Polynésie - Terres Sacrées

SON : Percussions tahitiennes

a danse et les chants sont des moyens d'expressions depuis la nuit des temps. La fête, la musique et de la danse ont toujours été omniprésents et les écrits des premiers découvreurs de la Polynésie en temoignent. Dès leur premier passage, les écrivains européens évoquèrent la sensualité des vahinés, leurs danses, la grâce des mouvements ainsi que la beauté des habits. Le Mythe de Tahiti allait susciter un véritable engouement pour la Polynésie à travers les récits, les marins, les voyages et ce très rapidement partout en Europe. La vision de ce mythe dans l'imaginaire collectif occidental associait la nouvelle cythère, ce paradis lointain tropical, à la vahiné. Arrivé dans cette contrée du globe, on s'étonnait de voir avec quelle spontanéité les polynésiens de tout le Pacifique se mettaient à faire la fête.

 

Petit lexique
des chants et danses
Ori Tahiti Danse de Tahiti
Etant à l'origine exclusivement masculine.
Ote'a Danse de syncronisation saccadée et rapide
Aparima danse mimée et parfois chanté
Upa upa danse de couple
Himene Choeur traditionnel et religieux
Ute Chanson improvisée par une personne seule, accompagnée d'un choeur mixte et rythmique
To'ere instrument en bois sur lequel on frappe avec des baguettes
Pahu tambour
Vivo Flute
Pu Conque marine utilisé comme trompe

Les danses sont en effet un des nombreux facteurs qui ont véhiculé ce mythe. Signe d'amitié, d'événement heureux ou religieux (souvent exécutés sur les différents marae), la danse (orira'a) faisait partie des traditions locales. Par exemple, lors du deuxième voyage du capitaine Cook, des réjouissances furent données en son honneur :

"Les tahitiens, hommes et femmes, dansaient le heiva (amusement) accompagnés de tambours, de flûtes et de chants comiques, improvisés ..." (extrait de Tahiti aux temps anciens, de T. Henry).

Il existait plusieurs variantes de la danse. Les plus gracieuses étaient le hura (impulsion) ou purotu et le otea danse des hommes, violente et saccadée.
Les danses etaient souvent accompagnées de himene. Les danses de ote'a etaient accompagnées des sons sourds et lourds des toe'ere, instruments faits pour la plupart en bois.

Pendant longtemps, la danse fut interdite par les missionnaires lors de leur arrivee dans les iles. C'est à partir des annees 50 qu'elle renaitra au travers des diverses manifestations de tiurai, notamment grace à une meneuse de troupe : Madeleine Moua.


Aujourd'hui, la danse connait un succes franc aupres des jeunes notamment. Des le plus jeune age, elle est enseignee dans cours privees.

 

 

 

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