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a danse et les chants sont des moyens d'expressions depuis la nuit des temps. La fête, la musique et de la danse ont toujours été omniprésents et les écrits des premiers découvreurs de la Polynésie en temoignent. Dès leur premier passage, les écrivains européens évoquèrent la sensualité des vahinés, leurs danses, la grâce des mouvements ainsi que la beauté des habits. Le Mythe de Tahiti allait susciter un véritable engouement pour la Polynésie à travers les récits, les marins, les voyages et ce très rapidement partout en Europe. La vision de ce mythe dans l'imaginaire collectif occidental associait la nouvelle cythère, ce paradis lointain tropical, à la vahiné. Arrivé dans cette contrée du globe, on s'étonnait de voir avec quelle spontanéité les polynésiens de tout le Pacifique se mettaient à faire la fête.
Les danses sont en effet un des nombreux facteurs qui ont véhiculé ce mythe. Signe d'amitié, d'événement heureux ou religieux (souvent exécutés sur les différents marae), la danse (orira'a) faisait partie des traditions locales. Par exemple, lors du deuxième voyage du capitaine Cook, des réjouissances furent données en son honneur :
Il existait plusieurs variantes de la
danse. Les plus gracieuses étaient le
hura (impulsion) ou purotu et le
otea danse des hommes, violente et
saccadée. Pendant longtemps, la danse fut interdite par les missionnaires lors de leur arrivee dans les iles. C'est à partir des annees 50 qu'elle renaitra au travers des diverses manifestations de tiurai, notamment grace à une meneuse de troupe : Madeleine Moua.
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