé à l’alimentation et l’habillement est en baisse de 4,3% toujours pour la même période, tandis que la part réservée à l’épargne à augmenté de 5,7%. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit de moyennes. Au vu de la situation réelle (chômage, centres publics d’aides sociales débordés par les demandes, sans abris de plus en plus nombreux...), ces chiffres doivent s’interpréter comme suit : de plus en plus de gens sont dans des situations précaires les amenant à se priver de l’essentiel tandis que d’autres ont de plus en plus les moyens de thésauriser.

3) Propositions humanistes :

+ Taxes sur les plus values boursières (spéculation)

+ Impôts sur le capital (à augmenter)= impôt sur le travail. (à diminuer)

+ partage du temps de travail ( 4 jours semaine - 30 heures),

+ Interdiction des heures supplémentaires.

+ Promotion des sociétés coopératives,

+ Propriété participative de tous les travailleurs dans l’entreprise.

+ Suppression des sous-statuts de travailleurs

+ Suppression des sanctions contre les chômeurs,

+ l'égalité des salaires homme-femme

+ Suppression des centres de coordinations, (permettent aux multinationales d’éluder l’impôt.

+Création de banques communales sans intérêt pour les besoins fondamentaux

4. Synthèse :

Le système économique actuel accentue la mauvaise répartition des richesses. Tous doivent pouvoir profiter des progrès technologiques et scientifiques qui donnent les moyens de résoudre les problèmes d’éducation, de santé, d’alimentation, de qualité de vie de toute la planète. Les humanistes appuieront toute initiative qui va dans ce sens.

 

L'Immigration

1) Description:

La population étrangère représente environ 920.000 personnes, soit 9 % de la population.

Parmi les étrangers : 61 % de ressortissants de l'union européenne

20 % de ressortissants africains

12 % de ressortissants asiatiques

03 % de ressortissants européens hors UE

1,5 % de ressortissants d'Amérique du Nord

0,7 % de ressortissants d'Amérique latine

1,8 % autres apatrides et de nationalité inconnue

La grande période d’immigration commence après la seconde guerre mondiale et est en général provoquée par des accords gouvernementaux entre la Belgique ete les pays d’origine des immigrants. Une première vague de main d’oeuvre arrive d’abord d’Italie vers les charbonnages. La deuxième vague dans les années cinquante est principalement composée de Turcs. Dans les années soixante, c’est la vague des magrehbins, surtout en provenance du Maroc.

En 1974, l’immigration est arrêtée (1ere crise pétrolière) pour les ressortissants hors CEE. Seuls sont encore admis, les étudiants et les candidats réfugies politiques (accès automatique pour les demandeurs d’asile).

1980: Texte de base de la loi sur les étrangers loi " Gol  ".Cette loi définit les procédures administratives et les compétences de l’office des étrangers.

Cette loi va être modifiée à 10 reprises en 15 ans, chaque fois dans le sens de renforcer les contrôles, multiplier les sanctions, donner de plus en plus de pouvoir au ministre et a l’office des étrangers au détriment des procédures et des recours judiciaires. En 1987, l’accès au territoire arrête d’être automatique pour les réfugiés et une procédure de contrôle est mise au point.

La dernière modification ( loi Vandelanotte 1996) va très loin dans cette tendance, permettant au ministre de maintenir en détention des " sans papiers " pendant 8 mois avec des critères très flous: délais " raisonnables ", démarches " nécessaires ", diligence " requise ", autant de termes qui permettent à l’arbitraire de s’installer. C’est cette loi qui " aligne " la législation belge sur les accords européens de Schengen.

En conclusion, on peut donc dire que la loi devient de plus en plus dur pour les étrangers. Elle témoigne de plus en plus d’un climat de méfiance: l’étranger qui arrive à la frontière est avant tout considéré comme, un profiteur, un menteur, un escroc. Les procédures vont également dans ce sens: les fonctionnaires travaillent beaucoup à prouver que les dossiers sont irrecevables plutôt que de donner aux gens (souvent démunis dans un pays inconnu) les moyens de compléter leur dossier.

Il ne faut donc pas s’étonner que le climat de méfiance se fasse également présent parmi la population et alimente les discours racistes.

Les accords de Schengen signés par le conseil des ministres européens échappe au contrôle démocratique, vu que le parlement européen n’a pas de réel pouvoir législatif.

Nous nous trouvons face à un glissement progressif mais certain des pouvoirs législatifs et judiciaires aux mains de l’exécutif. Une nouvelle baffe à la démocratie.

Depuis décembre 1998, et après la mort de Semira Adamu, étouffée sous un coussin par un gendarme belge lors de son expulsion, les sans papiers se sont organisés et occupent plusieurs églises du pays pour revendiquer la régularisation de leur situation. Certains sont ici depuis plus de 10 ans; ils n'ont aucun accès à l'éducation et à la santé pour eux et leurs enfants. Il n'y a évidemment aucune statistique sur leur nombre exact. Le gouvernement laisse "pourir" le mouvement en espérant qu'il s'épuise.

2) Les propositions humanistes :

* Droit de vote pour tout résident jouissant de ses droits civils

* Régularisation immédiate de tous les sans-papiers (dans le respect de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme)

* Révision de la loi sur les étrangers et surtout des pratiques de l'administration, dans le sens du respect de l'être humain et de la libre circulation des personnes.

 

Intégration de la Belgique à l'Union européenne (économique et monétaire).

1. Description

En 1989, la Commission Européenne avec Jacques Delors comme président, proposait une "monnaie unique" considérant le lien indissociable entre Union monétaire et convergence économique. Il fixa un calendrier et des étapes. Le traité de Maastricht entérina ces choix et créa l'Union Economique et monétaire.

Afin de réussir l'examen de passage dans la zone "Euro" les pays états membres devaient répondre à des conditions précises :

- un déficit budgétaire de l'état inférieur à 3

- réduire la dette publique

- limiter le taux de chômage et l'inflation

Pour atteindre ces critères, les populations belges ont payé et, malgré les sacrifices réalisés, il a encore fallu bien des "magouilles budgétaire" pour atteindre les normes,

par exemple :

- décalage du paiement des salaires des fonctionnaires du mois de décembre en janvier de l'année suivante.

- exlusion des personnes ayant droit au chômage, vers le CPAS (centre public d'aide sociale) afin que la facture sociale passe du budget fédéral au communal.

- equilibre fictif du budget fédéral en étranglant les budget communaux : l'état doit plus de 91 milliards de FB d'arriérés pour les années entre 1990 et 1997.

- impôts dits "de crise ou de solidarité" payés surtout par les contribuables.

etc.

L'intégration économique dans l'union monétaire européennes s'esrt donc fait au détriment de la qualité de vie d'une grande part de la population, comme décrit dans d'autres chapitres de ce document.

Le gouvernement suivant les directives de lUnion Européenne mas aussi de l'IOCDE, abandonne deplus en plus ses responsabilités à travers les privatisations: médias, télécommunications, transports en commun, et il est probable que ce sera bientôt le tour de l'enseignement, des pensions,….

2. Propositions Humanistes

Ajouter l'élément humain dans les critères d'évaluation de l'Europe monétaire, c'est-à-dire, tenir compte des conséquences sociales vécues par les populations.

Dans ce sens, organiser une information précise et transparente sur l'Europe monétaire par les groupes de pression (syndicats, …) et organiser des référendums pour tenir compte de l'opinion publique (sans toujours la mettre devant le fait accompli)

Contribuer à l'élaboration d'un projet ambitieux rassemblant tous les pays d'Europe (de l'Est également) basé sur des priorités économiques et sociales, et se donner les moyens pour y parvenir.

Créer un financement européen de type nouveau en revoyant par ex. la fiscalité sur les revenus des capitaux, en harmonisant les taux de la TVA.

3. Conclusion

L'intégration de la Belgique à l'Europe monétaire s'est construite sur base d'un équilibre fictif et préjudiciable dans les secteurs sociaux, de l'éducation et de la santé.

Il est prévisible que dans un futur proche, deux logiques s'affrontent : celle d'une Europe grande zone de libre-échange dans laquelle l'économie belge disparaitra pour laisser la place à un marché financier européen privilégiant les trusts multinationaux et limitant définitivement les petites et moyennes entreprises à être soit avalées soit à disparaître.

L'autre option, plus riche, étant celle d'une Europe politique, rapprochant les gens. Pour l'instant, elle existe au niveau des mots (Pacte européen pour la croissance et l'emploi). Tout en reconnaissant la valeur positive de l'euro pour notre pays et pour l'Europe, il est urgent de développer la solidarité européenne, d'établir un dialogue structuré et permanent avec les partenaires sociaux. Les humanistes choisissent résolument cette seconde voie, qui s'attache à répondre aux nécessités des populations et non à la loi de l'offre et de la demande.

 

La Démocratie

1) Description:

Le système électoral belge est basé sur un système à la proportionnelle et sur le vote obligatoire. Ce système apporte une grande stabilité pour les partis au pouvoir. Les lois électorales permettent aux dits partis de se représenter moyennant quelques signatures d'élus qu'ils trouvent dans leurs propres rangs. Tandis que les partis non représentés au parlement doivent recueillir plusieurs millieurs de signatures d'électeurs.

Les gens et les mouvements d'opinion dissidents n'ont pas la possibilité de s'exprimer. L'accès aux médias est contrôlé, même si légalement libre. Ainsi, seuls les partis politiques représentés au Parlement ont accès aux radios et télévisions de service public.

Ces derniers sont dirigés par des conseils d'administration composés de politiques proportionnellement à la composition du parlement et les temps d'antenne sont proportionnels au nombre d'élus.

En ce qui concerne les médias privés, ils ont en général tous une "couleur politique" et donc, une tendance à privilégier les partis au pouvoir qui peuvent leur être utiles. Il est donc difficile, pour les partis non représentés au parlement, d'accéder aux médias.

Le financement des partis est pris en charge par le budget fédéral proportionnellement au nombre d'élus.

En Belgique, la démocratie est formelle et strictement représentative. Les formes de démocratie directe sont inexistantes. Les consultations de la population, si elles ont effectivement lieu, le sont à l'initiative du gouvernement. Au niveau communal uniquement, il existe une possibilité de demander un référendum d'initiative populaire moyennant la signature de 10 % des électeurs de la commune. Mais le conseil communal garde le droit d'organiser ou non ce référendum et de suivre ou non le résultat de la consultation. On peut donc dire qu'au niveau démocratie directe, c'est le désert.

Le droit de vote aux étrangers est un fait nouveau et très limité. Seuls les ressortissants de l'Union Européenne sont concernés, et uniquement pour les élections communales et européennes.

La Belgique comprend d'importantes minorités linguistiques, victimes de tracasseries administratives et non reconnues en tant que telles.

Dans les faits, le Gouvernement prend pratiquement toutes les initiatives, y compris l'élaboration de lois. Le Parlement ne fait en général qu'approuver le Gouvernement.

2) Propositions du Parti Humaniste :

Loi de responsabilité politique : que les citoyens puissent remplacer tout élu trahissant ses promesses ou commettant des fautes graves..

Droit de vote pour tous les habitants, dans tous les scrutins.

Modification de la constitution pour établir un système de référendums d'initiative populaire.

Libre accès aux moyens d'expression de masse : promotion de moyens de diffusion de masse destinés uniquement à donner la parole aux citoyens et aux associations.

Signature du traité de protection des minorités linguistiques.

Autodétermination linguistique des communes.

 

 

Participation aux organismes internationaux

1) Description

Vu sa petite taille, la Belgique a très vite compris son intérêt de participer dans les organismes internationaux :

Union monétaire belgo-luxembourgeoise / Union économique douanière Bénélux / Union européenne / ONU / OTAN / OCDE / FMI / Banque mondiale / etc.

La Belgique est le siège central de l'OTAN, de l'Union Européenne et accueille des implantations du SHAPE.

Depuis la suppression du service militaire obligatoire, en compensation de la réduction de ses effectifs, les militaires belges sont de plus en plus impliqués directement dans les contingents internationaux (Rwanda, ex-Yougoslavie, Somalie).

La Belgique exporte des armes légères produites par la Fabrique Nationale, et est aussi productrice de pièces pour l'aéronautique et l'aérospatiale ayant des applications militaires. Les armes légères produites en Belgique se retrouvent sur le terrain dans de nombreux conflits bien qu'officiellement, ces marchés soient interdits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Pauvreté

1) Description

La pauvreté touche entre 1,5 à 3 millions des personnes, le nombre exact est difficile à déterminer car ce phénomène est relativement caché, et on ne connaît que la partie faisant l'objet d'une intervention institutionnelle.. Il n'existe pas de données claires sur le nombre de sans abris, sans papiers, personnes vivant dans les campings, etc.

On connaît clairement le nombre de personnes perçevant le minimex (revenu minimum garanti); ce nombre est passé entre 1987 et 1996 de 48.602 à 74.386, soit une augmentation de 53 % avec une forte augmentation depuis 1993. La situation des trois régions est très différente puisque cette même augmentation a été de 27% en Flandre, 87% à Bruxelles et 69% en Wallonie. Cette différence se retrouve de façon générale au niveau de l'exclusion sociale :

 

Wallonie

Bruxelles

Flandre

% population

33 %

9 %

58 %

% chômeurs

41 %

12 %

47 %

% minimexés

48 %

15 %

37 %

On constate également que 50 % des minimexés sont des personnes isolées sans enfants.

Le revenu moyen d'une famille est estimé à 1.163.000 francs belges par an (en 1996) (= 28.830 euros). Il faut noter que 2/3 des familles ont un revenu inférieur à cette moyenne, ce qui révèle une répartition fortement déséquilibrée en faveur des revenus les plus élevés. Les 10 % les plus pauvres bénéficient seulement de 3 % des revenus tandis que les 10 % les plus riches monopolisent 22,5 % des revenus.

La part de revenus des familles provenant des aides sociales est de 26,5 % (allocations de chômage, centre public d'aide sociale, revenu de remplacement …)

On constate dans le budget des ménages des restrictions et des changements de comportement. Les restrictions concernent des biens de consommation essentiels, comme l'alimentation (baisse de 21 % entre 1979 et 1996) et de l'habillement (baisse de 29 % ) et également les biens touchant à la qualité de la vie, les loisirs, dépenses culturelles, équipements ménagers. Les dépenses liées à la santé et au logement n'ont par contre pas cessé de croître.

Au niveau des constats que l'on peut également faire quotidiennement :

- de plus en plus de sans abris dans les rues, vivant de la mendicité ou de la vente de journaux aux carrefours

- demandes d'intervention de plus en plus nombreuses auprès des centres publics d'aide sociale pour le logement, l'intervention dans les soins de santé et les revenus de remplacement suite notamment aux exclusions du chômage

- augmentation des structures et actions bénévoles d'aide telles que Restos du cœur, distribution de soupe populaire dans les lieux publics,

2) Propositions humanistes:

Les causes profondes de la pauvreté sont évidemment étroitement aux thèmes comme l'économie, l'éducation, la santé.,…et la disparition de la misère passera par les propositions humanistes de ces thèmes.

En dehors de cela, il y a lieu de prévoir toute l'aide humanitaire nécessaire pour permettre à chaque être humain de vivre dignement dans le respect des droits de l'Homme.

 

 

 

L'Education et la Santé

Education

1) Description

La situation en Belgique : chiffres de l’INS (Institut National de Statistiques). Bien que nous n'ayons aucun chiffre du nombre d’enseignants, nous sommes à même de voir bien des choses : (les chiffres regroupent tous les niveaux d'enseignement pour l'ensemble du pays).

année

1980

1990

1994

1995

1996

1997

1998

nbre de scolarisés

2.301.000

2.178.000

2.229.000

2.248.000

2.261.000

2.278.000

2.294.000

Accroissement annuel

19.000

13.000

17.000

16.000

Prenons un accroissement moyen de 16.000 scolarisés de plus par an, en remplissant au maximum on met 40 élèves par classe, il faudrait dès lors un strict minimum de 400 profs de plus chaque année ! Le projet "Lorette Onkelinx", ministre de l’éducation pour la partie francophone (= 45 % de la population) prévoit l’éjection de 4200 enseignants entre 1996 et fin 1999 et pas d’embauches à priori. La motivation de cette politique est uniquement budgétaire.

Un article du monde diplomatique commente un livre de Gérard de Sélys (Le Tableau noir) sur le sujet… UN RÊVE FOU DES TECHNOCRATES ET DES INDUSTRIELS : L'école, grand marché du XXIe siècle

MILLE milliards de dollars, tel est, selon l'OCDE, le montant des dépenses annuelles de ses Etats membres en faveur de l'enseignement. Un tel " marché " est activement convoité. Quatre millions d'enseignants, 80 millions d'élèves et étudiants, 320 000 établissements scolaires (dont 5 000 universités et écoles supérieures de l'Union européenne) sont à présent dans la ligne de mire des marchands. Mais il faudra beaucoup d'efforts pour faire appliquer ces textes et rapports, qui demanderaient un démantèlement de l'essentiel du service public de l'enseignement.

En janvier 1989, la Table ronde européenne des industriels - ERT (1) -, le puissant groupe de pression patronale auprès de la Commission européenne, publie un rapport intitulé Education et compétence en Europe. Elle y affirme d'emblée que " l'éducation et la formation [...] sont considérées comme des investissements stratégiques vitaux pour la réussite future de l'entreprise ". Puis elle déplore que " l'enseignement et la formation [soient] toujours considérés par les gouvernements et les décideurs comme une affaire intérieure. [...] L'industrie n'a qu'une très faible influence sur les programmes enseignés ". D'autant plus faible, en vérité, que les enseignants auraient " une compréhension insuffisante de l'environnement économique, des affaires et de la notion de profit ". La conclusion s'impose : industrie et établissements d'enseignement devraient travailler " ensemble au développement de programmes d'enseignement ", notamment grâce à " l'apprentissage à distance ", " l'enseignement à distance " et la mise au point de " didacticiels " (logiciels d'apprentissage sur ordinateur).

Du berceau au tombeau …LE 26 mai 1994, l'exécutif bruxellois publie le rapport d'un groupe de vingt hautes personnalités - dont cinq membres de l'ERT -, L'Europe et la société de l'information planétaire (6). A l'exception de M. Martin Bange Mann, le très libéral commissaire européen à l'industrie, tous sont des industriels. Leurs buts ? " Créer des centres de télétravail dans vingt villes d'ici à la fin de 1995 pour au moins 20 000 travailleurs. On passerait ensuite au télétravail pour 2 % des "cols blancs" d'ici à 1996, et à 10 millions de postes de télétravail d'ici à l'an 2000. [...]

2) Propositions humanistes:

1) Beaucoup plus d’enseignants, et les revaloriser en leur donnant accès aux directions et décision de l’enseignement.

2) Des locaux adaptés aux pédagogies de pointes (salubrité, environnement, espace…)

3) Une volonté REELLE des instances dirigeante de priorité l’enseignement (Gratuité de l’école, des transport scolaires, accueil, horaires, matières, nombre d’enseignants, pédagogies…).

4) Assistances aux familles en difficultés économiques (économie, pédagogie…).

5) recherches subsidiés par les services publics et non seulement par le secteur privé.

Santé

1) Description

La santé est un droit fondamental de l’être humain et un facteur indispensable au développement économique et social.

La Santé est actuellement financée par l’ensemble des personnes actives et par la fiscalité nationale. Trois sources de financement assurent son fonctionnement:

* Les cotisations sociales payées par les travailleurs salariés et leurs employeurs.

* Des subsides payés par le budget de l’Etat.

* Des recettes fiscales directement affectées au financement de la sécurité sociale.

Dans le courant de l'année 1997, les soins de santé représentent

404 milliards FB

71 millions de consultations médicales,

1.800.000 personnes hospitalisées,

21 millions de journées d’hospitalisation

7 millions d’opérations.

Il faut également ajouter 91.000 malades de maladies professionnelles (14,2 milliards), 103.000 victimes d’accidents du travail (5,6 milliards) et 172.000 personnes invalides (95,2 milliards).

La part des frais de santé restant à charge de la population a augmenté de 41% entre 1988 et 1996.

2) Propositions humanistes:

Garantir l’accès de tous aux droits sociaux et aux soins de santé.

Favoriser la prévention et faciliter l’accès aux soins des populations les plus fragiles.

Prévenir les effets néfastes sur la santé d'un logement insalubre ou mal adapté à ses habitants, d'une perte d'emploi ou d'une inactivité prolongée, d'un mauvais aménagement du territoire, d'une alimentation inadéquate.

Développement des maisons médicales de quartier, bus médicaux pour les régions rurales et les soins de santé à domicile,...

Garantir à tous l'accès aux droits sociaux et soins de santé, la sécurité sociale ne peut subir aucune privatisation, basée sur la solidarité entre personnes

- reconnaître et rembourser les médecines complémentaires (homéopathie, acupuncture, ostéopathies, phytothérapie, chiropraxie)

 

 

Situation sociale

Population du pays

10.200.000 habitants;

de nationalité belge : 91 % et 9 % d'étrangers

51 % de femmes 49 % d'hommes

24 % de jeunes de - de 19 ans, 60 % entre 20 et 64 ans et 16 % de + de 65 ans

Effectifs de l'armée : approximativement 45.000 personnes.

Effectifs de la gendarmerie : 15.000 personnes

On peut estimer la population active à 4.300.000 et le PIB à 7.925 milliards de francs belges, ce qui fait approximativement 196 milliards d'euros.

Le nombre de suicides, notamment chez les jeunes, est un des plus élevés d'Europe.

La politique en matière de drogues est à la traîne et très conservatrice. Il n'y a pas de dépénalisation et le caractère répressif même vis-à-vis de simples consommateurs est toujours d'application.

Mais le nombre de cures de désintoxication liées à la prise de calmants, somniféres, alcool, tabac, sont beaucoup plus nombreuses que celles liées à la consommation de drogues illégales.

Le système judiciaire est d'ailleurs débordé par le phénomène.

 

 

Environnement



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